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27 juin 2008

Laver plus blanc

C’est vrai, l’eau des Hauts cantons de l’Hérault, moins calcaire, plus douce qu’à Montpellier lave plus blanc. Le problème, c’est que lorsque vous y mettez trop de savon, vous n’arrivez pas à vous rincer tant cela mousse sous le robinet.

            Au Parti socialiste, c’est pareil. Quand vous n’arrivez pas à vous laver d’un pareil excès, vous accusez la Fédération de Montpellier … de pomper tout le calcaire à son seul usage. En bref, vous soutenez ouvertement une liste dissidente aux élections sénatoriales, vous bafouez la parité (voir «Leçons de démocratie » du 26 juin 2008), vous piétinez le Premier secrétaire donc le Parti, vous ignorez le Conseil fédéral, vous insultez ses membres, et pour laver tant de noirceur, vous proposer la bouche en cœur de déverser l’eau pure de vos montagnes sur l’après Congrès.

            Le problème, il est double.

            D’abord, il faut s’interroger sur la présence effective de ce camarade dans nos rangs au-delà des élections sénatoriales s’il ne revient pas d’ici là à de loyaux sentiments.

            Ensuite, il faut lui dire que lorsqu’on on veut remplacer le père en épousant sa demoiselle, le mieux est de commencer à ne pas l’accuser de voleur. La Fédération de l’Hérault, n’est pas une fille à trousser facilement sur le bord des chemins. Car, pas dupe, elle ne se laisse  prendre ni  aux ors  de l’Assemblée nationale, ni aux courriers dont celle-ci, encore bonne fille, abreuvent largement les militants. Sauf à vouloir, en plus des bontés de la République, les asphyxier  sous cette mousse et réclamer au Premier secrétaire leurs adresses … pour mieux faire campagne pour les dissidents ?

           

             

26 juin 2008

Leçon de démocratie

La liste dissidente au Parti socialiste pour les élections sénatoriales de l’Hérault en septembre 2008 a jusqu’au 2 juillet pour raisonnablement se ranger au fait majoritaire. Passé cette date, les probabilités sont nombreuses pour voir le Conseil national signifier aux dissidents, s’ils persistent,  qu’ils ne font bel et bien plus partie de la famille.

            Quel est le risque ?

            Eh bien, tout simplement de voir la parité bafouée.

            Car, si les voix des grands électeurs de gauche se partageaient entre la légitimité socialiste de Navarro – il pèse 83% des membres de son Parti-, et la dissidence du sortant non réinvesti Tropéano, chaque liste aurait tout au plus un élu, u. Le  Conseil général de l’Hérault fait donc par ce stratagème qui élimine les femmes – les listes sont paritaires par alternance un homme/une femme-  la démonstration, en laminant leurs chances, qu’il est contre la parité.

            Les grands électeurs ne sont pas des enfants. Les grandes électrices, elles représentent environ 30% du corps électoral, non plus. J’en appelle à tous ces démocrates qui connaissent encore le prix de la parité en tant que clef de voûte d’une démocratie vraie.

24 juin 2008

Les repentis

Un appel, par lequel, députés, sénateurs, responsables nationaux, simples militants du Parti socialiste affirment leur attachement au mandat parlementaire unique, circule actuellement dans ses réseaux. En tête des signataires, Martine Aubry, Bertrand Delanoë, le sénateur Mélenchon, plus une flopée de militantes et militants, - dont Alain Barrau, ancien député-maire-conseiller général de l’Hérault -, beaucoup moins connus ou titrés, mais ni Ségolène Royal, ni Hélène Mandroux, maire de Montpellier.

            Pourtant, me semble-t-il, si la première, présidente de Région Poitou-Charentes a donné l’exemple en ne se présentant pas aux élections législatives de juin 2007, la seconde, Hélène Mandroux, elle,  n’a réellement jamais pratiqué.

            Je m’interroge donc sur cet appel qui arrive, non pas comme un cheveu sur la soupe, mais à la veille du Congrès.

            Me concernant, vous le savez, je n’ai pas changé ; farouchement opposée au cumul des mandats, pour moi, le mandat unique des députés et des sénateurs est le moyen de faire respirer la démocratie parlementaire à Paris.

            La question,  c’est que cette initiative srictement proclamatoire ne sert pas à grand-chose.

            Une limitation drastique du cumul des mandats n’est viable politiquement que si elle s’applique à tout le monde, c'est-à-dire à tous les groupements politiques et donc pour cela,  si elle est inscrite dans la loi.

            La réforme des institutions en cours permettait de le faire, mais Sarkozy s’en est bien gardé. Pour ne pas froisser sa majorité, éviter une crise ? C’est son affaire.

            Mais, j’aurais aimé que du côté des socialistes, ceux et celles qui signent aujourd’hui cet appel le lui reprochent plus vigoureusement.

           

           

20 juin 2008

Transparence

Pour la première fois, la Société des membres de la Légion d’Honneur (SEMLH) publie, de manière sexuée, les effectifs du département de l’Hérault au 1er mars 2008.

            S’il faut saluer cet effort nouveau de transparence, on peut comprendre jusqu’ici le manque de motivation des responsable à s’appesantir sur les résultats : l’association compte parmi ses membres, 648 hommes décorés de la Légion d’Honneur pour 45 femmes (7%) dont la majorité à Montpellier (39 femmes, représentant près de 87% des effectifs féminins), 4 à Béziers, 2 à Sète  et 0 à Lodève/Bédarieux.

            Autant dire qu’on est très loin de la parité exigée du Président de la République des dernières promotions et nominations.

            Mais, je fais confiance à l’esprit de discipline qui anime les militaires - ils forment pour l’essentiel les dirigeants de l’Association-, à la volonté politique des élus de Béziers, Sète et Lodève/Bédarieux pour rattraper le retard et proposer au Préfet des femmes qui méritent d’être distinguées. Elles existent ; il suffit d’ouvrir les yeux pour les voir.

17 juin 2008

« 20 francs par jour »

Quand les français s’interrogent chaque jour sur leur pouvoir d’achat, tout compte fait, 2500 euros par mois de cotisation au Parti socialiste pour être député et président du conseil général, c’est un bon prix. En terme de retour d’investissement, je veux dire d’indemnités, sans même parler des avantages de la fonction qui s’y ajoutent, voitures, téléphone, ordinateur, voyages, frais de bouche et même retraite…, bref, tout ce que les citoyennes et les citoyens payent de leur poche tous les jours.

            Vous me direz que ceux là ont bien de la chance, car, lorsqu’ils veulent adhérer,  ils ne payent que 60 euros par an, et,  la première année au PS, c’est cadeau, c’est 20 euros. Pour rien ? Ou presque ?

            A partir des comptes que la Fédération  fournit annuellement aux membres du  Conseil fédéral de l’Hérault, j’ai procédé à un petit calcul. Sur ses 5170 adhérent(e)s, le PS dénombre environ au 31décembre 2007, un millier d’élus, dont la moitié cotise sur leurs  indemnités quand ils en percoivent.

            La Fédération du Parti socialiste de l’Hérault n’est pas comme certains semblent le croire une société par action dont les plus riches pourraient comme dans les entreprises du CAC 40 s’offrir de nombreuses part, pour aller toucher les dividendes dans les collectivités ou au parlement.

            Les déclarations du dit député président de conseil général (Midi-Libre du 17 juin 2008) sont indécentes. Et blessantes tant pour les militants que nos concitoyens les plus modestes.

            Car pour les défendre, il semble oublié le temps où l'on mourrait sur les barricades, « pour 20 francs par jour », non je veux dire 2500 euros de cotisation par mois !

             

16 juin 2008

La double évidence

 

Malgré quelques ronchon(ne)s, la Convention du Parti socialiste qui s’est réunie samedi 14 à Paris, a adopté sa nouvelle Déclaration de principes et révisé quelques points de ses statuts.

D’abord, et c’est une évidence, le Parti socialiste s’affirme désormais « féministe », mettant ainsi à mal ceux et celles qui, prenant leurs désirs pour des réalités se répandaient notamment dans l’Hérault pour claironner que l’article référent allait être supprimé. Remarquez, c’est de bonne guerre. Pour éviter à avoir à traiter les problèmes d’égalité entre les hommes et les femmes, il suffit de les nier. En le faisant, les opposant(e)s au féminisme s’inscrivent dans la droite ligne de la politique de Sarkozy ;  quand ce dernier clame qu’il faut « travailler plus pour gagner plus », il ne se demande pas comment les femmes vont pouvoir faire, elles assurent déjà la quasi-totalité des tâches ménagères et domestiques. Alors, je trouve, que lorsqu’on est socialiste, c’est un comble de penser comme lui.

            Remarquez, pour ceux et celles qui ne seraient pas contents, la Déclaration de principes stipule aussi que l’adhésion au Parti est un acte libre. Autant dire que personne n’y est obligé. D’ailleurs, Hollande l’a affirmé samedi : « ceux qui n’approuvent pas la déclaration de principes peuvent aller ailleurs, l’essentiel étant que le parti reste capable de rassembler tous ceux qui le veulent au moment des élections ».  Et de fait rechercher leur investiture politique ailleurs. C’est une autre évidence.

            Je crois qu’il ne le disait pas simplement pour l’Hérault. Mais ceux et celles que le prurit de la dissidence démange pour les sénatoriales dans notre département, devraient quand même un peu se méfier.

11 juin 2008

A propos de listes

Hélène Mandroux, la maire de Montpellier a accepté de figurer, juste derrière Georges Frêche, en dernière position sur la liste que le PS héraultais propose de présenter aux élections sénatoriales en septembre prochain. Avec, autant le dire, aucune chance d’être élue ; c’est un geste désintéressé et militant, rare, qu’il faut saluer et auquel en tant que femme, socialiste, militante, je rends un hommage appuyé.

            Ceci étant, que s’est-il passé à propos de ces listes au Conseil fédéral d’hier soir qui devait en décider ?

            Eh bien tout simplement, nous avons discutés, puis voté. Par appel nominal – c’est la règle-, du Premier secrétaire Robert Navarro, chacun des membres s’est clairement prononcé. Résultats : une liste a été arrêtée, un homme, Robert Navarro, une femme, Karine Chevalier, un homme communiste ou socialiste, une femme Verte, Modem ou socialiste, un homme, Georges Frêche, une femme, Hélène Mandroux.

            Quant aux  contestataires, - dixit  Frêche qui a renoncé à la première place, l’essentiel étaient « aux abris » -,  ils ont le choix entre 3 options : soit accepter pour leurs candidat(e)s à l’investiture Robert Tropéano et Christine Lazerges, les 3e et 4e place, soit présenter d’ici 48 heures une liste alternative au  vote  des militants, ou enfin maintenir leur projet de dissidence et se retrouver une flopée comme dans le Puy de Dôme, rejetés de leur parti.

            Ce n’est pas plus compliqué. L’adhésion au Parti socialiste est un acte libre. Plus de 80 % des membres du Conseil fédéral d’hier soir l’ont aussi librement exprimé.

 

10 juin 2008

Pretties women

A propos de la primaire démocrate aux Etats-Unis, une étudiante, Sarah Odell raconte dans le Washington Post, comment elle s’était sentie devenir féministe, presque à son insu, lorsqu’elle a entendu nombre de réflexions sexistes sur Hillary Clinton. Jusque là, la candidature d’une femme à la présidence « lui faisait lever les épaules ».

            La question, c’est qu’elle n’est pas seule. Dans la course à l’investiture, Mme Clinton a emporté le vote féminin de 9 points et l’image de Barack Obama  auprès des femmes s’est progressivement dégradée  : 43 % ont aujourd’hui de lui une opinion favorable contre 56 % en février.

            Hillary Clinton a déclaré aux  femmes : « nous n’avons pas réussi à briser  le plafond de verre », (cette barrière invisible mais infranchissable pour les femmes quand il s’agit d’accéder au grade supérieur), et John McCain leur a envoyé une émissaire pour compatir  « sur le traitement différent » que la candidate à l’investiture suprême a subi du fait de son sexe. Rien de nouveau, je pourrais en parler.

            Mais aujourd’hui, aux Etats-Unis, 54 % des électeurs sont des femmes. Et Mr McCain vient de nous montrer qu’il était déjà sur le coup.

            Il reste à Mr Obama, s’il veut conquérir les voix des américaines, de placer un bouquet de roses rouges entre ses dents, et comme le héros de Pretty Woman, de consentir dans la dernière scène du film, « d’aller un peu se traîner à leurs pieds ».

           

 

 

09 juin 2008

Commentaires

Pendant des années je me suis interdit tout commentaire sur l’action de mes « successeures» à la Délégation régionale aux droits de la femme que j’ai occupée à Montpellier de 1981 à 1986. Mais aujourd’hui, il y a prescription. D’autant plus que le Président de la République compte bien inscrire dans le cadre plus général de la réforme de l’Etat, la suppression de ce qui en 30 ans est devenu un simple « Service » d’un Ministère, non seulement dépourvu de budget mais aussi en l’absence de ministre en titre, de tout  contenu politique. Des pétitions circulent pour le maintenir ; je n’ai pas signé.

            Car l’idée qui avait présidée à la création par François Mitterrand, d’un Ministère des Droits de la femme confié à Yvette Roudy était justement de travailler à sa disparition. Et chacun connaît -entourée de la petite armée de ses Déléguées qu’elle avait placées à tous les coins de l’hexagone -, l’ardeur qui y a mis Mme Roudy ; François Mittterrand de son côté ayant fait les choses en grand, moyens, crédits, volonté politique. Tant et si bien que les plus coriaces ne pouvaient qu’être convaincus : embauche des premières femmes chauffeurs de bus à la Mairie de Montpellier dirigée par Georges Frêche, contrat de 1,5 millions d’euros avec son prédécesseur socialiste à la Région, feu l’audois Robert Capdeville, femmes journalistes/camera women de télévision avec André Vézinhet son vice-président chargé de la formation professionnelle… j’en passe, je ne voudrais pas tomber dans la litanie du compte rendu de « mandat ».

            Mais si les idées ont avancées – le directeur de l’époque du service des transports du Conseil général m’avait ri au nez à l’idée de femmes pour conduire les autocars du département -, si des lois ont été votées, elles ne sont pas, peu ou mal appliquées.

            Je propose donc au Président de la République de procéder à un transfert de moyens. Du « Service des droits des femmes » vers une mission au Parlement pour stimuler la volonté politique et faire appliquer la loi. Et en premier lieu, celle qui stipule une « égale représentation des hommes et des femmes » à l’Assemblée nationale où se prennent véritablement les décisions qui changent la vie des femmes. A condition bien entendu que les députés –és -  en aient la volonté, ils composent encore aujourd’hui 80% des effectifs de l’Assemblée.

           

             

           

07 juin 2008

Le tarif

L’histoire  du Parti socialiste regorge des vifs affrontements de congrès sur les stratégies et les choix de société. Et résumer ce débat à une « guerre des chefs » est un non sens. François Mitterrand l’a emporté contre Rocard au Congrès de Metz en 1979, parce que sa motion avait su entraîner derrière elle une majorité que le Parti socialiste a collectivement transformé en victoire en 1981.

            Il est à craindre qu’on ne se situe plus dans cette tradition aujourd’hui. Quand l’exécutif se confond dans une grande collectivité territoriale avec le délibératif, non seulement, le « chef » concentre les pouvoirs mais nous le fait clairement savoir (le « je » prime sur le « nous ») ; et si  les 48 membres autres de l’Assemblée l’acceptent, je n’ai rien à dire, sauf à me demander à quoi sert in fine la dite assemblée.

            Certainement pas à remplacer le Parti socialiste. Parce qu’en l’occurrence tous les élus ne le sont pas, et parce que là cette fois,  au PS, je suis élue, et j’ai, c’est une évidence  quelque chose à dire.

            Que le président du Conseil général de l’Hérault veuille donner au PS son avis pour les investitures aux élections politiques ne me choque pas, c’est un élu des instances internes au même titre que moi. Mais qu’il veuille désigner seul les candidat(e)s est un non sens et un déni de démocratie.

            En janvier, quand au Conseil fédéral du PS la liste des sénatoriales a été établie et votée (par appel nominal), notre camarade n’a pas voté, n’en a pas débattu, pas discuté, il n’a pas argumenté ; c’est vrai, il était –responsabilités départementales obligent- excusé. Et les autres ?

            Peut-être en train déjà de fomenter ailleurs quelque dissidence ?

            Je continue à croire que c’est un simple projet. Parce que, s’ils persistaient, calendrier oblige, ils se verraient alors de facto exclus du débat du Congrès.

Car, pour être plus claire, si tous n’étaient pas diectement auteurs de la forfaiture, tous en seraient pour le moins aujourd'hui ou  co-auteurs ou complices. Au bâtonnier André Ferran dont je vous parlais hier de leur en rappeler le tarif.

           

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

                      

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