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07 décembre 2008

A la verticale

Lorsque, à la dernière réunion de L’observatoire de la parité- Service du Premier ministre à Paris (Voir « Le compte », 29 novembre 2008), j’ai établi le constat de la représentation des femmes dans les exécutifs municipaux, très satisfaisante du point de vue « quantitatif », la rapporteure générale, Mme Zimmerman, député de la Moselle, a pris la mouche, quand j’ai évoqué, du point de vue « qualitatif » le type de délégation qui leur était in fine confié. Fine mouche, ma voisine, Mariette Sineau*, politologue et directrice de recherche au CEVIPOF, m’a soufflé : « tu aurais du parler de la répartition verticale et horizontale de  la place des femmes dans les exécutifs des municipalités de plus de 3500 habitants », pour expliquer que sommes toutes, les postes d’adjoint à l’urbanisme, aux transports, à la culture, par exemple, ceux de présidents de groupe politique, étaient plus volontiers attribués à des hommes qu’à des femmes.

            Je m’en remets donc à Mariette pour vous dire un mot de l’exécutif paritaire proposé hier par Martine Aubry. 19 hommes et 19 femmes, le compte y est, ce qui fera plaisir à cet élu socialiste biterrois qui, comme vous le savez, me taxe régulièrement « d’épicière de la parité ».

            Mais à y regarder de plus près, à l’exception du secrétariat à « l’organisation et aux adhésions » confié à Pascale Boistard, adjointe au maire de Paris,  les postes clefs (trésorerie, élections et vie des fédérations, animation et développement des fédérations ( ?), porte-parole…) demeurent dans des mains masculines.

            Ce qui signifie, que si on est « pile poil » à l’horizontale, à la verticale, c’est une autre affaire.   

 

*  Mariette Sineau  - « La force du nombre. Femmes et démocratie présidentielle ».

Editions de l’aube – Diffusion Seuil, octobre 2008.

11:13 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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