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30 janvier 2008

Chapeau!

Danielle Mitterrand, la veuve de l’ancien président de la République a mis en vente hier aux enchères à Paris la garde robe et les affaires personnelles de François Mitterrand. Objectif de l’opération : renflouer la trésorerie de sa fondation France Liberté, mise à mal par le système Sarkozy qui lui a enlevé toutes ses subventions. Ce qui est non seulement mesquin, mais peu républicain ; en principe cela ne se fait pas. C’est à défaut de l’augmentation du pouvoir d’achat, peut-être aussi cela,  la rupture.

Je rongeais mon frein depuis quelques jours dans mon coin, me demandant si le Parti socialiste se rendrait acquéreur d’une des pièces de la vente. Eh bien oui, il l’a fait. Un émissaire de François Hollande a emporté le célèbre couvre chef noir de François Mitterrand, souvenez-vous de la photo, feutre et manteau noirs et écharpe rouge, moyennant près de 8000 euros. Mais c’était pour la bonne cause !

Alors, je ne sais pas si François Hollande va placer ce chapeau dans son bureau de la  rue Solférino. Ce qui est sûr par contre, c’est que « porter le chapeau » au Parti socialiste deviendra désormais un honneur !

15:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

29 janvier 2008

Coup de pied à suivre

Je crois qu’on marche sur la tête !

            Je résume. Le 25 janvier, le Conseil fédéral du PS a établi une liste de candidat(e)s – parité alternée obligatoire : Frêche, Chevalier (Mme), Navarro, plus une quatrième candidate à choisir, s’ils le souhaitent, avec les autres partis représentant de la gauche- , à proposer jeudi prochain au vote des militants, je vous en ai déjà parlé. La règle consiste à présenter des listes bloquées (4 titulaires et 4 « suppléant (e)s »), composées de personnalités ayant fait connaître, avant le 22 janvier au Premier secrétaire leur intérêt pour y figurer : 9 ont été dénombrées, les 3 désignées, plus Mme Charles, Mme Lazerge, Mme Verdheillan, Mr Bilhac, Mr Tropéano, … et un 9e, qu’il me pardonne, dont j’ai oublié le nom ;  en tous cas, 4 femmes et 5 hommes, ce qui au passage met à mal la rhétorique du « déficit de candidature féminine ».

            La liste arrêtée par le Conseil fédéral de l’Hérault – c’est là, et pas ailleurs,  que se prennent les décisions qui engagent le parti- est celle de la majorité du PS issue du dernier Congrès. Par conséquent, celle aussi de tous ceux qui s’en réclament, ou qui s’en sont réclamé après le Congrés  du Mans de novembre 2005.

            Ceci posé, rien n’interdit à un groupe, un courant, à élaborer une liste autre, de la soumettre au vote des sections et de recueillir autant de suffrages nécessaires pour qu’elle soit majoritaire. Et si c’était le cas, le Conseil fédéral, se soumettrait à son tour. Même si cela ne lui ferait pas plaisir !

            Question plaisir, trois conseillers généraux n’y ont pas du tout goûté. Je les comprends, question solidarité politique, ils jouent sur un terrain autre que le Conseil fédéral, les trois sont aussi qui député, qui sénateur. Je peux tout à fait admettre que pour les sénatoriales ils aient une autre idée. Mais ce qui est inacceptable c’est qu’ils foulent au pied les règles démocratiques « dans un courrier à François Hollande, en s’opposant à la décision du conseil fédéral » (Midi-Libre, 29 janvier 2008).

            Et question pied, justement –aucun des trois n’était présent au Conseil fédéral, le premier était parti, dixit Georges Frêche « sauver la Chine », le second est à l’hôpital, mais il va bien ; quand au troisième, il n’a rien dit-, c’est celui à suivre qu’il faudra surveiller. Car à défaut de liste alternative, aucun motif – ni la seconde place réservée à une « inconnue »  (merci pour elle), ni la première à un « exclu » (merci pour la présomption d’innocence)- ne saurait justifier la violation d’un choix majoritaire. Hollande le sait. Alors, il se pourrait que ce courrier qui lui a été adressé revienne à leurs auteurs avec un avertissement. Celui que réserve le PS à ceux et celles qui violentent ... ses statuts.

10:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

27 janvier 2008

La plomberie

Mr Lorfèvre ne lit pas mon blog. Et que sa rédaction me pardonne, il a tort. Parce que s’il l’avait fait, son  article  « Politique. Frêche investi tête de liste PS aux sénatoriales » (Midi-Libre – 27 janvier 2008), aurait été certainement mieux documenté.

Donc, pour ceux qui n’auraient pas tout saisi, je reprends.

C’est vrai, et là, Mr Lorfèvre a raison, Georges Frêche a été exclu du Parti socialiste  en janvier 2007 (je ne suis pas sûre de la date du 27), pour des propos tenus à l’emporte pièce dont j’ai dit ce que j’en pensais (voir « L’écume des choses »- 25 janvier 2007). Mais là où Mr Lorfèvre se trompe, c’est sur le sens du « définitivement ». Au Parti socialiste, « l’exclusion définitive » qui prive un adhérent de son appartenance s’oppose à « la suspension », qui par essence n’est que temporaire.L’exclusion définitive n’a pour conséquence de priver un socialiste d’appartenir à son Parti, que pour autant qu’il n’ait pas été procédé à sa réintégration, dont la demande, de droit, peut-être faite, selon des formes statutaires, à la direction. A elle de juger si elle veut l’accorder  et d’en saisir ou non le Congrès.

S’agissant de Georges Frêche le problème ne se pose pas. Il a été exclu en janvier 2007, pour des faits dont la justice – il a été relaxé par la Cour d’appel de Montpellier- l’a blanchi le 13 septembre suivant. Dans un Etat de droit, les décisions de justice s’imposent à tous ; le Parti socialiste ne fait pas exception (voir « L’écume des choses 2 »  - 14 septembre 2007 ; « On va vers l’été » - 16 janvier 2007).  Il est normal donc, que Georges Frêche soit réintégré,  sans autre préjudice ni autre forme de procès.

C’est aussi le sens du vote du Conseil fédéral du 25 janvier. Dont acte !

Alors,  et c’est vrai encore,  Mr Lorfèvre sera fondé à dire que nous avons au PS un problème de communiquant.  Pas de vases, mais de chargés de communication.  Parce que quand les premiers débordent, c’est que les seconds ... n’entendent plus grand'chose à la plomberie !

11:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

26 janvier 2008

De facto

On n’avait pas déroulé le tapis rouge, ce n’est pas le style de la (vieille) maison, mais hier, au Parti socialiste, c’était  « jour de Grand pardon », sauf qu’à la fin on n’a pas dansé,pourtant, il y avait la parité ; le Premier secrétaire, Robert Navarro n’avait pas commandé la musique. Et même si  l’un des tontons avait boudé la fête, si  trois cousins lointains faisaient un peu la tronche dans un coin, si l’une des cousines ressassait  sans cesse sa part d’héritage dans l’autre, c’est fait, Georges Frêche est de retour au Parti socialiste. Par la grande porte, celle des militants, que lui a ouvert par son vote le Conseil fédéral en lui demandant de conduire en septembre la liste qu’il présentera aux élections sénatoriales. J’en déduis donc que Georges Frêche est réintégré. De facto. C'est logique, non ?

19:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

23 janvier 2008

Au cinéma

Le Président de la République, nous a d’abord dit qu’il allait sauver l’Europe. Ce qu’il pense avoir fait avec le Traité européen simplifié dit de Lisbonne, qui devrait être ratifié le 4 février par la France et dont le refus au référendum de mai 2005 nous a largement marginalisé au sein de l’Union.  

Il n’avait pas prévu que les pêcheurs, et dans notre région les thonailleurs,  c'est-à-dire, ceux qui à l’inverse des grandes pêches industrielles, se limitent à capturer le thon en méditerranée, se révoltent contre les quotas -fixés comme prévu il y a quelques  mois - , qui ont pour conséquence directe de désormais leur interdire de poursuivre leur activité. Alors, la main sur le cœur, Nicolas Sarkozy, leur a assuré pas plus tard que lundi, que, fort de sa présidence de l’Union  à compter du 1er juillet 2008, la Commission européenne allait voir, ce qu’elle allait voir. Et, dans l’attente, il en a chargé son ministre, Mr Barnier. Sur les photos, en Bretagne,  Mr Barnier en avait l’air complètement tétanisé. Il connaît la musique ; il a été Commissaire européen, il sait par conséquent les effets limités d’une présidence de l’Union sur les politiques du pays qui l’exerce. Et  le refrain qui consiste à dire une chose en France (on est contre) et une autre à Bruxelles (on négocie), il le connaît par chœur pour l’avoir maintes fois entonné. J’en conclus que Mr Sarkozy et Mr Barnier, nous font leur cinéma dont j’espère que les pêcheurs de Sète cornaqués par leur député, Mr D’Ettore  relégué  dans l'affaire au rôle de script, finiront par ne pas être dupe !

Au fait, que propose l’Europe ? Eh bien, de protéger la ressource halieutique en diminuant, par l’institution de quotas,  le volume des captures. En contrepartie, des aides compenseraient la sortie de flotte de ceux qui décideraient d’abandonneraient le métier. Moyennant 150 000 euros par bateau « déchiré ».

Et là, ce n’est pas eux qui nous font leur cinéma. Mais bel et bien un film, -toujours en salle-,  « La graine et le mulet » dont l’action se déroule, justement à Sète. Avec des acteurs, souvent simples figurants, mais néanmoins  plus vrais que nature !

Je résume. Un ouvrier tunisien prenant de l'âge à l’aire de carénage est licencié : trop lent, pas rentable, et une ancienneté qui ne prend pas en compte ses années passées au chantier en n’étant pas déclaré. Il décide, avec ses maigres indemnités de créer un restaurant sur un bateau dévolu à la casse qu’il va restaurer pour l’amarrer sur les quais. Sa spécialité ? Le couscous au poisson, d’où,  « La graine et le mulet ».

Et cela marche ! Le jour de l’inauguration, la bonne société, invitée, se presse autour des tables après avoir, tout de même, dénigré (et flingué) le projet!

Moralité : quand pendant ma campagne électorale à Sète, j’ai émis, soutenue par Alain Rollat, un vrai sétois, fondateur de la Gazette de Sète, que les bateaux voués à la destruction pouvaient être récupérés pour la relance d'activités nouvelles, quand j’ai dit qu’il valait mieux cela que de jeter 150 000 euros par dessus bord pour détruire des vies de travail,  je ne vous dit pas, ils me sont tous (ou presque),  tombés dessus !

Dommage qu’au pays d’Agnés Varda, les sétois, s’ils excellent dans la matière, n’aillent pas plus souvent au cinéma !

           

15:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3)