04 juillet 2008

Mathématique et politique

Le Conseil national (parlement) du Parti socialiste a ratifié la liste présentée par la Fédération de l’Hérault aux élections sénatoriales du 21 septembre 2008.

            Pour la première fois dans l’histoire de notre département, une chance réelle existe de voir (enfin) deux héraultaises entrer au Palais du Luxembourg : l’Hérault élit désormais 4 sénateurs au scrutin proportionnel à parité alternée.

            Ainsi, l’Héraut ferait son entrée dans le club des départements « éclairés », les Pyrénées-Orientales, le Gard et la Lozère ayant déjà envoyé des femmes siéger au Sénat. Et tant qu’à faire, vous le comprenez, je préfèrerai que l'une des premières sénatrice héraultaise soit socialiste.

            C’est possible.

            A condition  que ceux et celles de ses camarades ayant annoncé leur intention de présenter une liste dissidente renoncent non seulement  à leur projet, mais entrent dans le rang en soutenant activement celle démocratiquement investie  par le PS.

            François Hollande, je n’en doute pas prendra ses responsabilités. En rappelant si nécessaire à ces turbulentes ouailles les risques qu’ils (qu’elles) encourent si elles persistent dans leur volonté de s’opposer aux décisions prises.

Et là, ce n'est plus de la mathématique, c'est de la politique!

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01 juillet 2008

Rationalisation

Vous connaissez Fraïsse sur Agoult ?

            C’est un très beau village des Hauts cantons de l’Hérault, administré, ce qui ne gâte rien, par l’une des trop rares femmes maires de ce département.

            Cette femme, je la connais, est, comme on dirait ici, une « maîtresse femme » : montez un jour au village, vous verrez, les rues débordantes de fleurs, la rivière qui coule au milieu, la place du village qui tient lieu de cour de récréation à l’école (ne pas stationner !), l’hôtel modeste mais ravissant, les petits restaurants, et tout l’été, la fraîcheur,…

            Seulement, voilà !

            A l’heure où la France prend la présidence de l’Union européenne, où l’accès à Internet détermine le développement de l’attractivité des zones rurales, Fraïsse sur Agoult est privé de téléphone depuis le 26 juin, et Marguerite, elle a raison, elle tempête auprès de France Télécom. Depuis la privatisation, « ils » ont oublié Fraïsse sur Agoult.

            Moi je dis que c’est incroyable !

            Remarquez, dans  mon propre village, le facteur a pris sa retraite. Alors, maintenant, il y a 2 tournées,  et si vous habitez d’un côté de la rue vous avez le courrier à 11 heures, et de l’autre à 14 heures.

            Vous avez dit « rationalisation » ?

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27 juin 2008

Laver plus blanc

C’est vrai, l’eau des Hauts cantons de l’Hérault, moins calcaire, plus douce qu’à Montpellier lave plus blanc. Le problème, c’est que lorsque vous y mettez trop de savon, vous n’arrivez pas à vous rincer tant cela mousse sous le robinet.

            Au Parti socialiste, c’est pareil. Quand vous n’arrivez pas à vous laver d’un pareil excès, vous accusez la Fédération de Montpellier … de pomper tout le calcaire à son seul usage. En bref, vous soutenez ouvertement une liste dissidente aux élections sénatoriales, vous bafouez la parité (voir «Leçons de démocratie » du 26 juin 2008), vous piétinez le Premier secrétaire donc le Parti, vous ignorez le Conseil fédéral, vous insultez ses membres, et pour laver tant de noirceur, vous proposer la bouche en cœur de déverser l’eau pure de vos montagnes sur l’après Congrès.

            Le problème, il est double.

            D’abord, il faut s’interroger sur la présence effective de ce camarade dans nos rangs au-delà des élections sénatoriales s’il ne revient pas d’ici là à de loyaux sentiments.

            Ensuite, il faut lui dire que lorsqu’on on veut remplacer le père en épousant sa demoiselle, le mieux est de commencer à ne pas l’accuser de voleur. La Fédération de l’Hérault, n’est pas une fille à trousser facilement sur le bord des chemins. Car, pas dupe, elle ne se laisse  prendre ni  aux ors  de l’Assemblée nationale, ni aux courriers dont celle-ci, encore bonne fille, abreuvent largement les militants. Sauf à vouloir, en plus des bontés de la République, les asphyxier  sous cette mousse et réclamer au Premier secrétaire leurs adresses … pour mieux faire campagne pour les dissidents ?

           

             

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26 juin 2008

Leçon de démocratie

La liste dissidente au Parti socialiste pour les élections sénatoriales de l’Hérault en septembre 2008 a jusqu’au 2 juillet pour raisonnablement se ranger au fait majoritaire. Passé cette date, les probabilités sont nombreuses pour voir le Conseil national signifier aux dissidents, s’ils persistent,  qu’ils ne font bel et bien plus partie de la famille.

            Quel est le risque ?

            Eh bien, tout simplement de voir la parité bafouée.

            Car, si les voix des grands électeurs de gauche se partageaient entre la légitimité socialiste de Navarro – il pèse 83% des membres de son Parti-, et la dissidence du sortant non réinvesti Tropéano, chaque liste aurait tout au plus un élu, u. Le  Conseil général de l’Hérault fait donc par ce stratagème qui élimine les femmes – les listes sont paritaires par alternance un homme/une femme-  la démonstration, en laminant leurs chances, qu’il est contre la parité.

            Les grands électeurs ne sont pas des enfants. Les grandes électrices, elles représentent environ 30% du corps électoral, non plus. J’en appelle à tous ces démocrates qui connaissent encore le prix de la parité en tant que clef de voûte d’une démocratie vraie.

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24 juin 2008

Les repentis

Un appel, par lequel, députés, sénateurs, responsables nationaux, simples militants du Parti socialiste affirment leur attachement au mandat parlementaire unique, circule actuellement dans ses réseaux. En tête des signataires, Martine Aubry, Bertrand Delanoë, le sénateur Mélenchon, plus une flopée de militantes et militants, - dont Alain Barrau, ancien député-maire-conseiller général de l’Hérault -, beaucoup moins connus ou titrés, mais ni Ségolène Royal, ni Hélène Mandroux, maire de Montpellier.

            Pourtant, me semble-t-il, si la première, présidente de Région Poitou-Charentes a donné l’exemple en ne se présentant pas aux élections législatives de juin 2007, la seconde, Hélène Mandroux, elle,  n’a réellement jamais pratiqué.

            Je m’interroge donc sur cet appel qui arrive, non pas comme un cheveu sur la soupe, mais à la veille du Congrès.

            Me concernant, vous le savez, je n’ai pas changé ; farouchement opposée au cumul des mandats, pour moi, le mandat unique des députés et des sénateurs est le moyen de faire respirer la démocratie parlementaire à Paris.

            La question,  c’est que cette initiative srictement proclamatoire ne sert pas à grand-chose.

            Une limitation drastique du cumul des mandats n’est viable politiquement que si elle s’applique à tout le monde, c'est-à-dire à tous les groupements politiques et donc pour cela,  si elle est inscrite dans la loi.

            La réforme des institutions en cours permettait de le faire, mais Sarkozy s’en est bien gardé. Pour ne pas froisser sa majorité, éviter une crise ? C’est son affaire.

            Mais, j’aurais aimé que du côté des socialistes, ceux et celles qui signent aujourd’hui cet appel le lui reprochent plus vigoureusement.

           

           

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