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09 juin 2008

Commentaires

Pendant des années je me suis interdit tout commentaire sur l’action de mes « successeures» à la Délégation régionale aux droits de la femme que j’ai occupée à Montpellier de 1981 à 1986. Mais aujourd’hui, il y a prescription. D’autant plus que le Président de la République compte bien inscrire dans le cadre plus général de la réforme de l’Etat, la suppression de ce qui en 30 ans est devenu un simple « Service » d’un Ministère, non seulement dépourvu de budget mais aussi en l’absence de ministre en titre, de tout  contenu politique. Des pétitions circulent pour le maintenir ; je n’ai pas signé.

            Car l’idée qui avait présidée à la création par François Mitterrand, d’un Ministère des Droits de la femme confié à Yvette Roudy était justement de travailler à sa disparition. Et chacun connaît -entourée de la petite armée de ses Déléguées qu’elle avait placées à tous les coins de l’hexagone -, l’ardeur qui y a mis Mme Roudy ; François Mittterrand de son côté ayant fait les choses en grand, moyens, crédits, volonté politique. Tant et si bien que les plus coriaces ne pouvaient qu’être convaincus : embauche des premières femmes chauffeurs de bus à la Mairie de Montpellier dirigée par Georges Frêche, contrat de 1,5 millions d’euros avec son prédécesseur socialiste à la Région, feu l’audois Robert Capdeville, femmes journalistes/camera women de télévision avec André Vézinhet son vice-président chargé de la formation professionnelle… j’en passe, je ne voudrais pas tomber dans la litanie du compte rendu de « mandat ».

            Mais si les idées ont avancées – le directeur de l’époque du service des transports du Conseil général m’avait ri au nez à l’idée de femmes pour conduire les autocars du département -, si des lois ont été votées, elles ne sont pas, peu ou mal appliquées.

            Je propose donc au Président de la République de procéder à un transfert de moyens. Du « Service des droits des femmes » vers une mission au Parlement pour stimuler la volonté politique et faire appliquer la loi. Et en premier lieu, celle qui stipule une « égale représentation des hommes et des femmes » à l’Assemblée nationale où se prennent véritablement les décisions qui changent la vie des femmes. A condition bien entendu que les députés –és -  en aient la volonté, ils composent encore aujourd’hui 80% des effectifs de l’Assemblée.

           

             

           

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