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20 avril 2009

Joyeux anniversaire !

Il y aura demain 65 ans que les femmes ont acquis le droit de vote et personne aujourd’hui n’oserait le leur contester.

            Par contre, ce même 21 avril 1944, elles ont, il y a 65 ans, aussi obtenu un autre droit, celui d’être éligible, c'est-à-dire  de se porter, comme les hommes candidates à des élections et comme eux,  d’être élues. Et donc directement de participer à administrer leur propre destin.

            J’ose affirmer que ce droit leur est encore contesté puisque que 56 ans après l’Ordonnance du Général de Gaulle, il reprenait une proposition du Conseil national de la Résistance, une loi constitutionnelle a été nécessaire pour tenter de le faire respecter. Et s’il y a aujourd’hui grâce à cette législation autant d’hommes que de femmes dans les conseils municipaux des grandes villes, autant d’adjointes que d’adjoints, autant de conseillers régionaux que de conseillères régionales ; si à Mende, Montpellier, ou Narbonne les exécutifs des Communautés d’Agglomération affichent un seuil de visibilité des femmes important, 87% des conseillers généraux en France restent des hommes, et les femmes demeurent cruellement sous représentées dans les assemblées parlementaires où se prennent en démocratie les décisions qui conditionnent la vie quotidienne des gens, l’Assemblée nationale et le Sénat.

            En clair, 65 ans après ce droit, fondamental,  n’est pas entré dans les faits.

            Mieux, un risque de régression existe aujourd’hui. En préférant le scrutin uninominal au scrutin de liste proportionnel pour l’élection des futurs conseillers régionaux issus de la réforme des collectivités territoriales en cours, l’UMP raye de la carte électorale 1000 élues et met la parité en danger*.

            Joyeux anniversaire !

 

* Voir « La parité en danger » et « Les chiffres d’Emmanuelle », 2 et 3 avril 2009.

14:04 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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