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31 mars 2009

Noblesse oblige !

Aux côtés de Eric Andrieu (Aude), Nicolas Cadène (Gard), Sébastien Denaja (Sète, Hérault), je figure, parmi les candidats du Languedoc-Roussillon sur la liste des élections européennes de l’euro-région Sud-Ouest (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon). Et même si pour siéger un jour au Parlement européen je devrais rejouer en grandeur nature le scénario de ce vieux film noir et blanc « Noblesse oblige », l’histoire d’un héritier qui pour recouvrer un titre de baron doit éliminer douze prétendants, je vis cette nomination comme un honneur et une reconnaissance que le Parti socialiste m’a accordé. Pour la mission accomplie.

            L’Europe, je connais bien.

            Bien avant l’élection du Parlement européen au suffrage universel (avant 1979, les représentants de la France étaient des députés ou des sénateurs désignés par leurs assemblées), Françis Vals,  alors député maire de Narbonne et député au Parlement européen m’a offert l’opportunité de découvrir  l’intérieur des  Institutions européennes. Et ce fût un vrai bonheur. Président du Groupe socialiste au Parlement européen, Françis Vals, il avait été signataire du Traité de Rome en 1957,  a permis à la jeune militante que j’étais alors de côtoyer les grands leaders sociaux démocrates de l’époque, Willy Brant, Sicco Mansholt … Ce qui m’a naturellement conduit quelques années plus tard à collaborer avec le premier député européen du Languedoc-Roussillon élu au suffrage universel, Georges Sutra, un vigneron de la région de Pézenas qui disait de moi –nous suivions de près les dossiers de demande de financement des caves coopératives vinicole – « elle a dépavé le FEOGA* ». Et comme Yvette Roudy (ancienne Ministre des droits de la femme de François Mitterrand) avait été élue en même temps que lui, j’ai profité du temps qui me restait entre deux dossiers pour participer avec elle à la création de la Commission des droits des femmes du Parlement européen.

            Si bien que « virée » par l’alternance politique de 1986 du poste de Déléguée régionale aux droits de la femme qu’Yvette devenue Ministre en 1981 m’avait confié, j’ai décidé  de mettre mes compétences européennes au service des collectivités territoriales qui à l’époque n’entendaient goutte au fonctionnement de la Communauté européenne.

            J’ai dit à Georges Frêche un jour qu’avec le montant des fonds communautaires que je lui avais ramené à Montpellier, pour le financement de la Technopole, du Corum, de l’aéroport, du Couvent des Ursulines par exemple, « il en aurait pour me payer  pendant 200 ans ». Quant à l’audois Raymond Courrière, alors président du Conseil général, il avait, tant son scepticisme à l’égard de Bruxelles était grand, carrément crié au miracle lorsque son projet de « Pays Cathare » que nous avions ensemble élaboré et  porté avait été choisi parmi ceux des douze Etats membres, comme le meilleur et doté financièrement, bien entendu, en conséquence. Ce qui disait-il, « lui avait permis de faire en 10 ans ce qui en aurait pris 20 ». Eric Andrieu qui a pris le relais « cathare » quelques années plus tard ne me démentira pas. Noblesse oblige !

* Fond européen d'orientation et de garantie agricole

06:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5)

Noblesse oblige

Aux côtés de Eric Andrieu (Aude), Nicolas Cadène (Gard), Sébastien Denaja (Sète, Hérault), je figure, parmi les candidats du Languedoc-Roussillon sur la liste des élections européennes de l’euro-région Sud-Ouest (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon). Et même si pour siéger un jour au Parlement européen je devrais rejouer en grandeur nature le scénario de ce vieux film noir et blanc « Noblesse oblige », l’histoire d’un héritier qui pour recouvrer un titre de baron doit éliminer douze prétendants, je vis cette nomination comme un honneur et une reconnaissance que le Parti socialiste m’a accordé. Pour la mission accomplie.

            L’Europe, je connais bien.

            Bien avant l’élection du Parlement européen au suffrage universel (avant 1979, les représentants de la France étaient des députés ou des sénateurs désignés par leurs assemblées), Françis Vals,  alors député maire de Narbonne et député au Parlement européen m’a offert l’opportunité de découvrir  l’intérieur des  Institutions européennes. Et ce fût un vrai bonheur. Président du Groupe socialiste au Parlement européen, Françis Vals, il avait été signataire du Traité de Rome en 1957,  a permis à la jeune militante que j’étais alors de côtoyer les grands leaders sociaux démocrates de l’époque, Willy Brant, Sicco Mansholt … Ce qui m’a naturellement conduit quelques années plus tard à collaborer avec le premier député européen du Languedoc-Roussillon élu au suffrage universel, Georges Sutra, un vigneron de la région de Pézenas qui disait de moi –nous suivions de près les dossiers de demande de financement des caves coopératives vinicole – « elle a dépavé le FEOGA* ». Et comme Yvette Roudy (ancienne Ministre des droits de la femme de François Mitterrand) avait été élue en même temps que lui, j’ai profité du temps qui me restait entre deux dossiers pour participer avec elle à la création de la Commission des droits des femmes du Parlement européen.

            Si bien que « virée » par l’alternance politique de 1986 du poste de Déléguée régionale aux droits de la femme qu’Yvette devenue Ministre en 1981 m’avait confié, j’ai décidé  de mettre mes compétences européennes au service des collectivités territoriales qui à l’époque n’entendaient goutte au fonctionnement de la Communauté européenne.

            J’ai dit à Georges Frêche un jour qu’avec le montant des fonds communautaires que je lui avais ramené à Montpellier, pour le financement de la Technopole, du Corum, de l’aéroport, du Couvent des Ursulines par exemple, « il en aurait pour me payer  pendant 200 ans ». Quant à l’audois Raymond Courrière, alors président du Conseil général, il avait, tant son scepticisme à l’égard de Bruxelles était grand, carrément crié au miracle lorsque son projet de « Pays Cathare » que nous avions ensemble porté avait été choisi parmi ceux des douze Etats membres, comme le meilleur et doté financièrement, bien entendu, en conséquence. Ce qui disait-il, « lui avait permis de faire en 10 ans ce qui en aurait pris 20 ». Eric Andrieu qui a pris le relais « cathare » quelques années plus tard ne me démentira pas. Noblesse oblige !

 

06:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

27 mars 2009

C’est dans l’Aude

C’est une première pour le département, une femme, Anne-Marie Charvet a été nommée préfète de l’Aude au Conseil des ministres de mercredi dernier.

             Préfète, dit le décret, pas Préfet, ce qui aurait fait bondir ma défunte amie Yvette Chassagne, devenue en 1982 par la volonté de François Mitterrand et Gaston Deferre  son Ministre de l’Intérieur, la première « femme préfet » en France. Et pour Mme Chassagne qui voyait rouge lorsque –et cela ne manquait pas à L’Assemblée des femmes, elle était alors la Présidente de notre Comité de soutien-, nous la désignions comme « la préfète ». Et la remarque tombait, cinglante : « la préfète est la femelle du préfet ! ». C’était un autre temps, et à sa décharge il faut se souvenir qu’à l’occasion de sa prise de poste à Blois, les élus du Conseil général avaient refusés, semble-t-il à la demande de leurs épouses, de répondre à l’invitation qu’elle leur avait faite à propos de son installation dans le Loir et Cher.

            Depuis les choses ont beaucoup changé.

            Car non seulement le département de l’Aude était, au moins jusqu’aux lois de la décentralisation intervenues la même année, réputé dur pour les préfets mais aujourd’hui c’est avec juste derrière lui la Lozère le département du Languedoc-Roussillon certainement le plus avancé dans sa voie vers la féminisation.

            Dur, très dur pour les préfets. L’un d’entre eux, Julien Vincent m’avait confié à la fin des années 70  que sa nomination dans l’Aude avant 1981 avait été une sorte de punition pour avoir accordé l’année précédente quelques bienveillances aux manifestations contre le camp militaire du Larzac. Et pour Françis Vals, député-maire de Narbonne qui fut alors président du Conseil général, les préfets étaient jugés à l’époque comme étant dans l’Aude « les paillassons de la République ». Quant à son successeur, Robert Capdeville, il avait fait supprimer par le Conseil général – avant les lois sur la décentralisation, c’est la collectivité départementale qui pourvoyait à leur entretien– la voiture du Préfet et fait couper le chauffage de son logement de fonction. En représailles à une décision que le Préfet avait prise sans le concerter et « Chez lui ; chez moi ! » avait-il tonné (entendre sur le territoire de son département !

            Les trois, Chassagne, Vals, puis un peu plus tard Capdeville avaient la trempe de ces personnalités un peu rudes mais  qui ne badinaient pas avec les valeurs de la République à une époque encore où les politiques ne rechignaient pas à la chicane et n’avaient pas peur du poids des mots.  

            Je souhaite à Mme la préfète Charvet  tout le bonheur qu’elle pourra trouver dans l’Aude.

17:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

26 mars 2009

Mayonnaise

« Georges Frêche peut-il être fragilisé par la fronde à gauche ? ». « Non », répond d’une seule voix aujourd’hui le panel régional à qui Midi-Libre (26 mars 2009), a posé « La Question ».

            Le Président du Conseil régional Languedoc-Roussillon candidat à sa propre succession l’année prochaine, a été, selon le journaliste Jean-Pierre Lacan,  accroché par « un quatuor de gauche pour mayonnaise anti-Frêche » (Midi-Libre, 25 mars 2009).

            Tout l’art de la mayonnaise réside dans un bon dosage des jaunes d’œufs, de l’huile, du sel, et de la quantité de vinaigre qu’en un tour de main on rajoute à la fin. Pas assez, la mayonnaise est fade, et trop, elle tourne au vinaigre dans votre bol.

            Les quatre personnalités qui appellent  à « résister » à la pression que « le système Frêche » ferait peser sur toute la gauche, recèlent une appartenance identitaire forte au club des déçus du Parti socialiste. Peut-être parce qu’ils en ont beaucoup reçu et peu donné ?

            Le premier – il fût l’un des mes concurrents politique aux élections législatives de 2007 -, a bénéficié de soutiens de mon propre parti qui, s’ils m’ont fait cruellement défaut à ce moment là, n’ont pas manqué de se retourner contre lui l’année suivante aux élections municipales.  

            Le second, candidat du Parti socialiste aux régionales de 2004–et au demeurant élu maire en 2008 avec son soutien -  battait alors campagne sur les estrades pour le premier contre « les candidats socio démocrates du PS » aux législatives, dont j’étais.

            Le troisième devrait laisser à penser qu’il aurait quelques comptes très personnels à régler.

            Enfin, le dernier étant une dernière –parité oblige-, semble avoir oublié qu’elle doit sa carrière tant au fait du Prince qu’à la parité ; en 1996 un quota intra –partisan de 30% de candidatures féminines instauré par Jospin lui ayant offert l’opportunité d’être candidate, puis élue députée de la 2eme circonscription de l’Hérault (Montpellier/ Castelnau-le Lez).

            Peut-être que Christine, puisqu’il s’agit d’elle ne maîtrise pas suffisamment l’art de la  mayonnaise. Car verser trop de vinaigre, je vous l’ai dit, l’a fait inéluctablement tomber.

           

12:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

24 mars 2009

Printemps de Bourges

Le Printemps de Bourges soutenu par une pléiade de partenaires connus et non moins respectables les uns des autres ( La Région Centre, le Département du Cher,  le Ministère de la Culture, France4, France Inter, Dailymotion, Le Berry Républicain, L'Express, Le Printemps de Bourges Entreprises, Le Crédit Mutuel, SFR, Carrefour Market, Brasserie Kronenbourg, Coca Cola, Fnac), a inscrit à son programme un rapeur du nom d’OrelSan dont je  vous laisse découvrir les paroles de sa chanson « Sale p *te ».ORELSAN.doc

            Un « dérapage » semble-t-il dans une programmation qui ne saurait tolérer d'un auteur l’apologie de violences qui ont consacré un été en Lituanie, le crime perpétré par un autre chanteur  français jaloux,  sur sa compagne,   Marie, une actrice célèbre,  française aussi.

 

 www.printemps-bourges.com
contact@printemps-bourges.com

08:31 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)