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30 mai 2008

Combat d’arrière garde

Les débats à l’Assemblée nationale à propos de l’adoption de l’amendement pour l’inscription dans la Constitution de l’égal accès aux responsablités professionnelles et sociales (voir  « Hypocrisie ? »  et « Hypocrisie 2 ? » des 28 et 30 mai 2008 ), transportent un léger parfum de « combat d’arrière garde », selon le député UMP Mr Lellouche.

            Je vous laisse juge. Mais vous n’éviterez pas que je vous livre le climat de la comédie parlementaire qui a interminablement précédé le droit des femmes à être électrices et éligibles.

            Morceau choisi, donc :

1932, le sénateur Armand Calmels : « Nous sommes disposés à accorder aux femmes tout ce que leur sexe a le droit de demander, mais en dehors de la politique… Nous avons remonté d’autres courants que le féminisme. Nous avons remonté le courant du boulangisme – du Général Boulanger, un populiste  anti- parlementaire et anti-républicain - , le courant du nationalisme et toutes les fois que la République a été en péril, c’est le Sénat qui l’a sauvée ! ».

Extrait des débats de mardi 27 MAI 2008.doc

 

11:52 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

29 mai 2008

Fin d’hypocrisie 2 ?

Pour être tout à fait exacte, c’est le 19 mars 2006 que le Conseil constitutionnel avait cassé un article de la loi du 23 février fixant une représentation à mimima de 20 % de femmes dans les conseils d’administration des entreprises (en Espagne et dans les pays nordiques c’est 40 %), les conseils des prud’hommes et les organisations paritaires de la fonction publique.

            Je vous avais parlé de tout cela en son temps (voir « Vœux pieux », 4 janvier 2006 et « Cynisme ? », 19 mars 2006).

            L’amendement voté mardi dernier à l’Assemblée nationale, permet de mettre la Constitution en conformité avec l’adoption d’une nouvelle loi.

            Une étape fondamentale est franchie mais il reste désormais à apporter tout notre soutien à Mme Gisèle Gautier, Présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat, pour faire en sorte qu'il n'y ait pas de recul en la matière.

            Comme l’ont fait les députés, je compte vivement sur les sénateurs de Gauche et plus particulièrement sur les socialistes.

            Et pour passer du coq à l’âne, en particulier sur le socialiste ( ?)  Mr Charasse, qui dans le Puy de Dôme a fait battre la sénatrice Michèle André à la présidence du Conseil général contre l’avis des militants qui l’avaient investie.

            Certainement pour lui, une manière de se racheter. Et peut-être de penser à sa future investiture comme candidat au Sénat.

 

http://afp.google.com/article/ALeqM5gBsK4ix364lZgJrobJGZHLVmRv7g
 
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/05/28/les-deputes-votent-l-inscription-dans-la-constitution-de-la-parite-professionnelle_1050565_823448.html#ens_id=1031893
 
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/05/28/01002-20080528ARTFIG00461-l-egalite-hommes-femmes-ne-peut-pas-nous-diviser.php
 
http://www.challenges.fr/actualites/business/20080528.CHA1928/legalite_professionnelle_hommefemme_inscrite_dans_la_co.html
 
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20080528.FAP6300/les_deputes_imposent_la_parite_dans_lentreprise.html
 

 

11:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

28 mai 2008

Fin d'hypocrisie?

Avec les voix de la Gauche, comme pour le vote de la loi autorisant l'avortement en 1974, l’Assemblée nationale a voté hier, l’ajout de la phrase suivante dans le préambule de la Constitution : « La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et sociales ».

            L’important, -même si cela n’est pas négligeable, n’est pas de savoir que la Garde des sceaux Rachida Dati était contre cet amendement présenté par la présidente UMP de l’Observatoire national de la parité, Marie Jo Zimmermann -, c’est que désormais le Conseil constitutionnel ne pourra plus, comme il l’a fait à la fin de l’année 2006, « retoquer » au motif d’inconstitutionnalité,  une loi fixant un seuil minimum de représentation des femmes dans les conseils d’administration des entreprises ou des organismes sociaux. Cela se fait déjà en Espagne, en Norvège, et pour la petite histoire, en Suède, ou la seule idée d’une loi a suffit à convaincre tout le monde sans avoir besoin de légiférer. Mais en France, c'est un nouveau terme à l'hypocrisie qui consistait à faire adopter des lois dont on savait qu'elles seraient cassées par le Conseil constitutionnel.

 

 

18:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

27 mai 2008

Tourisme hospitalier

Si je vous disais qu’à l’issue du dernier Comité régional du PS de Mende (Lozère), j’avais reçu mandat du Président Robert Navarro pour conduire une mission d’évaluation d’un Centre hospitalier en zone rurale, vous ne me croiriez pas. Et vous auriez raison.

            Cependant, j’ai bel et bien prolongé mon séjour militant par trois jours d’hôpital dans la capitale lozérienne : un peu douloureux, rien de dramatique, mais très instructif : de l’urgentiste marocain, au médecin anesthésiste africain, au chirurgien bulgare ; bref, de quoi faire réfléchir les ennemis de l’immigration… et les timorés du développement rural.

            Alors, quand les pouvoirs publics décident de supprimer l’hôpital de Lézignan –Corbières dans l’Aude, c’est au niveau régional qu’il faut déployer les moyens dégagés. Et ne pas oublier ces structures « à taille humaine » dont j’ai pu expérimenter la valeur.

            Tout compte fait, ce rapport, je vais peut-être le faire…

18:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

21 mai 2008

Ramer

Récemment, un conseiller général de l’Aude que je tentais de convaincre du bien fondé d’un changement de scrutin pour équilibrer la représentation hommes-femmes dans les assemblées départementales, me répondait tout de go « on ne va pas tout de même se faire hara-kiri ».

Depuis hier, l’Assemblée nationale examine  en France  la réforme de la Constitution, dont le premier objectif est de redorer le blason parlementaire. Mais cela coince. Peut-être parce députés et sénateurs estiment qu’ils ont plus à perdre qu’à gagner, un Parlement faible légitime l’absentéisme et autorise les cumuls de mandats.

Et aujourd’hui en Europe, une femme, Margot Wallström, Vice-présidente de la Commission européenne s’interroge. Parce que dans la course actuellement ouverte aux postes de président du Conseil européen, de haut représentant pour les  affaires étrangères et de président de la Commission, seuls des hommes sont cités. Alors, elle appelle « à lancer dans l’arène des noms de candidates féminines ». Certes, c’est,  dit-elle,  « une question fondamentale de démocratie ». Mais il va falloir encore ramer.