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04 septembre 2008

Jacobinisme féodal

Sur son blog, Mathieu Solivarès, un jeune UMP raconte que les dissidents du PS « font campagne dans toutes les communes du département avec un programme qui tient en une ligne : faire sauter Georges Frêche ». Ce qui, -que Frêche me pardonne cette insolence-, me paraît un travail de titan à regarder l’ampleur de son tour de taille.

            La question n’est pas là, mais bien dans la relation entre le sénat et les départements. Depuis 1986, la Gauche ne peut pas réformer. La Droite a assis son pouvoir sur le blocage des réformes au sénat qui lui-même s’appuie sur les conseils généraux dont l’organisation à partir du canton relève d’un véritable jacobinisme féodal. D’un canton à l’autre – comparons par exemple dans l’Hérault celui du Caylar et celui d’Antigone à Montpellier -, le poids de la représentation citoyenne est de 1 à 50. Pour faire court, cela signifie que du côté du Pas de l’Escalette ou de Saint-Chinian,  un seul électeur pèse autant que 50 montpelliérains.

            Quand les dissidents du PS Tropéano et Christine Lazerges « martèlent ce programme à Palavas » - c’est toujours Mr Solivarès qui témoigne-, ils trahissent pour régler quelques comptes  l’avenir de la Gauche.

            Il ne s’agit pas de rayer d’un trait les départements, mais de rénover les Conseils généraux. En clair, dans un premier temps d’organiser leur élection à la proportionnelle. Outre une réponse à l’absence criante de parité, cela mettra un terme à la dictature du canton qui fait que le Parti socialiste, pourtant largement majoritaire dans les collectivités demeure minoritaire  au sénat.

            Cela, bien entendu, fait l’affaire de Mr Solivarès et pointe plus encore l’absence de conscience politique de quelques uns de nos anciens amis.