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28 juillet 2008

Les Assemblées de chasseurs

Il ne faut pas se cacher la face. Au moment des investitures dans les partis, « il faut les entendre renâcler quand il s’agit de féminiser les listes », raconte le magazine Marianne (du 26 juillet au 1er août).

            Geneviève Couraud, Déléguée nationale à la parité du PS, -elle siège auprès du responsable Bruno Leroux, plutôt bien disposé, à la Commission électorale -,  témoigne : « Ils ont toujours un candidat légitime et naturel, eux même en général. Et quand on lance un nom de femme, ils poussent des cris : « Ah, non, pas elle ! Elle est folle ! ». Les femmes sont toutes « folles » ou « pas gentilles ». Est-ce qu’on demande aux hommes d’être gentils ? ». En politique, s’entend.

            Et François Hollande, tenez. Quand au début du mois de juillet, le Bureau national du PS discute pour savoir, si oui ou non, il faut rajouter dans sa Déclaration de principes, si oui ou non le Parti est « féministe » - 14 Fédérations se sont prononcées contre, sur plus de 100 quand même-, il s’exclame : « Pourquoi dirait-on qu’on est féministe, puisque ce n’est pas vrai ? ».

            Il n’empêche, ils l’ont mis. Mais, pour sûr, aurions nous du rajouter un Code de bonne conduite, avec inscrit  à l’article 1 : « Le PS n’est pas une assemblée de chasseurs ». De gibier, s’entend !

09:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

23 juillet 2008

Responsabilité : apparence et réalité

Cette histoire de Jack Lang, je dois l’avouer, me turlupine quand même, d’autant plus qu’Olivier ce matin me dit sur mon blog, que sommes toutes, « techniquement, la voix de Jack Lang ne fait pas basculer le vote puisqu’il y a une voix de plus que la majorité requise ». Il a raison !

Oui mais voilà, celle de l’UMP Raymond Couderc, le sénateur maire de Béziers élu, (contre toute attente), l’année dernière au mois d’août en remplacement du sortant André Vézinhet devenu député, si !

Alors, plus encore que Jack Lang, c’est ceux (et celles) qui ont contribué à faire battre la candidate socialiste à l’élection partielle qu’il faut incriminer. Et demander à François Hollande de ne rien oublier, au cas où les mêmes s’apprêteraient à réitérer les mêmes turpitudes. Pour faire battre encore une femme socialiste à l’élection sénatoriale qui vient ? Ou sacrifier encore à quelques ambitions personnelles en foulant du pied le poids de leur (réelle) responsabilité ?

10:26 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

21 juillet 2008

A chaud

La réforme des Institutions proposées par le Président de la République vient d’être adoptée par le Parlement réuni en Congrès à Versailles. A une voix près.

            Sur le fond, le seul avantage que j’y vois, c’est que désormais, rien ne s’oppose à légiférer pour instaurer la parité dans les conseils d’administration des entreprises et tant qu’à faire dans tous cette multitude de commissions où les femmes sont pas ou peu représentées ; je vous en parlais l’autre jour (Voir « Une autre histoire » - 17 juillet 2008 ). Je ne doute pas que les socialistes soutiendront le projet de loi… à condition qu’il vienne à l’ordre  du jour de l’Assemblée nationale.

            Mais le compte n’y est pas. Il manque l’élection d’une partie des députés à la proportionnelle, un moyen entre autres d’envoyer d’un coup une trentaine de femmes de plus au Palais Bourbon, et aussi, le principe du mandat parlementaire unique, deux dispositions qui conjuguent démocratie et parité, mais que Nicolas Sarkozy n’a pas souhaité soumettre au Congrès de peur de fâcher sa majorité.

            Sur la forme, l’ultime voix pour qui a permis à la majorité de l’emporter étant la sienne, Jack Lang a bel et bien trahi son camp.

            François Hollande vient clairement d’exprimer son intention de le sanctionner. C’est juste. Mais dans ce cas, il faut que sa logique aille jusqu’au bout.

            Dans l’Hérault, les socialistes qui ont formé le projet de présenter une liste dissidente aux élections sénatoriales de septembre ont reçu  la semaine dernière un avertissement sans frais. S’ils ne renoncent pas à leur projet, alors, d’eux même, ils s'excluront d'eux même des rangs du Parti. Sans aucune forme d’appel.  

             Soit. A condition de l'acter avant que les élections ne soient passées.  

           

           

20:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

17 juillet 2008

Une autre histoire

Une fois de plus, c’est Hélène Mandroux, la maire de Montpellier qui sauve l’honneur perdu de la parité dans l’Hérault.

            Les élections à la Commission départementale de coopération intercommunale de 2008, un des nombreux organismes de concertation mis en place par le préfet après chaque élection municipale, comporte 35 membres, dont 2 femmes, soit 5,71%, désignés selon un alchimie compliquée de collèges constitués entre autres par la taille des communes.

            Le paradoxe, c’est que le « Collège des communes les moins peuplées » a élu une liste de 10 membres présentée par l’Association des maires de l’Hérault … qui ne doit pas savoir qu’il y a une quarantaine de femmes maires dans le département (soit un peu plus de 10% des effectifs globaux), et que les 3/4 d’entre elles président justement aux destinées des « communes les moins peuplées ».

            Et le hiatus, c’est que c’est le « Collège des communes les plus peuplées » (Montpellier, Béziers, Séte, Lunel, Frontigan), le moins féminisé, qui désigne les deux seules femmes membres de cette commission. Sa présidente, Hélène Mandroux, aurait-elle eu de légitimes exigences ?

            Ce qui m’étonne quand même, c’est que le préfet ait entériné le tout sans même se poser de questions. Car, si la parité n’est pas obligatoire par la loi dans ce type de commission, la Constitution stipule  qu’il appartient aux partis politiques de veiller à l’égale représentation des hommes et des femmes, dans les mandats et les fonctions.

            Alors, moi je crois que le représentant de l’Etat aurait pu faire un effort. Et ne me dites pas qu’en l’occurrence les listes n’étaient pas proposées par les partis. Parce qu’à y regarder de plus près, l’essentiel de leurs têtes  appartenaient soit  au Parti socialiste (Mr Mesquida, pour les « communes les moins peuplées » ; Mr Gaudy pour « les autres communes » ; Mr Rigaud « pour le collège des EPCIs », soit à l’UMP, Mr Couderc).

             Etrange paradoxe encore, si l’on sait,  qu’au hit parade des communes les mieux administrées, c’est le village de Fraïsse sur Agoult, géré par une femme qui emporte sa « quatrième fleur ». Non seulement parce que Marguerite Mathieu, sa maire les aime tant qu’elle en fait planter partout, mais parce que sa commune est réputée comme un modèle. Pour le respect de l’environnement, du développement durable, et le reste.

            Le problème c’est que peut-être, n’a-t-elle pas encore adhéré à l’Association des maires. Une condition pour être choisie ?  Et ça, c’est une autre histoire !   

http://www.herault.pref.gouv.fr/actualites/election_sdci.shtm

10:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

10 juillet 2008

Crétines

J’aime ce que dit Mr Jaumain le nouveau directeur de cabinet de Hélène Mandroux. Quand un journaliste regrette le  « manque de vision et de charisme » de son maire, il balaie d’un revers de main : « Ça, ce sont encore des âneries, c’est le truc tarte à la crème, le procès habituel fait aux femmes : voyez ce qu’on a pu dire de Ségolène Royal, traitée au début de crétine sans idée… ».

Il n'empêche,  cela continue. Quand Mme Royal « s’étonne » de voir  encore son appartement tout retourné, le Premier ministre, la main sur le cœur pousse des cris d’orfraie. Moi, je me pose une question. Puisque visiter l’appartement de Ségolène Royal devient une habitude, pourquoi le Président de la République hésite –t-il  encore à le faire garder ?

20:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3)