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30 septembre 2007

Colloque "Où en est la Parité électorale ?"

Colloque "Où en est la Parité électorale ?" PROGRAMME DEFINITIF

A échéance des premiers mandats « post-paritaires », les pratiques et les règles du jeu ont-elles évolué ? Organisé avec le soutien de l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, la Délégation régionale aux droits des femmes et à l’égalité du Languedoc-Roussillon, l'association Arc Latin ; le CEPEL-CNRS (Montpellier I), le CERTOP-CNRS (Toulouse II) ; la mission égalité femmes-hommes, parité CNRS; l'université Montpellier I, le Conseil Général du Gard, la Mairie de Montpellier, l'association des maires de France, le Centre de formation des Maires et élus locaux, le Collectif-rencontres d’actions citoyennes, le Réseau Féministe « Ruptures »

Montpellier, 5-6 octobre 2007 Université de Montpellier I – Faculté de Droit  Amphi C, 39 rue de l’Université – 34000 Montpellier

Tram ligne n°1. Arrêt Louis Blanc

Colloque.doc

29 septembre 2007

Jospin

J’ai lu le livre de Jospin*.

            Je n’ai jamais été de celles qui lui ont jeté l’opprobre quand au soir  de son élimination par les électeurs il a tiré les conclusions de cette sanction en quittant la scène politique. Il dit, revenant sur le soir du 21 avril 2002 : « J’avais besoin d’accomplir un geste public et fort. Non par orgueil – encore qu’on n’est pas obligé face à l’échec de s’accrocher à ses mandats et de poursuivre sa carrière – mais par dignité ».   

            Et sa défaite réside « dans chacune des composantes de la majorité plurielle (qui) avait voulu faire prospérer son pré carré électoral au premier tour, sans se soucier de savoir si (il) serait en mesure d’assurer la victoire de l’ensemble ensuite ».

            Bref, j’en ai été toujours convaincu, chacun avait voulu se « payer » Jospin.

            Et si le Parti communiste, les Verts et le Mouvement des citoyens ont choisi d’expliquer la défaite en assurant que la Gauche (à laquelle ils avaient tous participé entre 1997 et 2002) n’avait pas mené une bonne politique, le Parti socialiste n’est pas allé au bout de son analyse. Parce qu’il n’a pas voulu  prendre le risque d’expliquer l’éviction de Jospin face au Front national, par cette division criminelle de la Gauche. Pour ne pas contrarier ses partenaires et mettre en péril de futures alliances dont les fruits ont été cueillis aux élections régionales suivantes en 2004 ? Peut être.

            Et de Congrès en Congrès au PS, le malentendu s’est installé. Jusqu’ en 2007, où, le bilan du Gouvernement Jospin n’a jamais été valorisé. Certes, accordons à François Hollande d’être resté solidaire de l’action passée. Mais si je puis vous livrer une expérience personnelle, dans la campagne que j’ai menée pendant un an, j’avais l’impression qu’en parler était une incongruité, voire une grossièreté.

            Le Parti socialiste c’est clair doit « changer ». Et la première des choses à faire c’est de ne renoncer ni à ses valeurs ni au bilan des politiques qu’il a conduites lorsqu’il était aux affaires. Et Jospin dans son livre nous le rappelle. En 1993, nous étions au fond du trou. En 1995, candidat à la présidentielle il a fait 47,4% des voix au deuxième tour. En 1997, parce que nous étions prêts, parce que nous avions un programme (dont la parité), parce que nous étions volontaristes, la dissolution de l’Assemblée nationale ne nous a pas surpris et nous avons gagné.

            Les socialistes doivent aussi changer.

            Quand j’ai adhéré, je l’ai fait parce que j’adhérais à l’offre politique de François Mitterrand au Congrès d’Epinay (1971). Jospin était aussi de ceux-là, Georges Frêche ou le sénateur Tropéano  de Saint-Chinian,  pour ne citer qu’eux, aussi. Ces hommes et ces femmes adhéraient ensemble à un projet de société, pas à un organisme dont l’appartenance garantirait à très court terme un poste d’élu.

            C’est tout le sens de la politique. Porter des convictions et se faire lire pour mettre en œuvre ce que l’on a pensé. Et pas le contraire !

 

*L’impasse – Lionel Jospin –  Flammarion- septembre 2007

           

           

           

 

 

10:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3)

24 septembre 2007

Réforme des institutions

J’ai écrit à Jack Lang, il est devenu, à la demande du Président de la République, membre de la Commission de Réforme des institutions présidée par Edouard Balladur.

            Je lui propose de récuser formellement, au nom de la séparation des pouvoirs, la possibilité pour le Président de la République de s’exprimer au Parlement.

            Je lui demande aussi de réfléchir comment instaurer en France comme cela est possible en Europe, un droit de pétition et la possibilité de saisine du Conseil constitutionnel par les simples citoyens.

            Il faudrait aussi une fois pour toutes prendre des dispositions drastiques sur le cumul des mandats en rendant notamment effectif l’impossibilité pour un ministre d’exercer un mandat d’élu – dans le principe, Lionel Jospin, Premier Ministre l’avait fait- , et revenir sur la proposition déjà faite par les socialistes de mise en place du mandat parlementaire unique. Faut-il assouplir la règle pour autorise l’exercice d’un mandat délibératif local ?

  Revenir aussi sur l’introduction d’une dose de proportionnelle aux législatives et généraliser l’élection de tous les sénateurs selon ce même mode de scrutin.

            Il ne serait pas inutile aussi de supprimer l’article 16 de la Constitution qui donne – à certaines conditions – les pleins pouvoirs au Président de la République ; d’être plus attentif à l’indépendance des médias  et certainement au mode de désignation et de fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) dont Rachida Dati nous a récemment dit que nous serions étonnés de savoir ce qui s’y passe. Alors ?

15:31 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4)

23 septembre 2007

Histoires de parité

Je vais vous raconter un truc.

            Cela se passe au Canada. Plus précisément dans le grand Nord Canadien, chez les Inuits,  – on dit aussi les Eskimo, mais ils n’aiment pas, on le comprend, cela signifie « mangeur de viande crue » - ; un territoire de 1,9 millions de Km2 comptant 27 000 habitants, administré par un Parlement de 21 personnes qui désigne le Premier ministre, Chef du gouvernement.

            L’année dernière, j’étais au Québec ; j’apprends que le Parlement Inuit recherchait des moyens de rénover et sa politique et son image. Sitôt dit, sitôt fait, les 21 députés proposent d’instaurer la parité. Pas moins !

            Pour ce faire, on prévoit de réduire à 11 le nombre de circonscriptions dans chacune desquelles on élirait désormais un homme et une femme.

            Et on soumet tout cela à référendum. Résultat des courses : 70% d’abstention  et 57% de non ! Pourquoi ? Parce que la campagne électorale- faite à minima- aurait nécessité les moyens importants de propagande adaptés à cet immense territoire où les difficultés de communications routières n’ont d’égales que la quasi absence de courrier et  d’Internet. 

            Et qui disposait des moyens pour faire campagne ? La Ministre à la condition féminine ; le problème c’est qu’elle était… contre la parité !

 

            Cette histoire me remet à l’esprit la modification de la loi électorale survenue l’année dernière dans notre pays. Les députés et les sénateurs avaient-ils eu vent de l’expérience des Inuits ? Ils recherchaient comme eux, des moyens de rénover … l’image de l’UMP… auprès des femmes… avant la Présidentielle. Alors  ils ont voté d’instaurer la parité dans les Conseils généraux aux élections cantonales de mars 2008. Révolutionnaire quand on sait que les Assemblées départementales ne comportent que 10% de femmes aujourd’hui !

            Aussi, au mois de mars prochain, vous aurez à voter pour un « ticket » composé obligatoirement d’un homme et d’une femme. Mais ce qui fait la différence avec les Inuits, c’est que l’un des deux sera Conseiller général et l’autre remplaçant. Je vous laisse deviner qui de l’homme ou de la femme restera sur le banc de touche en  attendant que l’autre passe de vie (politique) à trépas ?  Pousse au crime non ?

           

           

           

22 septembre 2007

Colloque "Où en est la Parité électorale ?"

Colloque "Où en est la Parité électorale ?" – Montpellier 5/6 octobre 2007  - A échéance des premiers mandats « post-paritaires », les pratiques et les règles du jeu ont-elles évolué ?

organisé avec le soutien de l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, la Délégation régionale aux droits des femmes et à l’égalité du Languedoc-Roussillon, l'association Arc Latin ; le CEPEL-CNRS (Montpellier I), le CERTOP-CNRS (Toulouse II) ; la mission égalité femmes-hommes, parité CNRS; l'université Montpellier I, le Conseil Général du Gard, la Mairie de Montpellier, l'association des maires de France, le Centre de formation des Maires et élus locaux, le Collectif-rencontres d’actions citoyennes, le Réseau Féministe « Ruptures »

Montpellier, 5-6 octobre 2007  - Université de Montpellier I – Faculté de Droit  -Amphi C  - 39 rue de l’Université – 34000 Montpellier

Programme joint. Colloque_parite_051007_1_.pdf