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12 janvier 2009

Femmes de pouvoir

Mme Royal n’a pas changé d’avis (voir « La clause de l’européenne la plus favorisée », 7 janvier 2009), à la place de Rachida Dati, elle aurait « sans doute fait la même chose, quitte à serrer les dents » (Le Journal du Dimanche, 11 janvier 2009), sachant ce que coûte « la politique de la chaise vide ».

            J’ai le sentiment que la pression due à l’absence s’exerce de même manière sur les hommes et sur les femmes ; la solution étant de ne pas la subir. Quand Ségolène Royal,  se sachant enceinte lorsqu’elle a été nommée ministre de l’environnement en 1992, raconte qu’elle a choisi « de ne rien dire au Premier ministre d’alors Pierre Bérégovoy, je craignais d’être écartée », je ne peux pas croire qu’elle serait restée muette si ce dernier avait été tenté de le faire.  Et en toute logique, Rachida Dati, si elle jouait sa place auprès de Sarkozy, avait la même possibilité de dénoncer ce type de comportement si elle en était victime.

            Le courage aurait été de le faire. Car femmes de pouvoir,  l’une et l’autre avaient cet avantage sur toutes celles dans l’entreprise que l’on n’entend pas et qui pourtant sont discriminées à l’issu de leur congé de maternité.

            C’est si vrai que l’Europe travaille aussi dans ce projet de Directive* dont je vous ai parlé,  à « interdire de préparer, pendant le congé de maternité, un licenciement notifié après le retour de l’intéressée au travail ».

 

* Pour mémoire, les Directives européennes s’imposent aux Etats membres qui ont l’obligation de les inscrire dans leurs droits nationaux

10:31 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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