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28 mai 2009

Petit bonheur

La politique, les campagnes vous réservent quelquefois de petits bonheurs  et hier soir, c’était à Saint-Christol.

            Entourée des deux Claude, le maire et le conseiller général, du secrétaire de la section socialiste  du Pays de Lunel, Philippe, nous avons, en réunion publique, parlé de l’Europe et parlé politique. Et j’ai eu soudain l’impression que cette fois, la mayonnaise prenait.

            Car, si l’avenir du canton est plus lié au fait du prince, celui de Nicolas Sarkozy qui décidera ou non de maintenir les conseils généraux, celui du peuple dépend, qu’on le veuille ou non des résultats du match qui opposera le 7 juin le camp des progressistes à celui des conservateurs.

 C'est-à-dire ceux qui refusent de tourner le dos à la construction européenne, à l’Europe politique, aux valeurs de paix portées par les pères fondateurs, aux valeurs de démocratie portées par Mitterrand et Delors, aux valeurs d’égalité et de cohésion économique et sociale qui ont notamment permis à ce grand pays, l’Espagne tout juste sortie de la dictature de se hisser en 20 ans au niveau de développement des Etats membres les plus avancés.

Ou les autres qui veulent faire aujourd’hui de l’Union européenne, juste un grand marché où la concurrence prime sur la coopération, où tout s’achète et se vend et où l’égalité est chaque jour balayée à l’aune du dumping social et fiscal, unique alternative proposée par les conservateurs aux 10 pays de l’Est, à Chypre et à Malte qui nous ont rejoint ces dernières années.

Et c’est vrai. Si Delors et Mitterrand n’ont pas hésité à l’occasion de l’élargissement à  l’Espagne, la Grèce et le Portugal, à doubler  au milieu des années 1980, le montant des Fonds structurels européens (les budgets qui promeuvent et favorisent la cohésion économique et sociale), les égoïsmes des Etats de droite, ils n’ont pas voulu dépenser un sou de plus, ont livré à la jungle du libéralisme ces 12 nouveaux pays entrants.

Qui n’ont désormais le choix que de produire plus, moins cher, et favoriser par là même les délocalisations intra-communautaires de nos industries. Si c’est autant de gagner pour le camp des nantis, c’est autant de perdu pour les salariés.

Je traduis le slogan du Parti des socialistes européens, « People first », par « Le Peuple d’abord ».

C’est tout l’enjeu de ce match où c’est le peuple (la masse de ceux qui ne jouissent d’aucun privilège et vivent de leur travail), s’il ne se ressaisit pas, qui a tout à perdre.  

 

13:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

je t'admire continue soeur de coeur (M)

Écrit par : cabrol | 30 mai 2009

Merci, Michel!

Écrit par : tapie | 31 mai 2009

Les commentaires sont fermés.