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07 juin 2008

Le tarif

L’histoire  du Parti socialiste regorge des vifs affrontements de congrès sur les stratégies et les choix de société. Et résumer ce débat à une « guerre des chefs » est un non sens. François Mitterrand l’a emporté contre Rocard au Congrès de Metz en 1979, parce que sa motion avait su entraîner derrière elle une majorité que le Parti socialiste a collectivement transformé en victoire en 1981.

            Il est à craindre qu’on ne se situe plus dans cette tradition aujourd’hui. Quand l’exécutif se confond dans une grande collectivité territoriale avec le délibératif, non seulement, le « chef » concentre les pouvoirs mais nous le fait clairement savoir (le « je » prime sur le « nous ») ; et si  les 48 membres autres de l’Assemblée l’acceptent, je n’ai rien à dire, sauf à me demander à quoi sert in fine la dite assemblée.

            Certainement pas à remplacer le Parti socialiste. Parce qu’en l’occurrence tous les élus ne le sont pas, et parce que là cette fois,  au PS, je suis élue, et j’ai, c’est une évidence  quelque chose à dire.

            Que le président du Conseil général de l’Hérault veuille donner au PS son avis pour les investitures aux élections politiques ne me choque pas, c’est un élu des instances internes au même titre que moi. Mais qu’il veuille désigner seul les candidat(e)s est un non sens et un déni de démocratie.

            En janvier, quand au Conseil fédéral du PS la liste des sénatoriales a été établie et votée (par appel nominal), notre camarade n’a pas voté, n’en a pas débattu, pas discuté, il n’a pas argumenté ; c’est vrai, il était –responsabilités départementales obligent- excusé. Et les autres ?

            Peut-être en train déjà de fomenter ailleurs quelque dissidence ?

            Je continue à croire que c’est un simple projet. Parce que, s’ils persistaient, calendrier oblige, ils se verraient alors de facto exclus du débat du Congrès.

Car, pour être plus claire, si tous n’étaient pas diectement auteurs de la forfaiture, tous en seraient pour le moins aujourd'hui ou  co-auteurs ou complices. Au bâtonnier André Ferran dont je vous parlais hier de leur en rappeler le tarif.

           

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

                      

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