statistiques
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

27 février 2008

Secret … d’Hérault

L’Assemblée des femmes du Languedoc et du Roussillon met actuellement à jour ses données avant les municipales et les cantonales des 9 et 16 mars 2008, répondant ainsi à sa mission d’Observatoire régional de la parité dont les travaux de recherche et d’évaluation des politiques publiques d’égale représentation des hommes et des femmes dans les assemblées élues sont reconnues, salués et repris régulièrement dans la presse régionale.

            Ainsi, avons –nous demandé aux 5 associations départementales de l’Association des maires de France en Languedoc-Roussillon de nous fournir la liste des femmes-maires de leur département. Certaines associations départementales disposent de sites Internet où l’on peut aisément accéder à ces informations, c’est le cas du Gard et des Pyrénées –Orientales.  L’Aude nous a envoyé son listing, et la Lozère est en voie de le faire.

            Reste l’Hérault… dont on se demande si cette Association des maires a une véritable existence. Pas de site Internet. Pas de réponse au courrier. Et lorsque vous appelez le numéro de téléphone référencé par l’Association des maires à Paris, vous tombez… à l'Hôtel du département sur le secrétariat de Mr Mesquida… qui vous oriente vers un autre poste au bout duquel vous avez… un second ( ?) secrétariat de Mr Mesquida, président en titre de l’Association,  député et premier-vice président du Conseil général.

            Et vous savez ce qu’on vous répond ? Que les données  demandées « ne sont pas communicables » !

            Alors de deux choses l’une. Ou les 4 autres associations départementales sont, dans l’Aude, le Gard, les Pyrénées-Orientales et la Lozère, dans la parfaite illégalité, ou l’Association des maires de l’Hérault cultive une opacité dont je m’interroge sur les raisons.

            A moins que son président ait quelques secrets … d’Hérault à cacher !

11:37 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

21 février 2008

Ségolène

L’Assemblée des femmes du Languedoc et du Roussillon a reçu l’invitation ce matin ; Ségolène Royal sera demain à Montpellier. C’est un peu tard pour vous le dire, mais votre présidente avait zappé le mail que son directeur de cabinet lui avait envoyé la semaine dernière !

            Alors, si vous le pouvez, rejoignez Ségolène Royal, à 15 heures à La Paillade, à 16 heures à la Comédie et à 17 heures à la Librairie Sauramps (au Triangle) où elle dédicacera son « Ma plus belle histoire, C’EST VOUS » paru chez Grasset à la fin de l’année dernière. Je vous en ai déjà parlé (voir « Règlement de comptes » du 8 décembre 2007).

            Pour tout vous dire, j’y serai, ses « garçons d’honneurs » aussi : Robert Navarro et Georges Frêche l’accueillent dans le soutien qu’elle apporte à Hélène Mandroux. Une très « belle histoire » encore !

11:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

20 février 2008

« La preuve par Frêche »

Je partage quelque chose de commun avec Alain Rollat. Outre ce côté « diseurs de vérités » qui fait de nous des empêcheurs de tourner en rond dans les cercles feutrés et compassés des initiés de la politique, il nous arrive quand nous ne disons pas du mal de Georges Frêche d’être aussitôt catalogués dans la catégorie des « vendus » ou des « achetés ». Dans son dernier ouvrage, Alain Rollat, l’auteur de « L’assassinat raté de Georges Frêche »* fait de l’homme un « cas d’école, il  ne m’étonnerait pas qu’il devienne référence, un jour, dans les institut de journalisme ». Et de fait, ce sont ces derniers qui en prennent pour leur grade, tant à penser qu’ancien de Midi-Libre, Rollat prend, dans ses investigations, la précaution de ne mentionner ses confrères que par leurs seules initiales.

            Premier plaisir d’un jeu de piste à peine brouillé qu’il offre à celui qui connaît bien la presse régionale. Avec méthode, avec la précision d’un orfèvre, Alain Rollat va s’appliquer à décortiquer processus politiques et emballement médiatique qui ont conduit à faire par « effet de meute », de l’altercation publique de Frêche avec un  fils de Harki et d’un propos « à l’emporte pièce » qu’il aurait prononcé sur les « Blacks » de l’équipe de France, un événement de portée nationale : Frêche « raciste », traîné de ce chef en justice et, sans autre forme de procès, mis à la porte du Parti socialiste.

            Mais, ce n’est pas tout. En fin héritier de ceux qui faisaient en leur temps du Monde, l’excellence d’un titre qui régnait sur toute la presse, Rollat ne s’arrête pas là. Il perce le secret. « Je me suis senti inatteignable… », lui confiera celui qui avouera sa souffrance d’avoir été accusé de racisme.

            Le reste, vous le connaissez. Alain Rollat, par petite touche brosse l’histoire du Parti socialiste,  raconte et analyse : l’arrivée de Frêche à Montpellier, Frêche candidat à la mairie en 1971, député en 1973, maire en 1977…. L’histoire de la vie d’un homme qui se confond avec celle de son parti. Mais dont les blessures, profondes,  affleurent au  fil des dernières pages.

            Comme si post mortem, ailleurs qu’a Paris, à Montpellier s’était rejoué l’année dernière un remake de l’attentat manqué de l’Observatoire dont Mitterrand avait bien failli sortir assassiné. Politiquement.

* L’assassinat raté de Georges Frêche. Alain Rollat. Editions Singulières. Février 2008.

13:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

19 février 2008

« Passionnément »

Georges l’a dit, André l’a fait : « Il faut saborder le PS »*.

En apportant, « passionnément », au nom d’un vague concept de « Majorité départementale », son soutien à des candidats autres que ceux investis par le Parti socialiste, le président socialiste du conseil général de l’Hérault s’affranchit des règles de son parti, et, vexé de n’avoir vu ses copains choisis,  nous rejoue 10 ans après à l’envers, le remake d’un scénario dans lequel il a pris à l’époque le rôle du « sauveur »…

Le Parti socialiste devra désormais s’en inventer un autre. En écartant du même coup de  l’équipe ceux qui croient encore que tirer au but contre son camp peut se faire en terrain neutre.

L’histoire de notre département montre que partout dans ce style d’affaire, c’est le PS qui a toujours gagné. Et André Vézinhet le sait, puisqu’il a contribué en son temps à le faire. Son seul problème est de savoir si cette « Majorité » dont il se réclame « passionnément » est toujours aujourd’hui bien la sienne. Autrement dit s’il en est encore le patron.

 

*Il faut saborder le PS. On ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres. Georges Frêche, conversations avec Alain Rollat. Seuil, 2007.

 

12:32 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

16 février 2008

Sexe faible

C’est Hélène qui le crispe ?

            En tous cas, Mr Domergue, le challenger de Mme Mandroux à Montpellier semble avoir des problèmes avec le sexe dit faible. Il nous annonce 13 femmes  « ni connes ni soumises » sur sa liste ; à l’arrivée,  il n'y en que la moitié. C’est dire !

            Il faut les comprendre ces « ni connes ni soumises ». Déjà, aux législatives il leur avait fait le coup, zéro candidate, zéro parité dans l’Hérault.  Alors, après, quand il inscrit dans son programme de mettre à la porte de son travail une femme moi, je crois, c’est sûr que ces 13, elles en ont été si tourneboulées qu’elles se sont débandées.

            L’égalité, le travail des femmes est un droit fondamental gravé dans le marbre de la Constitution. Qu’un parlementaire l’ignore, c’est grave. Mais qu’il fasse de l’emploi de l’épouse de Frêche – au demeurant membre des cadres territoriaux bien avant leurs épousailles -  un argument de campagne serait inexcusable s’il n'était aujourd’hui aveuglé. Par la blondeur sublime d’Hélène ou la noirceur des sondages ? Les deux ? Vous croyez ? Ah, le sexe faible !