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29 août 2008

Sur le Quai

Je n’ai signé pour l’instant qu’un seul texte préparatoire au Congrès du PS, la contribution des « Egales » qui traite, sans prédéterminer d’engagement derrière telle ou telle personnalité, d’un thème particulier, ici, vous l’aurez compris, la place des femmes dans la société et dans le parti. Vous connaissez mon sentiment. Tant qu’elles resteront minoritaires au Parlement, là où en démocratie se prennent les décisions qui transforment la vie des gens, les lois édictées pour lever les inégalités ne seront pas appliquées. Pas même la loi sur la parité politique dont la finalité était de remédier à ce déficit de représentation.

Bref, tout cela, vous le savez.

Et sur les Quais de La Rochelle, hier, on s’interrogeait. Comment une personnalité héraultaise exclue du PS pouvait-elle figurer à la fois sur deux listes : celles des signataires de la contribution des  « Egales » et celle des sénatoriales qui s’oppose dans l’Hérault à la seule liste socialiste de Robert Navarro ?

En France, l’UMP compte sur les sièges nouvellement crées pour limiter ses pertes au Sénat et Raymond Couderc dans l’Hérault, élu sénateur lors d’une partielle en 2007, mise sur le passage au scrutin proportionnel pour décrocher deux sièges.

 Cela se disait encore sur les Quais.  François  était aussi… sur le Quai.

 

 

 

 

 

 

 

09:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3)

26 août 2008

Une étoile

Martine Aubry nous annonce ce matin un nouveau bouquin, histoire de marquer les journées de La Rochelle, le rendez-vous de fin d’été des socialistes, d’une présence mieux appuyée. Normal, si elle veut candidater en novembre, au Congrès, au poste de premier secrétaire.

            Remarquez, ce n’est pas la seule. Chacun y va de sa déclaration, de sa posture, de son commentaire, de sa prise de position. Les petites vacheries entre amis ne sont pas exclues pourvu qu’elles fassent parler de soi. Bref, c’est la règle du jeu, faut s’y faire !

            Prenons l’excellent Bâtonnier André Ferran, ancien avocat de Georges Frêche reconverti un moment dans la critique … de son ancien client ; il semble enfin avoir trouvé sa voie. .. au cinéma.

            Bravo, donc pour ce (petit) rôle dans cette « Fille de Monaco » (superbe) aux côtés- tenez vous bien - de Fabrice Lucchini !

            Ce qui prouve, que le Barreau a un après, autre que la (mauvaise) politique ! A moins que tout cela ne soit que du cinéma… au Festival de la Rochelle. Une étoile est née ?

           

12:41 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

24 août 2008

La légende

Mon « Ségoliniste en chef » dont je vous parlais hier, se languissant depuis 3 semaines de mon blog – je suis  très flattée-, je vais lui faire un petit plaisir en vous racontant ce que dit Gérard Deruy, un vieux socialiste de mes amis ; il fut notamment maire de Millau, dans l’Aveyron de 1983 à 1995, ce n’est pas la moindre de ses qualités.

            Dans ses mémoires* qu’ils a publiées au printemps 2006, il observe, au chapitre « Bertrand Delanoë » : (…)  « le premier secrétaire fédéral de l’Aveyron du nouveau parti socialiste, venu de la SFIO eut du mal à accepter le bouleversement provoqué par le Congrès d’Epinay -1971 -  (…) ; le bureau fédéral fit alors appel à Bertrand Delanoë, tout jeune et nouveau militant, et lui demanda d’assurer la coordination au sein du bureau fédéral. (…) Il assuma cette responsabilité avec enthousiasme pendant un an – la signature du programme commun de la Gauche avait déterminé son adhésion au PS -, et mena en mai 1974 avec beaucoup d’ardeur, la campagne présidentielle de François Mitterrand face à Giscard d’Estaing. Bertrand croyait au succès et fut très déçu de la défaite (….). Démotivé, sans travail, il s’ennuyait à Rodez. Un beau matin de mai 1974, le jour de la fête des mères, il fit ses bagages et s’embarqua dans sa vieille Peugeot pour Paris. Nous lui en voulûmes un peu de cet abandon au moment où nous pensions avoir trouvé un bon secrétaire fédéral pour l’Aveyron ! De par sa fonction, il connaissait les cadres nationaux du parti. Une visite en Aveyron de deux proches de Mitterrand, (…) lui avait ouvert les portes… ».

 

            La suite, vous la connaissez.

 

* Le gant et la rose – Gérard Deruy, préface de Lionel Jospin – Mémoires intimes et politiques d’un maire de Millau aux portes du Larzac (des années 1930 à 2005) – Editions E et C – Collection Mémoires – 1er trimestre 2006.

 

07:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

23 août 2008

Les « Madones »

J’ai écrit au « Ségoliniste en chef » de notre département pour lui demander de protester à propos des « Madones » dont Carla Bruni et Ségolène Royal font l’objet au détour d’un éditorial ce matin.

Si la première est italienne et n’a rien par conséquent, par sa beauté souriante à envier à l’œuvre majeure de Bellini, la seconde est une femme politique qui à ce titre a rencontré à Nantes le Dalaï Lama.

C’est toute la différence dans une démocratie représentative, où, aussi intelligente et compétente puisse-t-elle être, l’épouse du Chef de l’Etat en tant que telle n’a aucune légitimité à se mêler de diplomatie.

Plus encore quand les ministres en charge sont ravalés au rang de figurants.

09:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

21 août 2008

Françoise

La presse nous apprends ces jours-ci la disparition de Françoise de Veyrinas. A 64 ans, donc bien trop jeune encore pour mourir. A l’alternance politique de 1986- quand le PS de François Mitterrand a perdu sa majorité parlementaire-, elle fut nommée Déléguée régionale aux Droits des femmes en Midi-Pyrénées … en remplacement de sa collègue socialiste… à l’époque comme moi, limogée par le nouveau pouvoir RPR, l’ancêtre de l’UMP.

            Ce fut pour Françoise le point de départ d’une carrière politique à Droite, que, dans un avis  initié par des organismes oeuvrant dans le secteur de l’habitat, le Monde d’aujourd’hui résume bien : « ancieN ministre » (ce fut l’une de ces anciennes jupettes virée à la première occasion par Juppé), « ancieN adjoinT » au maire de Toulouse , « vice-présidenT » de la Fédération nationale des Offices publics d’Habitat ; bref, si j’en crois les annonceurs qui prennent part à la tristesse de son décès, rien que des responsabilités d’hommes ! La preuve ? C’est écrit au masculin, comme si on voulait à tous prix contester à Françoise une quelconque féminité.

            Qu’est ce que vous voulez, moi, ce masculin à outrance, cela me choque. Et ce n’est pas la peine de s’appesantir avec les sociologues sur ce fameux « plafond de verre », -ces obstacles invisibles mais infranchissables auxquels se heurtent les femmes pour accéder, en politique et ailleurs, aux échelons supérieurs - , si non ne commence pas par La ministre où La maire lorqu’Elles le sont !

            Vous connaissez mon amitié pour Hélène Mandroux, mais quand les journaux la désignent comme Le maire de Montpellier, j’ai besoin d’un millième de seconde pour réaliser qu’elle est bien toujours là, à son poste.

            Sur ce, la preuve encore que la parité – je veux dire la Loi qui stipule l’obligation d’égale représentation dans les assemblées politiques élues -, ne suffit pas.

            Tenez, prenez les élections sénatoriales dans l’Hérault. Le scrutin de liste à parité alternée (2 hommes et 2 femmes) ne garantit en rien l’élection de la première sénatrice de ce département. Sauf à gauche, par exemple, si les grands électeurs évitent de disperser leurs voix sur des listes dont la légitimité reste à commenter. Soit parce  que, par la faiblesse des organisations politiques qui les présentent, elles n’ont aucune chance, soit encore parce qu’elles ne sont constituées que pour servir la reconduction d’Un sortant.

            J’en appelle aux Délégués et Déléguées sénatoriaux qui tiennent dans leurs mains les clefs de ce scrutin et leur demande d’y réfléchir. Au risque de voir encore la parité bafouée !

 

16:17 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)