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05 décembre 2007
Saint François
Deux parlementaires socialistes, donc élus grâce au soutien du PS et de ses instances dirigeantes, Jean Luc Mélanchon (Paris) et Kléber Mesquida (Hérault) seront ce soir en meeting à Montpellier. Aux côtés du Professeur Paul Alliès et d’un autre opposant notoire au projet de traité européen, Réné Revol, récemment investi par la Fédération de l’Hérault pour porter les couleurs du Parti socialiste aux élections municipales à Grabels. Et pour faire bon poids, tout ce petit monde ira avant, rencontrer les pêcheurs de Sète, histoire d’en remettre une couche au sentiment vivement anti- européen qui y prédomine.
Je respecte les idées de chacun, et si Mr Gayssot, membre du PCF qui fait aussi partie de la petite troupe est parfaitement fondé à défendre publiquement les positions de son propre parti, les autres ne le sont pas. Le Parti socialiste s’est rangé, au cours d’un débat contradictoire au Bureau national – Mr Mélanchon, par sa présence a pu y donner son avis -, suivi d’un vote majoritaire, derrière la ratification du projet de traité par le Parlement réuni en Congrès. Cette décision s’impose par conséquent à tous les membres du Parti socialiste, c’est la règle. Alors, dans toute société organisée, qui enfreint la règle encours la sanction. Par conséquent courir les estrades pour promouvoir un référendum est, pour tout membre du Parti socialiste, une faute politique de nature aussi grave que celle qui a été commise par les mêmes avant la présidentielle. Et dont chacun sait le prix que nous en avons payé.
L’avenir du Parti socialiste, auquel je crois, et nos chances d’exercer un jour autre chose que des pouvoirs locaux en France, dépendent de la capacité de François Hollande à endiguer une fois pour toutes ces dérives. Il faudra de l’autorité et de la volonté.
Hier sortait en librairie l’ouvrage de Ségolène Royal. C’était aussi sur l’éphéméride la Saint-François.
09:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Commentaires
Bonjour,
Au regret de dire que le respect et la discipline qui prévaut est (serait) de suivre François Hollande et la ligne du PS. Le problème, vu de loin, de très loin, est que François Hollande n'est pas l'homme qu'il faut pour un PS vainqueur demain. Ce que je crois aussi.
Se laisser enfermer dans des débats stériles 'dinosaures' 'Eléphants' ... ce que les gens attendent du PS, c'est une politique claire. Sur l'Europe, un OUI ferme sans ambigüité, sur l'avenir des populations, du pouvoir d'achat, etc...
Ségolène Royale avait raison à mon sens lors de la campagne. Les faits le démontrent, je pense.
L'unité du PS est à faire au plus vite. Et à mon avis derrière les idées de S.R. et de tout ceux qui ne veulent pas que la France s'enfonce d'avantage.
Vous avez raison, chère Geneviève de militer et de vous battre pour vos idées.
Dany
Ecrit par : Dany Masson | 06 décembre 2007
Bonjour Geneviève,
D'accord sur le principe de respect des décisions du Parti. Mais il serait encore mieux que les organes dirigeant du dit Parti se souvienne des positions prises sur la question du traité européen : Si nouveau traité il y a, il faut absolument un référendum.
C'est avec ce genre de volte-face que nous perdons toute crédibilité.
Quand à Hollande, son refus de convoqué un congrès dès 2007 est une erreur de plus qui risque fort d'aggraver la crise latente.
Enfin bonne journée quand même.
Michel
Ecrit par : Michel | 07 décembre 2007
"Par conséquent courir les estrades pour promouvoir un référendum est, pour tout membre du Parti socialiste, une faute politique de nature aussi grave que celle qui a été commise par les mêmes avant la présidentielle. Et dont chacun sait le prix que nous en avons payé."
Socialiste, en congé de responsabilités au sein de notre Parti, je ne saurai rester silencieux.
La faute politique n’est pas de courir les estrades pour promouvoir un référendum, mais d’avoir fait passer à la trappe ce devoir politiquement moral d’exiger qu’un texte aussi important soit soumis aux voix des citoyens.
C’est à cause de tels « accommodements » qu’une nouvelle fois, la gauche et essentiellement les socialistes ont été renvoyés à la case départ.
"L’avenir du Parti socialiste, auquel je crois, et nos chances d’exercer un jour autre chose que des pouvoirs locaux en France, dépendent de la capacité de François Hollande à endiguer une fois pour toutes ces dérives. Il faudra de l’autorité et de la volonté."
François Hollande ne manque pas de panache, d’envergure, mais hélas à vouloir toujours faire la synthèse il a morcelé notre Parti. Une majorité de nos militants raisonnent en acteurs de courants si divers que la cohésion n’est plus qu’une illusion.
Il faudra en effet beaucoup de volonté, de bonne volonté à nos militants pour remettre au goût du jour l’essentiel : l’unité de projet .
C’est elle qui doit être le cap à suivre et non l’intérêt carriériste d’une grande majorité de nos responsables.
Quant à l’autorité, elle se fonde naturellement sur un vrai programme vraiment partagé qui suscite l’adhésion spontanée des militants et du peuple de gauche (cf. ce qui a permis à un certain F.Mitterrand de conduire la gauche aux affaires)…
Ecrit par : Pierre GRIMAUD | 13 décembre 2007
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