08 septembre 2008

Rigueur

Dans Midi-Libre d’aujourd’hui, le professeur Paul Alliès, par ailleurs conseiller régional socialiste, nous livre son regard de politologue sur les prochaines élections sénatoriales dans l’Hérault.

            Il estime, que « l’une des listes PS pourrait très bien ne pas avoir d’élu ».

    Si je partage son analyse sur le rôle du sénat « dont le mode d’élection en France est une aberration unique au monde », je vous en ai déjà parlé, je regrette de prendre en défaut la rigueur scientifique de cet universitaire de renom : il n’y a qu’une liste socialiste dans l’Hérault, - qu’on le veuille ou non,  celle conduite par Robert Navarro - et non deux comme il le dit ; les dissidents Tropéano et Cie ayant été exclus du Parti.

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07 septembre 2008

M….. , alors !

 M..., alors! En cinq lettres, c’est ainsi que Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional Ile de France, a ponctué la semaine passée à La Rochelle, son indignation quant au manque d’impartialité de l’Etat ; il s’agissait du financement des collectivités locales dirigées par la Gauche.

            Aujourd’hui, le secrétaire d’Etat à l’intérieur, Alain Marleix, annonce que le redécoupage des circonscriptions législatives entraînera la suppression d’une dizaine d’entre elle. Et devinez où ? Dans le Nord (Martine Aubry, Mauroy), le Pas de Calais (Jack Lang), la Seine –Maritime (Fabius), la Corrèze (Hollande) et Paris (Delanoë). Autrement dit, autant de départements où le PS détient des circonscriptions importantes.

            J’ai deux remarques à faire.

            La première, c’est que la sacro-sainte « neutralité de l’Etat » en prend encore un coup.

            La deuxième, c’est si on supprime 10 circonscriptions, c’est pour en créer 10 nouvelles. Et comme je suppose qu’elles seront aux petits oignons  pour l’UMP, je suggère à Mr Marleix de demander à son parti de les réserver à des femmes.

            M…., alors !

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06 septembre 2008

Filles du calvaire

Le Grand Orient de France (GODF) accepte le même jour  les candidatures spontanées par Internet, et refuse en même temps l’initiation de femmes par les loges qui lui sont affiliées. A l’autre bout de la chaîne, le pape continue à dénoncer les droits à l’avortement, à la contraception et multiplie ses appels criminels à ne pas utiliser le préservatif. Ce qui prouve que concernant le droit des femmes, ni les uns ni les autres ne sont pas prêts à lâcher comme cela.

            J’ai revu mon amie Yvette Roudy, ancienne ministre des Droits de la femme,  à La Rochelle à la réunion annuelle de l’Assemblée des Femmes ; d’un papotage à l’autre (si, si !), voici ce qu’elle m’a raconté : au moment du remboursement de l’IVG par la Sécurité sociale  « il y a eu une mobilisation très forte du côté religieux. Tous les couvents ont été mis à contribution  pour écrire des lettres, diffuser des dépliants. Tout l’appareil a été mobilisé contre cette loi. J’ai résisté en disant que c’était une mesure de justice sociale dès l’instant où l’avortement était accepté pour celles qui pouvaient payer. Mauroy et Jospin, alors à la tête du PS était d’accord avec moi. Et ils l’ont dit haut et fort. Il y a eu aussi une manifestation de féministes pour me soutenir ».

            Un regroupement d'associations, syndicats et organisations politiques appellent à manifester à Paris dans la soirée du vendredi 12 septembre pour dénoncer, à l'occasion de sa venue en France, les positions prises par le pape.

            25 ans après ; le rendez-vous est au Métro « Filles du calvaire ».

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05 septembre 2008

C’est dit !

C’est un internaute, Pierre,  qui dans un commentaire sur « La Rochelle... suite... et j'espère fin » met les points sur  les i.

            Il l’a bel et bien dit !

             Le 29 août à 8 heures10, l’invité de  Radio France Bleue, en l’occurrence André Vézinhet, le président du conseil général de l’Hérault, avoue : a la remarque de Pierre –Jean Pluvy, le rédacteur en chef  qui agite « 5 listes à gauche pour les sénatoriales » sous son nez, Vézinhet répond : « (…) Moi je soutien celle de Robert Tropéano (…) », autrement dit, la liste dissidente du PS, dont les composantes ont été exclues par la direction nationale.

            Si je pourrais comprendre, sans les admettre, les motivations du sénateur sortant pour conserver coûte que coûte son siège de parlementaire, les efforts d’une femme qui fût de qualité pour revenir après 10 ans d’absence au Parlement, l’attitude du « patron du département » (?), elle,  dépasse mon entendement.

            Je voudrais bien savoir ce qu’en pense Delanoë, avec qui, pour le Congrès du PS, il essaye de se lier d’amitié.

            Car du Congrès, il pourrait bien en être privé.

            Comme le dit l’une de mes amies socialistes audoise, « quand on passe le permis de conduire, on vous dit de conduire à droite, et si vous conduisez à gauche … eh bien on vous pique le permis ».

            C’est pareil en politique.

            Sauf que c’est l’inverse, et qu’au PS, c’est la Gauche et pas la Droite qu’il faut servir.

            Puisse le « patron du département »,  l’entendre une ultime fois !                        

 

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04 septembre 2008

Jacobinisme féodal

Sur son blog, Mathieu Solivarès, un jeune UMP raconte que les dissidents du PS « font campagne dans toutes les communes du département avec un programme qui tient en une ligne : faire sauter Georges Frêche ». Ce qui, -que Frêche me pardonne cette insolence-, me paraît un travail de titan à regarder l’ampleur de son tour de taille.

            La question n’est pas là, mais bien dans la relation entre le sénat et les départements. Depuis 1986, la Gauche ne peut pas réformer. La Droite a assis son pouvoir sur le blocage des réformes au sénat qui lui-même s’appuie sur les conseils généraux dont l’organisation à partir du canton relève d’un véritable jacobinisme féodal. D’un canton à l’autre – comparons par exemple dans l’Hérault celui du Caylar et celui d’Antigone à Montpellier -, le poids de la représentation citoyenne est de 1 à 50. Pour faire court, cela signifie que du côté du Pas de l’Escalette ou de Saint-Chinian,  un seul électeur pèse autant que 50 montpelliérains.

            Quand les dissidents du PS Tropéano et Christine Lazerges « martèlent ce programme à Palavas » - c’est toujours Mr Solivarès qui témoigne-, ils trahissent pour régler quelques comptes  l’avenir de la Gauche.

            Il ne s’agit pas de rayer d’un trait les départements, mais de rénover les Conseils généraux. En clair, dans un premier temps d’organiser leur élection à la proportionnelle. Outre une réponse à l’absence criante de parité, cela mettra un terme à la dictature du canton qui fait que le Parti socialiste, pourtant largement majoritaire dans les collectivités demeure minoritaire  au sénat.

            Cela, bien entendu, fait l’affaire de Mr Solivarès et pointe plus encore l’absence de conscience politique de quelques uns de nos anciens amis.

             

 

           

           

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