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17 septembre 2007

Jospin, l’occasion manquée ?

« Libération » nous livre ce matin des extraits « au vitriol » du dernier ouvrage de Lionel Jospin que je n’ai pas lu, puisqu’il n’est pas officiellement paru, mais qui me donne l’opportunité de vous dire ce que je pense, ce que je crois.

            D’abord, que l’idée d’un premier secrétaire de transition au PS –entre le Congrès de 2008 et la désignation du candidat à la présidence de la République en 2010, soit 2 ans avant l’échéance publique politique -, n’est pas une bonne idée. Je l’ai écrit à François Hollande. Partir l’année prochaine pour revenir deux ans plus tard me semble difficile en regard des remous que ce que ce retour peut provoquer dans le Parti. Et mon sentiment est que si François Hollande veut être candidat, il en a le droit et l’étoffe  –bon  orateur, bon débateur ; il a aussi excellé … dans la tactique !- . Seulement,  pour la « paix civile » -au PS-, il faut qu’il le dise. Lorsque nous avons gagné, en 1981 avec François Mitterrand, puis en 1997 avec Lionel Jospin, il n’y avait qu’une tête, le patron du parti et le candidat ne faisant qu’un. C’est logique et c’est la règle dans les démocraties européennes.

            Ensuite - et le livre de Claude Allègre a validé mon hypothèse-, c’est que si Lionel Jospin avait déclaré sa candidature à l’automne 2005, le PS aurait  fini par l’accepter. En novembre de la même année, Lionel Jospin était venu à Montpellier pour signer l’ouvrage qu’il venait de faire paraître. La queue, sur plusieurs rangs débordait de 100 mètres de la librairie Sauramps  sur la dalle du Triangle. Et je puis vous assurer que  cette file d’attente était bien réelle, je le dis au cas où quelques grincheux pourraient penser qu’elle avait été artificiellement crée par des militants socialistes. Sur le nombre, nous étions quatre socialistes, outre mon époux et moi-même, André Vézinhet le président du Conseil général et sa femme. Premier signe.

            Second signe, la salle de la conférence qui suivait la signature était bondée … là aussi avec de vrais gens, et le climat qui régnait ce soir là au Corum était chargé d’attente et de promesses.  Mais Lionel Jospin, brillant dans son propos,  n’a rien dit de ses intentions. Même pas en privé lorsque je le lui ai demandé,  il a fait celui qui ne pouvait entendre.

            C’est bien dommage ! Comme il est bien dommage que les socialistes n’aient pas admis que son « retrait de la politique » le soir du 22 avril était commandé par la tradition qui fait qu’en politique, le leader battu s’en remets au verdict des urnes … et s’en va. C’est du moins ce qui se passe dans les démocraties européennes et qui fait que par exemple le soir du référendum sur la proposition de traité européen, le chef de l’Etat, Jacques Chirac aurait du, normalement se retirer.

            Alors, Lionel Jospin peut-il revenir aujourd’hui ?

              

           

           

           

           

13:02 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

Commentaires

je suis au ps de narbonne et geneviève ,toi qui prends la défense des femmes ,je ne comprends pas -ou j'ai mal compris- que tu soutiennes Jospin qui nous a lachement abandonné que tu le veuilles ou non,et qui critique celle qui a fait un meilleur score que lui et malgré sa défaite n'a pas quitté le navire malgré la méchanceté de ses proches.Meme Sarkozy le dit !!!!!.Si j'ai mal compris tu me réponds sur mon e mail car je n'ai pas l'habitude d'aller sur les blogs mais j'ai réagi au tien ce matin sur Midi Libre .Amicalement

Ecrit par : pujol | 21 septembre 2007

Relisez plus lentement mon blog.
J'y livre une analyse et des convictions que j'ai déjà exprimées, notamment sur la tradition en Europe qui fait que les leaders battus se retirent de la vie politique. Et je connais trop Lionel Jospin pour ne pas savoir que c'est ce sentiment (qui l'honore) qui a motivé en grande partie son retrait.
Ni plus, ni moins.
J'y livre aussi un témoignage qui valide l'ypothèse de son "occasion manquée" en novembre 2005.
Sur le reste, je n'ai pas lu son livre, car il n'est pas encore paru en librairie -et soit dit au passage, la librairie de Narbonne est de ce côté là d'une pauvreté affligeante, les nouveautés y sont disponibles avec beaucoup de retard - , et donc je ne me suis pas exprimée sur ce qu'il contient.
Sur ce, il faut se garder de faire du "sexisme" à l'envers, et considérer que la défense des femmes autorise à ... défendre aussi l'indéfendable!
Il y a, comme le disait Blum (puisque vous êtes de Narbonne) "des femmes d'élite qui faut savoir choisir et savoir élire"; mais ce n'est pas la raison pour défendre les femmes à tous prix, je pense notamment à cette femme militaire qui humiliait les prisonniers aux Etats Unis et dont les photos sont largement parues dans la presse.

Ecrit par : emc.tapie.genevieve@wandoo.fr | 21 septembre 2007

certains suivent le vent pujol, elle en fait parti

Ecrit par : pierrot le zygo | 22 septembre 2007

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