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08 novembre 2007
Pour moi c’est oui !
Le Bureau national du Parti socialiste a approuvé à la majorité le principe de la ratification du Traité européen. Pour moi, c’est suffisant ! Car être socialiste, être membre d’un parti induit un comportement collectif de ses membres et amène des contraintes. Celle de se plier aux décisions majoritaires en est une. Et par conséquent, je place ma confiance dans tous ceux et celles qui ont défendu au Bureau national une position contraire pour agir désormais dans l’intérêt général de leur parti.
Car il ne faut pas renouveler les erreurs du passé. Chacun sait le prix que nous en avons payé.
Alors fallait-il en 2005, comme le dit François Rebsamen*, dans le livre d’entretiens consacrés à Philippe Alexandre, concéder à Laurent Fabius, partisan du non, « une sorte de paix armée » qu’il espérait peut-être ? « C’est une erreur parce que Fabius ne comprend que le rapport de force. A ce moment là, il aurait accepté les règles collectives s’il y avait été contraint, j’en suis certain ».
J’en suis aussi profondément convaincue, et la balle est aujourd’hui dans le camp de François Hollande pour rappeler fermement à tous, que les expressions publiques des élus et des dirigeants du PS, doivent soutenir la position adoptée le 6 novembre par le Bureau national. Même si être Premier secrétaire est un « métier de chien », car il faut « fonctionner avec des gens qui ont des ego surdimensionnés et sont flanqués de camarades qui n’ont aucun sens du collectif … ».
C’est encore Rebsamen qui parle.
Et là où je le rejoins complètement, c’est quand il évoque des années Mitterrand. Il régnait à cette époque un esprit collectif ; les responsables socialistes « avaient mangé assez de vache enragée, pendant vingt-trois ans d’opposition, pour se fixer comme objectif de revenir au pouvoir, de le conquérir, même avec un leader contesté ». Car si Mitterrand était contesté dans son propre camp, nous savions tous qu’il pouvait gagner. Et il l’a fait !
Parce les intérêts supérieurs du Parti socialiste ont su prendre le pas sur les stratégies personnelles. Veille d’élections municipales et cantonales, je n’en dirai pas plus. Sur les « intérêts supérieurs » d’une somme d’individualités.
* De François à Ségolène- François Rebsamen – Entretiens avec Philippe Alexandre- Fayard – octobre 2007 - (François Rebsamen est numéro deux du PS et député maire de Dijon)
15:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
L'incapacité à la synthèse sur le traité européen prouve encore que le PS est incapable de définir une ligne. Les chapelles demeurent, Hollande n'arbitrera pas, il ne l'a pas fait en 2005 lors du référendum, il le fera encore moins pour cet ersatz appelé mini-traité. Geneviève, il faut te rendre à l'évidence le PS est mort. Il faut créer autre chose...Vite!
Ecrit par : Marc Ayral | 12 novembre 2007
Bien d'accord avec Marc.
Moi j'ai voté non au référendum sur le traité et ça me frustre qu'on le fasse passer sans nous consulter maintenant.
Ecrit par : Marie | 20 novembre 2007
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