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31 octobre 2008

Louis

Le nom de Louis Mermaz ne figure pas parmi les candidatures aux organismes centraux du Parti socialiste annexées au Rapport d’activité que la direction nationale soumet en même temps que les motions, au vote des militants le 6 novembre prochain. J’en déduis qu’il renonce à son mandat de président de la Commission nationale des conflits. Cette instance avait eu à connaître en son temps de  l’exclusion de Georges Frêche. Une sanction qu’en toute logique, la Commission aurait dû aussitôt lever, dès lors que le la justice républicaine avait blanchi ce dernier des faits pour lesquels le PS l’avait en amont condamné.

Et, si  aux dires de chacun, Mermaz aurait eu la dent dure, je peux de mon côté témoigner qu’il est loin d’être un joyeux luron.

1978, un Secrétaire national, installé l’année précédente dans une municipalité du Nord de Montpellier y organise à la fin août, un stage de formation, une spécialité du PS du moment. Logement à la dure dans un foyer de jeunes déserté pendant l’été. Pour éviter le dortoir aux jeunes époux que nous sommes, nous habitons dans la même maison que les intervenants, des huiles venues de Paris.

Louis Mermaz est de ceux là. Ambiance !

Il ne faut pas faire de bruit, mais dans notre lit, on pouffe ! On prend les paris, « pour sûr, Louis, il a une robe de chambre rouge frappée d’un écusson Secrétariat national ».

Elle était bel et bien en soie rouge, l’écusson rappelant … la Navy. Il n’a pas souri, pas bronché quand nous avons ri… ni dit merci pour les croissants !

J’ai compris ce jour là que les socialistes avaient en général peu d’humour.

 

 

 

10:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

29 octobre 2008

La dernière chance

En ouvrant hier au hasard le nouveau livre de Michèle Cotta*, je suis tombée pile page 227, sur l’année 1979, « 6-8 avril, voici donc réuni le Congrès de Metz, crucial, puisqu’il pose la question du sort de Mitterrand à la tête du PS, et au-delà, de sa candidature à la présidentielle ». L’auteure raconte un peu plus loin que lorsqu’elle arrive dans la salle le 6 dans l’après midi – je garde le souvenir personnel d’un hall d’exposition glacial affreusement décoré de rouge et de violet -, Mitterrand vient de parler, comme il sied à un premier secrétaire, et d’avertir « qu’on ne fasse pas semblant de parvenir à des actes durables qui ne dureront que huit jours ». Traduction, il ne se contentera pas de recoller les morceaux. Il ira jusqu’au bout pour crever l’abcès, la bataille du pouvoir avec Rocard fait rage. Mitterrand et les mitterrandistes pensent qu’il faut conquérir le pouvoir d’Etat dans le cadre de l’Union de la gauche. Jeune militante, je suis de ceux là ; vous connaissez la suite…  

Et ce matin, j’ai entendu une jeune journaliste pérorer sur le Congrès de Reims, « les divisions, les tensions », et persifler sur ce congrès «  prévu pour  se faire sur les stratégies d’alliance avec le Centre, le Modem », qui en définitive finirait dans la ringardise du « tout à gauche ».

Je vous laisse le soin pour les commentaires sur le métier de vous reporter à ce qu’ écrit en expert, Alain Rollat*, ancien directeur politique du Monde, et vous renvoie une fois de plus à Michèle Cotta qui rappelle encore : « 7 avril. Un sondage du Nouvel Observateur traîne dans les travées du congrès et dans les tribunes de la presse : il souligne la baisse du nombre des Français qui veulent un gouvernement de gauche et la montée de ceux qui prônent une alliance entre Giscard et le PS ; ceux-ci étaient 11% avant 1978, ils sont 30% aujourd’hui ».

Il n’empêche. Après l’échec aux législatives de 1978, Mitterrand vivait certainement ce congrès comme celui de la dernière chance. Et il ne l’a pas laissé passer.

 

 

* Cahiers secrets de la Ve République – Tome II – 1977-1986. Fayard, septembre 2008.

* L’assassinat raté de Georges Frêche. Editions Ed. Singulières, février 2008.

10:33 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5)

25 octobre 2008

Au palmarès de la parité (2)

Lettre envoyée par Jean-Pierre Grand, député de l’Hérault

LettreEnvoiAmendements_Art25_G.TAPIE.doc

 

Propositions d’amendement à la loi sur l’élection des députés

Amendements_Art25.doc

 

Communiqué de presse de l’Assemblée des femmes, Observatoire de la parité du LR

Communiqué ADF 24 oct 08 2.doc

 

09:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

24 octobre 2008

Au palmarès de la parité

            Au palmarès de la représentation des femmes à l’Assemblée nationale, Mr Jean-Pierre Grand, député maire de Castelnau-le-Lez, mérite-t-il le premier prix ?

            Par quatre amendements au projet de loi relatif à l’élection des députés, Mr Grand propose d’obliger les partis à réserver les circonscriptions nouvellement créées à  des femmes,  l’absence d’élus sortants « rendant incontournable cette nouvelle disposition en faveur de la parité ».

            Si Mr Marleix –le ministre chargé du redécoupage électoral – confirme ses hypothèses, l’Hérault, -le département coiffe aujourd’hui le zéro pointé pour la parité (zéro femmes sur 7 députés)- , pourrait célébrer demain l’entrée de deux femmes à l’Assemblé.  Sur le papier.

La  loi non contraignante, mais simplement incitative (les partis qui ne présentent pas 50% de candidates sont pénalisés) est facile à contourner.  Si le projet, louable,  de Mr Grand est d’alourdir les amendes pour les circonscriptions nouvellement créées, rien ne garanti pour autant l’investiture de candidates là où s’offrent de véritables chances d’être effectivement élues.  

Alors, en attendant la proportionnelle que le Président de la République nous avait promis, la seule solution est de compter sur la volonté politique des partis.

Ce n’est pas une mince affaire.

Mais c’est possible. Mr Grand en sait quelque chose. En 1997, -donc avant la loi -, le coup de pouce de Jospin pour la parité a fait élire à Montpellier une femme députée. Dans la 3e circonscription, la sienne !

Il mérite donc ce prix au palmarès de la parité.

Sauf s’il s’agissait de réduire au silence les trilles de la Grande-Motte ?

 

NB : j’ai demandé à Mr Grand de m’envoyer la forme électronique de la lettre qu’il m’a adressée en ma qualité de présidente de l’Assemblée des femmes, Observatoire de la parité du Languedoc-Roussillon. Je vous en communiquerai, dès réception, une copie sur ce blog.

 

           

             

           

 

12:38 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3)

23 octobre 2008

Les schtroumpfs

Loin de moi l’idée de m’acharner sur le patron déchu de la Caisse d’Epargne, finalement, ce n’est pas 600, mais 700 millions d’Euros que la vénérable institution à jeté par les fenêtres, mais si d’aventure vous êtes pris dans un embouteillage en haut du boulevard du Jeu de Paume à Montpellier, levez les yeux sur la façade du siège social dans le pur style fin XIXe, ouvrez les grands et lisez la devise de l'Ecureuil gravée en grandes lettres sur le fronton, « Travail, probité, épargne ».

            Toujours à Montpellier, le challenger  -battu aux municipales - de la maire Madame Mandroux, semble avoir déduit de sa défaite que pour être élu en ville, il valait mieux appartenir au Parti socialiste qu’à l’UMP dont il est aujourd’hui encore un pilier. Alors, l’ancien candidat s’invite au Congrès de Reims : pour soutenir Mr Delanoë, le priant en échange de le débarrasser du premier secrétaire départemental, non pas de l’UMP, comme vous pourriez le croire, mais du PS et par là même de sa bête noire (pardon Hélène),  qu’il veut à tous prix remplacer.

            A l’occasion du 50e anniversaire « de ces personnages qui ont enchanté des générations d’enfants », Midi-libre publie aujourd’hui un « Midi Schtroumpf ». Et nous raconte l’histoire de ce « Schtroumpfissime  qui prend le pouvoir pendant l’absence du Grand Schtroumpf … ».

10:44 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)