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26 février 2009

Voir Grand

A compter d’aujourd’hui, la Communauté d’agglomération de la Narbonnaise (la CAN) s’appelle « Le Grand Narbonne », et assurément, son président, Jacques Bascou affirme sans ambages vouloir « Voir Grand ». En passant d’une communauté de moyens, à une « communauté de projets », Narbonne a d’abord misé sur les femmes ;  la ville, elle a droit à 34 délégués, en a désigné 17 au Conseil d’Agglo lui même doté d’un Bureau où siègent 24 femmes.

            Une situation suffisamment inédite pour ne pas être soulignée ; les assemblées des EPCIS – Etablissements publics de coopération intercommunale-, n’étant pas assujettis à la loi sur la parité.

Ce qui prouve, qu'au delà de la simple mathématique, "Voir Grand" c'est aussi considérer que la participation des femmes est un facteur puissant du développement.

           

19:48 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

25 février 2009

Perdu et pas volé

Un ami s'est fait dérobé son portefeuille à Montpellier. Juste passé midi, au centre ville et dans la poche de son blouson. Au commissariat, la police a écrit « perdu » sur son papier et pas « volé ». Mon ami a essayé de discuter, non « volé » et pas « perdu ». Rien a faire, lui a-t-on répondu, c’est « perdu » et pas « volé » sinon « pas délivrance de PV ». C'est ainsi qu'à Montpellier, l'adjointe "à la Tranquilité" ( c'est bien son titre !) peut dormir.... tranquille et en paix

19:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

24 février 2009

Les queues de cerises

Vous me direz que ce sont des queues de cerises, et vous aurez raison.

            Mais tout de même, depuis le 6 mai 2007, date de son élection, le Chef de l’Etat perçoit 4000 euros de bonus sur l’indemnité que lui doit la République. En conservant le surcroît de ses émoluments de Ministre de l’intérieur 9 mois après sa démission,  il a peu ou prou gratté 28 000 euros*.

 Ceci, en attendant à compter du 1er janvier 2009,  le versement de sa dotation mensuelle revalorisée de 206%, soit pour aller vite, près de 20 000 euros. Net.

            J’ai compté que « la gratte » équivalait 140 fois les 200 euros qu’il a promis aux salariés les plus faibles de la Guadeloupe. Des queues de cerises donc car ils sont des milliers à y prétendre.

            Mais ce qui est contestable, c’est d’abord la manière, « la gratte » digne des cuisinières mal payées par la bourgeoisie du XIXe siècle, contraintes à procéder par elles mêmes à quelques ajustements.

            Ensuite, c’est indigne du premier personnage de l’Etat. Car, si toujours bonne fille, la République laisse aux ministres privés de leur poste 6 mois d’indemnisation de plus après l’arrêt de leur fonction, histoire de leur permettre de trouver sans se précipiter un nouveau job, rien ne dit qu’il doivent conserver cette libéralité,  soit en cas de reclassement, soit au-delà des 6 mois impartis.

            Eh bien, le Président de la République se permet d’enfreindre deux fois la règle. En cumulant son indemnité de Ministre de l’intérieur (je refuse de parler de salaire, la politique n’étant pas un métier)  avec ses nouvelles fonctions à compter du 6 mai 2007, et en continuant à l’encaisser, une fois la période légale de 6 mois écoulée.

            Tout cela au nom de la « transparence » (financière, les guadeloupéens sauront apprécier), de la « simplification » (du « millefeuille » de l’administration territoriale, la majorité des régions, des départements, des grandes villes de gauche que Mr Balladur essaye au nom de l’intérêt supérieur de l’UMP de faire disparaître – Voir « Militantes du Sud », 28 janvier 2009), et de « l’égalité femmes –hommes », en sucrant aux femmes le « congé parental »… histoire de faire à coup de 550 euros par mois par tête de pipe, de sérieuses économies (Voir, « Le gachis », 15 février 2009).

            Car même les cerises, pour avoir les queues, il faut bien les acheter. Ou les chaparder sur l’arbre quand vient le mois de mai.

 

*Voir « Le Canard Enchaîné »

           

 

16:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

23 février 2009

Baisers

Dans sa déclaration (voir ci-après, « Le Sénat fait barrage à l’égalité entre les femmes et les hommes »), l’Observatoire de la parité, Service du Premier Ministre à Paris, a rappelé aux sénateurs que l’égalité entre  les femmes et les hommes était un principe constitutionnel. Et qu’il revenait au Parlement de se doter des moyens adéquats pour faire entrer dans les faits cette égalité.

De mon côté, j’observe que si la nuit du 4 août  a aboli le droit d'aînesse, les privilèges et les ordres, le premier pays à introduire le principe des droits de l'homme a été néanmoins parmi les derniers à le mettre en oeuvre pour la seconde moitié de l'humanité.

            Concernant le droit des femmes à voter et à se faire élire, soulignons que c'est une majorité de sénateurs, hostile, qui a refusé à plusieurs reprises de mettre à l'ordre du jour (ou a rejeté) un projet de loi adopté à l'Assemblée nationale, deux fois entre 1918 et 1919, deux fois en 1922, une fois en 1935 et deux fois en 1936. Et c'est finalement de guerre lasse qu'une Ordonnance du général de Gaulle -le droit des vote des femmes était inscrit dans le programme du Conseil national de la Résistance- a mis fin à 30 ans d'une comédie parlementaire parfaitement illustrée par le Sénateur Bérard, rapporteur du projet de loi sur l'émancipation féminine en 1919 : "Plus que pour manier le bulletin de vote, les mains des femmes sont faites pour être baisées, baisées dévotement quand ce sont celles des mères, amoureusement quand ce sont celles des femmes et des fiancées...".

           

10:16 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

20 février 2009

Le Sénat fait barrage à l’égalité entre les femmes et les hommes*

Alors que l’Assemblée nationale a adopté le 27 janvier dernier un amendement au projet de loi organique relatif à l’application des articles 34-1, 39 et 44 de la Constitution prévoyant que le dépôt d'un projet de loi devait être accompagné d'une étude d'impact évaluant les conséquences en termes d’égalité entre les femmes et les hommes, le Sénat a refusé le 18 février d’adopter cette disposition.

Grâce à un amendement déposé par Mme Marie-Jo Zimmerman (Présidente de la délégation aux droits des femmes) et M. Guy Geoffroy, adopté par la Commission des lois, avec l’avis favorable de son Président et Rapporteur M. Jean-Luc Warsmann, l’article 7 prévoyait avant son passage au Sénat que « Pour chaque catégorie d'administrations publiques et de personnes physiques et morales intéressées, ils [les documents d’études d’impact] estiment les conséquences économiques, financières, sociales et environnementales des dispositions législatives proposées et en analysent l'impact en termes d'égalité entre les femmes et les hommes. ».

Cette disposition saluée à l’Assemblée comme une véritable avancée vers le passage d’une égalité de principe à une égalité réelle, a rencontré l’opposition de la Commission des Lois du Sénat jugeant qu’en la matière il suffisait de s’en remettre à l’appréciation du Parlement. Malgré l’initiative de Mme Michèle André (Présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat), représenté par M. Yannick Bodin en séance, cette disposition a été rejetée.

La position du Sénat rappelle celle qu’il a prise au moment du vote de la loi du 30 juillet 2003 réformant le mode de scrutin des sénatoriales qui a limité l'application de la proportionnelle aux départements élisant 4 sénateurs et plus, au détriment des engagements gouvernementaux en matière de parité. Le scrutin uninominal, ne comportant aucune obligation paritaire aux yeux de la loi, concerne depuis la moitié des sièges sénatoriaux.

L’Observatoire de la parité rappelle qu’en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, aucun processus historique « naturel », ni aucune « appréciation » ou bonne volonté individuelle n’a encore fait ses preuves. Si l’égalité entre les femmes et les hommes est un principe constitutionnel, il en revient au Parlement de se donner les moyens et les outils nécessaires pour faire respecter et garantir dans les faits cette égalité.

* Communiqué de presse, Observatoire de la parité, 20 février 2009

 

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