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11 juin 2009

Le choc

A dire vrai, je suis sous le choc.

D’une campagne intense (11 départements visités, 6500 kilomètres parcourus, 20 meetings et réunions publiques, de multiples rencontres avec les viticulteurs, les agriculteurs, les associations, les syndicats, bref, tout ce que l’on appelle les « forces vives » de cette grande circonscription des élections européennes pour le Sud-Ouest), et aussi du piètre résultat que nous avons obtenu.

Car excepté à Lézignan-Corbières (37%), dans l’Aude, ou bien par exemple dans le village de Capestang (23%) dans l’Hérault (peut-être parce que François Hollande ou Pierre Moscovici étaient venus prêter main forte), le score  du PS, « la rouste », selon Libération, passe mal. Et si la « raclée » que nous avons prise tient plus de la responsabilité collective, quand même on peut regretter nos bulletins de vote « introuvables » sur les tables des bureaux (ce sont les maires de Creissan et de Cazouls les Béziers qui témoignent), une affiche « limite » dont la photo ne mettait pas forcement en valeur le physique de notre candidat, Kader Arif (mais on lui avait demandé d’en refaire une autre … « d’urgence »… pour « ce soir » … d’un jour férié… où tous les photographes se trouvaient fermés), et quelquefois les stratégies de quelque candidat qui, donnant l’impression de faire campagne plus pour une élection locale qu’un scrutin européen,  ont payé très cher le tribu.

Alors, vous me direz, que faire ? Eh bien,  surmonter cette défaite. Aux élections européennes de 1994, Rocard avait fait deux points de  moins (14% contre 16%). Et si aujourd’hui notre électorat a été siphonné par les écologistes (16%), ils avaient en 2001, réuni le même score aux municipales de Montpellier.

Le PS a plus de 100 ans. Il en vu d’autres et saura se relever.  

Sauf si bien entendu, il s’agit  de l’assassiner. Non pas pour tuer les idées, elles ne meurent jamais, mais, dans un esprit de revanche,  pour mettre à terre ceux qui les ont fait vivre, incarnées.

Je n’ai qu’une chose à dire. Quand au niveau local,  au motif de gestion, les élus abandonnent le terrain politique, ce sont les administrations qui gouvernent et la démocratie est bafouée. Les anciens collaborateurs de Georges Frêche ont envie des régler des comptes. Soit, cela les regarde ! Mais qu’ils n’abîment pas le parti qui avait en son temps assis tant leur situation que  leur « pouvoir ».

10:09 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

TOut à fait d'accord.. Aujourd'hui le parti n'a plus le choix : il faut s'unir, se rassembler derrière un leader.... Et l'histoire a montré que la gauche Unie peut gagner... Arrêtons de célébrer le 10 mai 1981 et essayons de nous poser les vraies questions... quant à ces gens qui veulent faire tomber Freche, ils n'auraient jamais existé politiquement sans lui.... !!! ni sans ce Parti qu'ils tentent de saborder !!!

Écrit par : mimilaroseénervée | 12 juin 2009

Comme beaucoup de socialistes, je ne peux aujoud'hui que m'interroger sur le score du PS aux dernières Européennes...
Campagne électorale insuffisante diront certains : pas dans l'Hérault où les réunions ont été nombreuses, Geneviève peut en témoigner... Mais des réunions où quelques "notables" socialistes se sont fait remarquer par leurs absences...
Contenu du "Manifesto européen" du PSE éloigné des réalités quotidiennes : peut-être mais surtout un manque de pédagogie pour le présenter...
Mauvais choix de notre tête de liste : absolument pas ! Certains fustigent Kader Arif, plébicitent Barack Obama... et oublient les 30% de la liste socialiste (déjà conduite par Kader Arif) aux précédentes européennes.
Bulletin de vote du PS mal rédigé : entièrement d'accord.
Bon, mais alors que faire maintenant ?
Le PS est une grande formation politique. Les talents y sont nombreux. Aux instances dirigeantes, aux militants de mettre enfin en phase les discours de principe et les actes, pour ainsi favoriser l'émergence d'une nouvelle génération.
La gauche n'est pas morte. Son score du 7 juin dernier vient le démontrer.
A nous socialistes, parti de gouvernement, de s'ouvrir, de respecter et d'écouter l'ensemble des forces de gauche.
Adaptons notre discours et retrouvons nos valeurs de rassemblement. Valeurs qui nous conduirons à de nouvelles victoires.

Claude NAYRAL
Secrétaire de la Section Socialiste de Capestang

Écrit par : NAYRAL Claude | 17 juin 2009

Les commentaires sont fermés.