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30 septembre 2008

Au Zénith

La contribution des « Egales » qui porte la voix des femmes socialistes au Congrès de Reims, vient de m’administrer une petite piqûre de rappel, aie ! : «  Nous savions déjà que 47 départements (sur 99), tous partis confondus, n'ont pas de femme pour les représenter à l'Assemblée nationale, ce sont maintenant 54 départements sur 99 qui n'ont pas de sénatricE. Si on considère l'ensemble des sièges (députés+ sénateurs), ce sont 33 départements qui n'ont pas une parlementaire, toujours tous partis confondus, 28 en métropole, 2 dans les DOM, et 3 TOM ».

            Pour la Région, au concours des ni députée, ni sénatrice, deux départements emportent la palme, la Lozère et l’Aude.  Quoique ! Avant que Jacques Blanc –l’ancien président du Conseil régional – ne la pousse dehors pour lui prendre la place, Jeanine Bardou, une femme adorable aux allures de maman confiture, siégeait au Sénat ; elle avait aussi présidé le Conseil général de Lozère.

            Quant à l’Aude, députés (depuis 2001) et sénateur (depuis peu) affichent désormais des suppléantes. C’est certainement un progrès, on peut le dire comme cela.

            Je fais partie des gens qui considèrent que les motions de Congrès ne sont pas seulement des mots, mais des engagements. Et au palmarès des « Egales » - elles ont réalisé une étude comparée des 6 motions sous l’angle de l’égalité hommes-femmes - , même Ségolène,  – pardon, la Motion Colomb – qui arrive malgré tout en tête avec 40%,  peine à réaliser la parité dans ses signataires de tête (parlementaires, élus nationaux, membres de la direction nationale…).  Parce qu’aux responsabilités dans le Parti les femmes ne sont pas justement à égalité.

            Je parle d’égalité numérique. Pas d’égalité de traitement.

            Parce que si Ségolène Royal y était bien samedi passé – frisée et en jeans, merci, on l’avait remarqué -, le respect de autres « camarades », lui,  n’était pas au rendez-vous du  zénith.

12:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

28 septembre 2008

Au secours … d’Hélène

Si la maire de Montpellier décide de rallier  in fine  pour le Congrès la motion de – pour faire court –, disons Ségolène Royal,  c’est qu’elle a compris qu’on ne pouvait sans danger remettre les clefs du coffre à ceux qui ont tenté dimanche, de cambrioler la banque.

            Autrement dit, après avoir tenté de battre –sans succès – le Premier secrétaire Robert Navarro, aux élections sénatoriales, les « proches –héraultais -  (anonymes) de Bertrand Delanoë » (Midi-Libre, 27 septembre 2008 ), l’accusent aujourd’hui « de n’avoir pas laissé à la maire de Montpellier la liberté de choisir sa motion ».

            En bon médecin, Hélène Mandroux a fait son diagnostic.

            Et rien ne justifie qu’on la considère comme une noix. Surtout venant de qui  se sont déjà commis  «d’Association de malfaiteurs ».

NB : je ne puis résister à vous faire part du commentaire de Marie, à propos de « Droit et jurisprudence » , 23 septembre 2008, qui me dit : « J'ai lu avec attention votre billet et vous soutiens de tout coeur. Billet après billet, vous prenez la défense de l'ensemble des adhérents de la fédé de l'Hérault et de leurs statuts et vous avez raison, ils en ont bien besoin. Merci encore de nous ouvrir les yeux et de militer toujours plus fort pour nos valeurs socialistes et pour notre département… ». Brava !

10:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

26 septembre 2008

Récifs et écueils

 J’ai longtemps pensé qu’au Parti socialiste, c’est le Premier secrétaire qui devait être naturellement le candidat à la présidence de la République. Je l’avais dit à François Hollande à l’automne dernier ; ma réflexion trouvait ses racines dans l’histoire du PS, ses succès passés (Mitterrand en 1981, Jospin en 1997), et ceux des systèmes socio-démocrates européens, où le chef du Gouvernement préside en même temps le parti. Et je gardais  en tête tant les victoires de Zapatero que l’organisation du PSOE (Parti socialiste ouvrier espagnol), dont le moindre village affiche local et permanence en Espagne.

            En France, ce qui manque aujourd’hui au PS, ce n’est pas un candidat à la présidentielle, c’est un chef (ou, bien entendu, mais est-il utile de le préciser, une « cheffe » ?), un vrai, c'est-à-dire, un homme ou une femme,  capable de faire passer nos intérêts majeurs avant ses stratégies personnelles. Capable aussi de tenir les « présidentiables » en respect.

            Cela implique des qualités.

            Le Congrès de Reims prévu à la mi-novembre aura d’abord pour objet de définir un projet pour les français. Mais notre responsabilité sera aussi de bien choisir les hommes, les personnalités qui devront le porter sur la mer agitée du Parti socialiste. En évitant les récifs et les écueils.

 

             

             

           

                

11:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

25 septembre 2008

Le dicton du jour

Je suis, vous le savez, un esprit simple, et par conséquent, certaines choses dépassent mon entendement.

            Vincent Coste (Midi-Libre, 25 septembre 2008) nous livre ce matin un portrait élogieux du sénateur Tropéano, sur lequel, je n’ai –presque- rien à redire : son ancienneté dans le PS, son enracinement rural rue Daubinelle à Béziers, sa carrière à la Poste où il a, de Béziers à Paris gravi seul les échelons, sa guerre en Algérie, sans parler, mais c’est un peu accessoire,  de son amour… pour le rugby.  A Saint-Chinian, certainement, s’entend.

            Ce qui me frappe, c’est que ce militant patient,  - 18 ans pour être maire, 31 pour devenir conseiller général de Saint-Chinian-,   selon les vieux préceptes de la SFIO,  en ait à ce point oublié les fondamentaux : dans notre pays,  l’adhésion à toute organisation politique, libre, découle d’un acte volontaire dont la contrepartie est le respect des règles de fonctionnement que le nouveau sénateur n’a pas hésité à violer allègrement.  

            Sauf si, « ce militant modèle », avait été, comme on dit dans les familles du fils qui dévie du droit chemin,  mal influencé. Je comprendrais alors cette « blessure », cette immense « déception » qu’il confesse publiquement.

            Sans pour autant l’excuser. Car, « Berger qui vante le loup, n’aime pas ses moutons ».

            C’était aussi dans Midi-Libre, le dicton du jour.

           

 

           

12:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

24 septembre 2008

Sans titre

N’en déplaise à Mr Duplaa, conseiller général de Béziers, il me taxe « d’épicière de la parité », j’ai fait mes petits comptes. Non pas sur un coin de comptoir comme il pourrait le croire, mais en marge d’un article paru dans Le Monde d’hier (23 septembre 2008).

Sur les 65 nouveaux élus au Sénat, on dénombre 17 femmes (26, 15 %)  dont 10 socialistes (58% des nouvelles élues), 2 communistes, 1 PRG ,  une DVG (divers gauche), 1 UMP, 1 Parti radical et une DVD (divers droite).

Il en résulte que la Gauche (14 nouvelles élues) a envoyé dimanche au Palais du Luxembourg près de 5 fois plus de femmes que la droite (3 nouvelles élues).

            J’en conclus : que la modernité politique qui conjugue parité et renouvellement se trouve au PS,  et qu’à droite, il est plus facile, sous le règne de Nicolas Sarkozy, d’instaurer – même si je ne néglige pas la portée de la chose -  la parité dans l’Ordre de la Légion d’Honneur (voir « Un pour une », 10 septembre 2008 ) que de céder son siège au Sénat.

            Moralité : quand le PS se montre « vertueux », il obtient des résultats (21 sénateurs socialistes supplémentaires). 

 Cela signifie qu’en politique, le crime ne paye pas… et Hollande, encore Premier secrétaire,  l’a bien compris. Les dissident (e)s dont je vous parlais hier (voir « Droit et jurisprudence », 23 septembre 2008) ont bel et bien été exclus (Midi-Libre, 24 septembre 2008). Puisse leurs comparses intégrer durablement cette nouvelle dimension.

14:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)