17 juillet 2008

Une autre histoire

Une fois de plus, c’est Hélène Mandroux, la maire de Montpellier qui sauve l’honneur perdu de la parité dans l’Hérault.

            Les élections à la Commission départementale de coopération intercommunale de 2008, un des nombreux organismes de concertation mis en place par le préfet après chaque élection municipale, comporte 35 membres, dont 2 femmes, soit 5,71%, désignés selon un alchimie compliquée de collèges constitués entre autres par la taille des communes.

            Le paradoxe, c’est que le « Collège des communes les moins peuplées » a élu une liste de 10 membres présentée par l’Association des maires de l’Hérault … qui ne doit pas savoir qu’il y a une quarantaine de femmes maires dans le département (soit un peu plus de 10% des effectifs globaux), et que les 3/4 d’entre elles président justement aux destinées des « communes les moins peuplées ».

            Et le hiatus, c’est que c’est le « Collège des communes les plus peuplées » (Montpellier, Béziers, Séte, Lunel, Frontigan), le moins féminisé, qui désigne les deux seules femmes membres de cette commission. Sa présidente, Hélène Mandroux, aurait-elle eu de légitimes exigences ?

            Ce qui m’étonne quand même, c’est que le préfet ait entériné le tout sans même se poser de questions. Car, si la parité n’est pas obligatoire par la loi dans ce type de commission, la Constitution stipule  qu’il appartient aux partis politiques de veiller à l’égale représentation des hommes et des femmes, dans les mandats et les fonctions.

            Alors, moi je crois que le représentant de l’Etat aurait pu faire un effort. Et ne me dites pas qu’en l’occurrence les listes n’étaient pas proposées par les partis. Parce qu’à y regarder de plus près, l’essentiel de leurs têtes  appartenaient soit  au Parti socialiste (Mr Mesquida, pour les « communes les moins peuplées » ; Mr Gaudy pour « les autres communes » ; Mr Rigaud « pour le collège des EPCIs », soit à l’UMP, Mr Couderc).

             Etrange paradoxe encore, si l’on sait,  qu’au hit parade des communes les mieux administrées, c’est le village de Fraïsse sur Agoult, géré par une femme qui emporte sa « quatrième fleur ». Non seulement parce que Marguerite Mathieu, sa maire les aime tant qu’elle en fait planter partout, mais parce que sa commune est réputée comme un modèle. Pour le respect de l’environnement, du développement durable, et le reste.

            Le problème c’est que peut-être, n’a-t-elle pas encore adhéré à l’Association des maires. Une condition pour être choisie ?  Et ça, c’est une autre histoire !   

http://www.herault.pref.gouv.fr/actualites/election_sdci....

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10 juillet 2008

Crétines

J’aime ce que dit Mr Jaumain le nouveau directeur de cabinet de Hélène Mandroux. Quand un journaliste regrette le  « manque de vision et de charisme » de son maire, il balaie d’un revers de main : « Ça, ce sont encore des âneries, c’est le truc tarte à la crème, le procès habituel fait aux femmes : voyez ce qu’on a pu dire de Ségolène Royal, traitée au début de crétine sans idée… ».

Il n'empêche,  cela continue. Quand Mme Royal « s’étonne » de voir  encore son appartement tout retourné, le Premier ministre, la main sur le cœur pousse des cris d’orfraie. Moi, je me pose une question. Puisque visiter l’appartement de Ségolène Royal devient une habitude, pourquoi le Président de la République hésite –t-il  encore à le faire garder ?

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08 juillet 2008

Alpinisme

Mme Mignon, la chef de cabinet du Président de la République est aussi alpiniste. Alors, pour célébrer la Présidence française de l’Union européenne, a-t-elle proposé à Nicolas Sarkozy, de fêter le centenaire de l’ascension du Mont-Blanc par la première femme, en faisant gravir ce sommet par 27 représentantes des 27   Etats membres. Elle l’ont fait, sans problème,  à n’en pas douter.

            C’est un « événement » symbolique.

            Mais, plus symbolique encore, aurait été de franchir la barrière des inégalités hommes-femmes  en alignant  les droits des femmes en Europe sur ceux du pays où la législation leur est plus favorable.

            Gisèle Halimi l’a demandé.

            On ne lui a pas proposé de faire partie de la cordée.

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06 juillet 2008

Sombreros et mantillas

Sur le sable de l’arène des premières élections sénatoriales paritaires dans l’Hérault, le PS a refusé de donner « l’alternative » à quelques socialistes turbulent(e)s qui s’obstinent encore aujourd’hui à refuser la décision de la Présidence (pardon, du Conseil national du 2 juillet) : seule la liste conduite par Robert Navarro peut se prévaloir de l’investiture officielle et il n’y a pas d’autre … « alternative ».

Ce qui signifierait, si l’on continuait sur la métaphore de la corrida que les autorités légitimes, auraient refusé d’accorder l’investiture solennelle à quelques « matadores de novillos » pour les élever au rang de « matadores de toros ».

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04 juillet 2008

Mathématique et politique

Le Conseil national (parlement) du Parti socialiste a ratifié la liste présentée par la Fédération de l’Hérault aux élections sénatoriales du 21 septembre 2008.

            Pour la première fois dans l’histoire de notre département, une chance réelle existe de voir (enfin) deux héraultaises entrer au Palais du Luxembourg : l’Hérault élit désormais 4 sénateurs au scrutin proportionnel à parité alternée.

            Ainsi, l’Héraut ferait son entrée dans le club des départements « éclairés », les Pyrénées-Orientales, le Gard et la Lozère ayant déjà envoyé des femmes siéger au Sénat. Et tant qu’à faire, vous le comprenez, je préfèrerai que l'une des premières sénatrice héraultaise soit socialiste.

            C’est possible.

            A condition  que ceux et celles de ses camarades ayant annoncé leur intention de présenter une liste dissidente renoncent non seulement  à leur projet, mais entrent dans le rang en soutenant activement celle démocratiquement investie  par le PS.

            François Hollande, je n’en doute pas prendra ses responsabilités. En rappelant si nécessaire à ces turbulentes ouailles les risques qu’ils (qu’elles) encourent si elles persistent dans leur volonté de s’opposer aux décisions prises.

Et là, ce n'est plus de la mathématique, c'est de la politique!

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