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03 septembre 2007

Flingués, flingueurs

Kléber Mesquida nous livre son analyse de l’après sénatoriale du 26 août, à la lumière des résultas comparés d’un candidat socialiste en 1998 et de la candidate socialiste en 2007.

            Il convient de rappeler qu’en 1998, contrairement à 2007, il n’y avait pas un, mais trois candidats socialistes. Dont l’un a été élu dès le premier tour. Ce qui signifie qu’en 1998, le Parti socialiste pouvait être majoritaire chez les grands électeurs.

            En 1998, comme en 2007, un candidat socialiste semble avoir été victime de la défection d’un certain nombre des siens. Un… sur trois !

 Alors, il peut être mathématiquement, voire politiquement intéressant d’établir une comparaison, je n’ose pas dire une analyse, sur le score des flingués.

            Encore faut-il pour éclairer notre lanterne nous dire qui sont les flingueurs.    

08:10 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Commentaires

Mon analyse de l'élection sénatoriale du 26 août 2007 dans l'Hérault .
Georges FRECHE a contraint André VEZINHET à se présenter aux élections législatives pour, a-t-dit, affronter le suffrage universel. Condition sine quo non, d'après lui, pour être crédible en politique. C'était la raison avouée. En réalité, Georges FRECHE ne se sentait plus capable d'affronter le suffrage universel et voulait la place de sénateur de VEZINHET.
Pourquoi pas la place de Gérard DELFAU ou celle de TROPEANO ?
Gérard DELFAU est du PRG. Les accords d'alliance PS/PRG le rendent intouchable. TROPEANO, a remplacé le sénateur VIDAL à son décès. Il sera sortant en 2008 et il n'a pas démérité donc intouchable lui aussi, c'est une tradition constante au PS.
L'élection du député André VEZINHET a libéré le siège de sénateur que Georges FRECHE espérait. Le sénorio était la candidature de Georges FRECHE candidat du PS. Mais, exclu du PS, Georges FRECHE ne pouvait pas être candidat du parti. André VEZINHET est rocardien. Les Rocardiens, dont Yves et Huguette SABAH, parents de Karine CHEVALIER, ont, à juste titre, dans la logique des courants à l'intérieur du PS et des accords antérieurs avec Georges FRECHE, revendiqué que ce siège revienne à un Rocardien. Karine était la candidate idoine. Donc, soutien ostensible de Georges FRECHE et d'André VEZINHET pour Karine ( voir photo Midi-Libre).
Elle a été investie par le PS face à Monique Pétard ex-verte .
Mais si Karine SABAH-CHEVALIER avait été élue, pour 2008 elle devenait sortante et elle aussi intouchable.
Si DELFAU et TROPEANO étaient intouchables et que Karine le devienne également , adieu, ad vitam aeternam, le siège de sénateur pour Georges FRECHE.
Il fallait donc que Karine soit battue, et le meilleur moyen pour ce faire était de faire élire Raymond COUDERC candidat de la droite.
Celui-ci, tellement certain de sa non élection, était en voyage aux Amériques.
Le téléphone fédéral PS a fonctionné dans un premier temps pour faire élire Karine dans le PS, et dans un deuxième temps pour faire élire Raymond COUDERC.
Dès l' élection de ce dernier, foin les candidatures féminines, Georges FRECHE a annoncé qu'il serait candidat aux sénatoriales de 2008 pour battre Raymond COUDERC.
( voir Midi-Libre )
Par sa formation, plus proche de Machiavel que de Clausewitz, Georges FRECHE a roqué dans cette partie d'échecs socialiste mais attention au mat en 2008 !

Ecrit par : Roger ARNARDI | 30 octobre 2007

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