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30 décembre 2007
Le petit chevalet
En affirmant qu’il faut « Agir aujourd’ui pour mieux vivre demain », une grande enseigne de supermarché en profite pour vous fourguer, moyennant 0,10 à 1 euros, des sacs en matière plastique pour ranger vos commissions ; de toutes façons, vous n’avez pas le choix si comme moi, vous n’avez pas pris la précaution d’emporter votre cabas… qui sans coup férir se révèlera trop étroit. Et de manière subliminale, l’enseigne vous culpabilise, si vous osez poliment demandez des sachets gratuits à la caisse pour emporter ce qui déborde et que de toutes façons, vous leur avez acheté …, vous allez, horreur, polluer !
Oui mais l’enseigne, au passage, elle en fait l’économie de ces « millions et millions de sachet qui gâtaient la nature », puisqu’elle vous les fait maintenant payer, en plus de l’argent que vous lui avez déjà laissé !
Tenez, c’est comme les hôtels, je veux parler des grandes chaînes. Sous le prétexte du nombre considérable de serviettes de toilette à laver – qui moussent et polluent les cours d’eau-, on vous invitait jusqu’ici à suspendre votre serviette mouillée pour vous en resservir le lendemain, ou de la jeter dans la baignoire si vous souhaitiez en recevoir une propre. Et comme on vous faisait la morale sur un petit chevalet placé sur le lavabo, eh bien, vous tâchiez de vous tenir à carreau !
Maintenant, si vous arrivez à deux dans une « chambre double », vous devrez vous méfier ! Car non seulement de vous administrer la petite leçon de protection de l’environnement, on vous planque les serviettes. Et si vous ne voulez pas que votre homme –qui est un gentleman – s’essuie le matin avec un timbre poste, vous devrez découvrir avant de vous coucher… où se cache le double du linge de bain ! Et il y a mieux ! Si, si ! Et toujours pour les mêmes raisons, – les montagnes de savon dépensées par les hôtels-, voilà maintenant que si vous voulez qu’on fasse votre lit le matin, pensez à jeter sur la couette, le petit chevalet … qui indique qu’il faudra la changer ! Bref, on vous fait « agir maintenant » pour qu’ils « encaissent mieux demain » !
Remarquez, que je ne suis pas contre l’économie de gaspillage, à condition que justement cela procède non de la préservation de profits, mais bien des ressources de notre planète !
Tenez, prenez le Président de la République ! J’en apprends de belles ce matin ! Outre qu’il se fait charrier en Egypte par un capitaliste – qui de toutes façons nous le fera payer d’une manière ou d’une autre- , au motif (louable) que ses vacances ne coûtent pas un sou à l’Etat (donc à vous), un avion de la République a été en même temps que celui de Bolloré, acheminé en Egypte afin de pouvoir rapatrier le président à tout moment en cas d’urgence.
C’est comme les sachets des supermarchés, les serviettes et les couettes des hôtels. Mais en sens inverse, puisque pour économiser nos deniers … deux avions au lieu d’un ont été affrétés, ont volé, et par voix de conséquence, ont doublement pollué l'atmosphère ! Et nous, je veux dire la République en fin de compte , on aura aussi doublement à payer
Alors, qui me dira pourquoi, le président n’a-t-il pas tout simplement emprunté l’avion de la République ? Peut-être a-t-il oublié comme moi de placer à temps le petit chevalet… pour changer sa couette, non, je veux dire … pour clouer au sol celui de Mr Bolloré!
17:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Madame, puis-je sans vous offenser, ajouter à votre conclusion : "mais ne nous prendrait-on pas pour des c.... ???" A la question que vous n'avez pas posée, je réponds : oui !!!!...
Cordialement.
Ecrit par : Marie de Savoie | 31 décembre 2007
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