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26 avril 2009

Meeting

 

            C’était à Toulouse, vendredi, au centre ville, dans un salle splendide, La Halle aux grains, aménagée pour l’occasion en amphithéâtre au centre duquel se trouvaient sous l’égide du Parti des socialistes européens (PSE)  les leaders socialistes des 27 Etats formant l’Union européenne. Avec aussi les candidats tête de liste des 8 Grandes régions françaises et bien entendu Martine Aubry, le danois Poul Rasmussen, président du PSE, le président de l’Internationale socialiste Mr Papandréou et l’allemand Martin Schultz, président en fonction du Groupe socialiste au Parlement européen.

            Je ne sais pas si c’est le dicours tonique (« elle dépote ! » s’exclamait ma voisine),  de la Hongroise Zita Gurmaï – elle veille à leurs destinées au sein du PSE – flanquée pour l’occasion de sa Ministre des Affaires étrangères, ni la présence de nombreuses femmes têtes de listes en Autriche, aux Pays-Bas, en Pologne, en Belgique, dans plusieurs anciens Etats baltes … qui les ont stimulés, mais, à Toulouse, le droit des femmes à accéder à une égalité de fait avec les hommes en Europe a été largement affirmé.  

            Par la Première secrétaire Martine Aubry, - pour faire bon poids, elle a chargé, dès la fin du Congrès de Reims la hongroise Zita Gurmaï des questions d’égalité hommes –femmes et de parité au sein du Secrétariat national du Parti socialiste en France -, par le représentant de José-Luis Zapatero, un fils d’émigré politique au profil de bel hidalgo andalous, mais aussi par Martin Schultz avec la rigueur et l’autorité conférée par son rôle de patron de 223 députés européens qui pèsent lourds à Bruxelles et à Strasbourg.

            Et Martin, dans un discours ovationné par la foule des participants debout, a placé d’emblée  les droits des femmes au même rang que les plus grande conquêtes de l’Europe.

            La paix, d’abord, durable, entre les belligérants d’hier. En  soulignant que les 27 partis socialistes ou socio-démocrates des 27 pays membres d’aujourd’hui, n’avaient pas hésité à désigner comme leur chef celui issu d’un pays, l’Allemagne que tous, victimes des nazis,  avaient en son temps  combattus avec force.

            La paix encore,  cimentée autour  de ces « pères fondateurs » du Marché commun dont le projet était de  réunir à l’avenir les vieux ennemis d' hier autour de la question de l’économie. 

            Mais aussi, la démocratie. La capacité des pays membres à accueillir ces nouveaux candidats qui sortaient de la dictature, l’Espagne, la Grèce, le Portugal. La capacité aussi de doubler en quelques années les fonds des enveloppes structurelles pour sortir ces jeunes démocraties encore fragiles du retard que des années de replis sur eux-mêmes avait accumulé.

            Les résultats sont là. Ils sont incontestables pour la démocratie et la paix. Ils le seront demain, puisque la question est désormais placée en tête de l’agenda politique, pour les droits des femmes.

            A moins que les europessimistes, à force de démagogie locale pour une poignée de siège ne fasse tout avorter.

 

16:14 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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