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05 mars 2008
Femmes sous influences ?
C’est toujours pareil !
Dès qu’une femme arrive à un endroit où l’on attend un homme par tradition, on se demande avec des mines gourmandes « ce qu’elle a fait pour en arriver là », avant de chercher midi à quatorze heures pour essayer, mine de rien, de lui contester cette responsabilité.
Regardez Hillary Clinton. Elle a gagné la nuit dernière les primaires dans 3 Etats. On vous dit que c’est grâce à son Bill de mari. Et Christine Ockrent ? Si elle avait dû attendre pour faire carrière que l’homme de sa vie soit nommé au Quai d’Orsay, elle aurait fait profession de gratte papier dans une quelconque rédaction. Non, c’est insupportable, d’autant plus que Kouchner a dit que si conflit d’intérêt il y avait entre elle à TV 5 et lui au Ministère des affaires étrangères, c’est lui qui démissionnerait de son portefeuille ! Cà, c’est un homme ! On pourrait demander aux autres ministres vivant avec des journalistes de prendre exemple.
L’exemple vient aussi d’ailleurs. Dans le département de l’Aude, le Parti socialiste a réservé à des candidates les cantons où leurs sortants ne se représentaient pas, un des meilleurs moyens pour faire monter des femmes, tant que les conseillers généraux seront élus au scrutin uninominal. Eh bien, que croyez vous ? Là aussi cela renâcle dans les rangs ! Quand un impétrant déçu de n’avoir pas remporté l’investiture ne se présente pas en candidat dissident, alors, on émet des doutes sur la femme, et souvent, c’est les deux. . C’est le cas à Carcassonne. Je le dis tout clair. Myriam Dell’Avanzata, puisqu’il s’agit d’elle – elle concours, après 38 ans de mandats à la succession du socialiste Jo Vidal- n’est pas simplement l’instrument d’une « ombre qui se profile derrière sa candidature » (L’Indépendant du 5 mars 2008). Car, si ce dernier avait fait l’ombre d’une enquête, il aurait su que Mme Dell’Avanzata milite depuis toujours, cumulant les responsabilités dans son parti, dans les associations d’élus avec un mandat d’adjointe dans sa commune d’Alairac.
Parce que s’il est maintenant interdit sous peine de mise sous influence à une femme de se faire aider par un homme, mari ou pas, il faut le dire ! Sauf que le courage en politique n’est pas l’apanage de ceux que l’on croit !
10:52 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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