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28 décembre 2007
Au boulot !
Puisque « la trêve des confiseurs n’existe pas sur Midi-Blogs » - c’est Midi-libre qui parle ce matin- je me torturais pour savoir que vous dire, quand le dessin de Plantu du Monde (Le Monde du 28 décembre 2008) m’a soudain donné matière : on y découvre, sous fond d’une mosaïque formée de petits Sarkozy - des bleus pour les garçons et des roses pour les filles - , Nicolas et Carla, lunette noires et col ouvert (en Egypte certainement), sous l’œil d’un médecin suivant, qui s’exclame, vraisemblablement soulagé : « Heureusement, il y a la contraception » !
Et aujourd’hui, justement, est un jour important. C’est le 40 eme anniversaire de la loi Neuwirth sur la contraception (pour faire vite, la pilule), promulguée le 28 décembre 1967.
Alors en rapprochant ces deux événements, Carla/Nicolas et la pilule, je me disais que somme toute, Plantu, il s’était un peu « planté » ! Car chacun sait que si le peuple des françaises a du attendre 3 ans pour accéder normalement (et non librement) à la pilule –sous l’influence de l’Eglise et du corps médical les décrets d’application de la loi ont mis plus de 2 ans à sortir -, les privilégiés eux savaient et utilisaient. Dont acte pour le médecin de Plantu qui nous prend pour des billes !
L’actualité nous fait part aussi de la disparition d’André Castéra. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, c’était « le Christ des Corbières », entendez, un leader viticole que ses heures de gloire ont poussé à la politique sans les années 1970 : « il fut sévèrement défait (…) aux législatives de 1973 » , nous renseigne Jean-Pierre Lacan ( Midi-Libre, 28 décembre 2007). Vrai. Mais ce ne sait pas Jean-Pierre Lacan, c’est qu’à Narbonne, Castéra, on l’appelait « l’encasquetat* ». Et tout en ne résistant pas à vous citer ce morceau de bravoure d’un de ces meeting légendaire de Françis Vals (PS) au Palais du travail « volen pas d’un deputat parchutat – la droite avait présenté un haut fonctionnaire de Paris -, ni de l’ouatre encasquetat !»**, je m’interroge sur la pertinence de vous rapporter tel quel ce propos.
Car dans le concert de louange qui salue la mémoire d’André Castéra – sur laquelle je m’incline avec respect -, figure, au somment du « politiquement correct » le commentaire de George Frêche. Alors, je me dis que la politique a bien changé, si avant d’écrire ou de parler il faut maintenant tourner dix fois sa plume dans l’encrier ou sa langue dans la bouche. Et j’ai bien peur, qu’à ce rythme, Georges Frêche finisse un jour par s’étouffer !
* celui qui porte casquette
** « Nous ne voulons pas d’un député parachuté ni de l’autre encasqueté ».
Que les occitanismes me pardonnent l’orthographe (si je comprends et parle l’occitan, je ne sais pas l’écrire), et acceptent de corriger ma rédaction !
19:13 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Réagir contre Paris,que l'occitanie était une belle et bonne région,perdue malheureusement à le bataille de muret parce que le roi d'ARAGOn s'était trop dépensé nuitament entre les bras d'une belle,ces deux faits réunnissaient autour de CASTERA certes les défenseurs de le viticulture mais aussi les amoureux d'un vivre autrement.Les années ont passé,le tribum CASTERA est parti mais Georges nous le rappelle dans son dernier ouvrage ,il nous appartient de réinventer l'avenir non pas avec Paris mais au plu pret avec les habitants de l'oocitanie oh excuse moi Georges de la Setimanie.
Ecrit par : montagne jacques | 02 janvier 2008
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