« 2008-04 | Page d'accueil
| 2008-04 »
23 avril 2008
« Femmes battues »
« A l’automne 1978, le Collectif « SOS-femmes », constitué l’année précédente pour répondre aux violences intra-familiales, réussit à obtenir de la municipalité de Montpellier des locaux et des moyens. Un petit Centre d’hébergement (SOS Femmes Battues), ouvre au 1er janvier 1979, rue Frédéric Bazille afin de recevoir et de protéger temporairement des femmes victimes de violence de la part de leur compagnon. Ces femmes, contraintes de fuir leur foyer sont hébergées avec leurs enfants ». Marie Barthès et Nicole Nourigat racontent dans un livre préfacé par Hélène Mandroux, maire de Montpellier*.
Son récit, comme celui des deux auteures, m’inspirent quelques réflexions. D’abord que les droits des femmes avancent d’autant plus vite qu’ils sont soutenus par des hommes politiques déterminés. Dans le contexte étouffant des années 1970, où les « femmes battues » étaient tournées en dérision, c’est le nouveau maire de Montpellier, Georges Frêche, élu en 1977, qui octroie à l’Association les moyens de ses ambitions. A-t-il senti à ce moment là dans sa ville ce vent de liberté qui soufflait pour les femmes contre une société encore bien verrouillée ?
En tout cas, le Centre d’Hébergement (aujourd’hui devenu « Centre Elisabeth Bouissonnade ») est toujours là. Un maire socialiste aussi !
* Décider de Vivre. Lutte contre la violence familiale. Marie Barthès et Nicole Nourigat, préface de Hélène Mandroux- Champ Social Editions – Février 2008
17:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note


