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23 septembre 2007
Histoires de parité
Je vais vous raconter un truc.
Cela se passe au Canada. Plus précisément dans le grand Nord Canadien, chez les Inuits, – on dit aussi les Eskimo, mais ils n’aiment pas, on le comprend, cela signifie « mangeur de viande crue » - ; un territoire de 1,9 millions de Km2 comptant 27 000 habitants, administré par un Parlement de 21 personnes qui désigne le Premier ministre, Chef du gouvernement.
L’année dernière, j’étais au Québec ; j’apprends que le Parlement Inuit recherchait des moyens de rénover et sa politique et son image. Sitôt dit, sitôt fait, les 21 députés proposent d’instaurer la parité. Pas moins !
Pour ce faire, on prévoit de réduire à 11 le nombre de circonscriptions dans chacune desquelles on élirait désormais un homme et une femme.
Et on soumet tout cela à référendum. Résultat des courses : 70% d’abstention et 57% de non ! Pourquoi ? Parce que la campagne électorale- faite à minima- aurait nécessité les moyens importants de propagande adaptés à cet immense territoire où les difficultés de communications routières n’ont d’égales que la quasi absence de courrier et d’Internet.
Et qui disposait des moyens pour faire campagne ? La Ministre à la condition féminine ; le problème c’est qu’elle était… contre la parité !
Cette histoire me remet à l’esprit la modification de la loi électorale survenue l’année dernière dans notre pays. Les députés et les sénateurs avaient-ils eu vent de l’expérience des Inuits ? Ils recherchaient comme eux, des moyens de rénover … l’image de l’UMP… auprès des femmes… avant la Présidentielle. Alors ils ont voté d’instaurer la parité dans les Conseils généraux aux élections cantonales de mars 2008. Révolutionnaire quand on sait que les Assemblées départementales ne comportent que 10% de femmes aujourd’hui !
Aussi, au mois de mars prochain, vous aurez à voter pour un « ticket » composé obligatoirement d’un homme et d’une femme. Mais ce qui fait la différence avec les Inuits, c’est que l’un des deux sera Conseiller général et l’autre remplaçant. Je vous laisse deviner qui de l’homme ou de la femme restera sur le banc de touche en attendant que l’autre passe de vie (politique) à trépas ? Pousse au crime non ?
10:09 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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