26 août 2008
Une étoile
Martine Aubry nous annonce ce matin un nouveau bouquin, histoire de marquer les journées de La Rochelle, le rendez-vous de fin d’été des socialistes, d’une présence mieux appuyée. Normal, si elle veut candidater en novembre, au Congrès, au poste de premier secrétaire.
Remarquez, ce n’est pas la seule. Chacun y va de sa déclaration, de sa posture, de son commentaire, de sa prise de position. Les petites vacheries entre amis ne sont pas exclues pourvu qu’elles fassent parler de soi. Bref, c’est la règle du jeu, faut s’y faire !
Prenons l’excellent Bâtonnier André Ferran, ancien avocat de Georges Frêche reconverti un moment dans la critique … de son ancien client ; il semble enfin avoir trouvé sa voie. .. au cinéma.
Bravo, donc pour ce (petit) rôle dans cette « Fille de Monaco » (superbe) aux côtés- tenez vous bien - de Fabrice Lucchini !
Ce qui prouve, que le Barreau a un après, autre que la (mauvaise) politique ! A moins que tout cela ne soit que du cinéma… au Festival de la Rochelle. Une étoile est née ?
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24 août 2008
La légende
Mon « Ségoliniste en chef » dont je vous parlais hier, se languissant depuis 3 semaines de mon blog – je suis très flattée-, je vais lui faire un petit plaisir en vous racontant ce que dit Gérard Deruy, un vieux socialiste de mes amis ; il fut notamment maire de Millau, dans l’Aveyron de 1983 à 1995, ce n’est pas la moindre de ses qualités.
Dans ses mémoires* qu’ils a publiées au printemps 2006, il observe, au chapitre « Bertrand Delanoë » : (…) « le premier secrétaire fédéral de l’Aveyron du nouveau parti socialiste, venu de la SFIO eut du mal à accepter le bouleversement provoqué par le Congrès d’Epinay -1971 - (…) ; le bureau fédéral fit alors appel à Bertrand Delanoë, tout jeune et nouveau militant, et lui demanda d’assurer la coordination au sein du bureau fédéral. (…) Il assuma cette responsabilité avec enthousiasme pendant un an – la signature du programme commun de la Gauche avait déterminé son adhésion au PS -, et mena en mai 1974 avec beaucoup d’ardeur, la campagne présidentielle de François Mitterrand face à Giscard d’Estaing. Bertrand croyait au succès et fut très déçu de la défaite (….). Démotivé, sans travail, il s’ennuyait à Rodez. Un beau matin de mai 1974, le jour de la fête des mères, il fit ses bagages et s’embarqua dans sa vieille Peugeot pour Paris. Nous lui en voulûmes un peu de cet abandon au moment où nous pensions avoir trouvé un bon secrétaire fédéral pour l’Aveyron ! De par sa fonction, il connaissait les cadres nationaux du parti. Une visite en Aveyron de deux proches de Mitterrand, (…) lui avait ouvert les portes… ».
La suite, vous la connaissez.
* Le gant et la rose – Gérard Deruy, préface de Lionel Jospin – Mémoires intimes et politiques d’un maire de Millau aux portes du Larzac (des années 1930 à 2005) – Editions E et C – Collection Mémoires – 1er trimestre 2006.
07:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23 août 2008
Les « Madones »
J’ai écrit au « Ségoliniste en chef » de notre département pour lui demander de protester à propos des « Madones » dont Carla Bruni et Ségolène Royal font l’objet au détour d’un éditorial ce matin.
Si la première est italienne et n’a rien par conséquent, par sa beauté souriante à envier à l’œuvre majeure de Bellini, la seconde est une femme politique qui à ce titre a rencontré à Nantes le Dalaï Lama.
C’est toute la différence dans une démocratie représentative, où, aussi intelligente et compétente puisse-t-elle être, l’épouse du Chef de l’Etat en tant que telle n’a aucune légitimité à se mêler de diplomatie.
Plus encore quand les ministres en charge sont ravalés au rang de figurants.09:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 août 2008
Françoise
La presse nous apprends ces jours-ci la disparition de Françoise de Veyrinas. A 64 ans, donc bien trop jeune encore pour mourir. A l’alternance politique de 1986- quand le PS de François Mitterrand a perdu sa majorité parlementaire-, elle fut nommée Déléguée régionale aux Droits des femmes en Midi-Pyrénées … en remplacement de sa collègue socialiste… à l’époque comme moi, limogée par le nouveau pouvoir RPR, l’ancêtre de l’UMP.
Ce fut pour Françoise le point de départ d’une carrière politique à Droite, que, dans un avis initié par des organismes oeuvrant dans le secteur de l’habitat, le Monde d’aujourd’hui résume bien : « ancieN ministre » (ce fut l’une de ces anciennes jupettes virée à la première occasion par Juppé), « ancieN adjoinT » au maire de Toulouse , « vice-présidenT » de la Fédération nationale des Offices publics d’Habitat ; bref, si j’en crois les annonceurs qui prennent part à la tristesse de son décès, rien que des responsabilités d’hommes ! La preuve ? C’est écrit au masculin, comme si on voulait à tous prix contester à Françoise une quelconque féminité.
Qu’est ce que vous voulez, moi, ce masculin à outrance, cela me choque. Et ce n’est pas la peine de s’appesantir avec les sociologues sur ce fameux « plafond de verre », -ces obstacles invisibles mais infranchissables auxquels se heurtent les femmes pour accéder, en politique et ailleurs, aux échelons supérieurs - , si non ne commence pas par La ministre où La maire lorqu’Elles le sont !
Vous connaissez mon amitié pour Hélène Mandroux, mais quand les journaux la désignent comme Le maire de Montpellier, j’ai besoin d’un millième de seconde pour réaliser qu’elle est bien toujours là, à son poste.
Sur ce, la preuve encore que la parité – je veux dire la Loi qui stipule l’obligation d’égale représentation dans les assemblées politiques élues -, ne suffit pas.
Tenez, prenez les élections sénatoriales dans l’Hérault. Le scrutin de liste à parité alternée (2 hommes et 2 femmes) ne garantit en rien l’élection de la première sénatrice de ce département. Sauf à gauche, par exemple, si les grands électeurs évitent de disperser leurs voix sur des listes dont la légitimité reste à commenter. Soit parce que, par la faiblesse des organisations politiques qui les présentent, elles n’ont aucune chance, soit encore parce qu’elles ne sont constituées que pour servir la reconduction d’Un sortant.
J’en appelle aux Délégués et Déléguées sénatoriaux qui tiennent dans leurs mains les clefs de ce scrutin et leur demande d’y réfléchir. Au risque de voir encore la parité bafouée !
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28 juillet 2008
Les Assemblées de chasseurs
Il ne faut pas se cacher la face. Au moment des investitures dans les partis, « il faut les entendre renâcler quand il s’agit de féminiser les listes », raconte le magazine Marianne (du 26 juillet au 1er août).
Geneviève Couraud, Déléguée nationale à la parité du PS, -elle siège auprès du responsable Bruno Leroux, plutôt bien disposé, à la Commission électorale -, témoigne : « Ils ont toujours un candidat légitime et naturel, eux même en général. Et quand on lance un nom de femme, ils poussent des cris : « Ah, non, pas elle ! Elle est folle ! ». Les femmes sont toutes « folles » ou « pas gentilles ». Est-ce qu’on demande aux hommes d’être gentils ? ». En politique, s’entend.
Et François Hollande, tenez. Quand au début du mois de juillet, le Bureau national du PS discute pour savoir, si oui ou non, il faut rajouter dans sa Déclaration de principes, si oui ou non le Parti est « féministe » - 14 Fédérations se sont prononcées contre, sur plus de 100 quand même-, il s’exclame : « Pourquoi dirait-on qu’on est féministe, puisque ce n’est pas vrai ? ».
Il n’empêche, ils l’ont mis. Mais, pour sûr, aurions nous du rajouter un Code de bonne conduite, avec inscrit à l’article 1 : « Le PS n’est pas une assemblée de chasseurs ». De gibier, s’entend !
09:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


