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16 janvier 2008
On va vers l’été
Il va falloir que je demande à Georges Frêche de remonter la note qu’il avait attribuée à François Hollande (voir "Les violons de l'unité" - 4 janvier ) et du même coup suggérer à Sarkozy de baisser sérieusement celle de Fadela Amara.
Je m’explique. François Hollande a prié Georges Frêche à déjeuner le 28 janvier, « ils veulent peut-être me réintégrer » (Midi-Libre 16 janvier 2008). Pour ceux qui ne le sauraient pas le président de la région Languedoc-Roussillon avait été, dans le feu de la campagne pour la présidentielle en février 2007, exclu du Parti socialiste du chef de "prononcé de propos racistes ". Depuis, la justice l’a blanchi, il a été relaxé par la Cour d’Appel de Montpellier. Il est donc normal que le Parti socialiste mette sa propre jurisprudence en conformité avec celle de la République, et cela, à n’en pas douter, François Hollande, fine mouche, le sait.
Par contre, Fadela Amara –dont il ne viendrait à personne l’idée de dénier le bien fondé de l’action de « Ni Putes Ni Soumises » - ignore le devoir de réserve auquel elle est tenue. Lorsqu’en en tant que Ministre de la République elle commente, disons, « l’affaire George Frêche », non seulement, elle revient sur l’autorité de la chose jugée, mais foule du pied le principe de présomption d’innocence.
Alors, c’est dommage que Michel Rocard – pour sûr, il péri d’ennui au Parlement européen- choisisse de décocher ses flèches à « Ségolène » qui n’aurait pas « à l’évidence les capacités nécessaires aux responsabilités qu’elle postule » (Midi- Libre 16 janvier 2008) plutôt qu’à Fadela ! Notez que s’il veut encore faire président de la République, il vaut mieux qu’il s’en prenne à la première qu’à la seconde. Comme on dit à Sète, côté concurrence, « y a pas photo » !
« Y a pas photo » non plus. Ils se sont réconciliés ! Je parle des socialistes. Ils ont trouvé un point d’accord sur le Congrès du Parlement à Versailles le 4 février – il s’agit de modifier notre Constitution, préalable à la ratification du Traité européen dit de Lisbonne - , ils s’y rendront tous, et tous (ou presque) s’abstiendront.
Quand je vous dis que le Parti socialiste ne meurt jamais, je sais que vous ne me croyez pas. Mais quand il est au plus bas, tenez, c’est comme lorsque vous coulez dans la piscine parce qu’un être brutal vous a assommée avec ses plaquettes, vous avez le choix. Soit vous écoutez cette délicieuse petite musique qui engourdit gentiment votre esprit, soit vous donnez un coup de talon et vous revenez à la surface.
Et quitte à vous assommer à mon tour avec mes histoires, je le redis. Tous les jours on va vers l’été !16:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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