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27 août 2007

Sans tricher

Mes ancêtres – ceux que mon père charriait sur ordre de mon grand-père de Nissan à Montpellier, une véritable expédition, pour aller voter aux sénatoriales – ont dû se retourner dans leur tombe hier : l’Hérault venait pour la première fois depuis la Libération d’élire un sénateur de droite.

Mes ancêtres politiques –  ceux qui nous ont précédés au Parti socialiste, ceux qui l’ont reconstruit  dans l’après -guerre– ont dû aussi, outre tombe en pleurer de chagrin.

Quant à moi, j’ai reçu hier un bloc dans l’estomac dont  j’arrive mal à me défaire. Et l’acuité de ma douleur me forçant à rester éveillée, j’ai quelques réflexions à vous faire.

            D’abord, l’élection de Mr Couderc n’est en rien une victoire de la droite, pas plus que de l’UMP ou le résultat d’un quelconque effet Sarkozy. Car, comme si la  presse nous en rabat les oreilles ce matin, il y a eu trahisons dans mon propre camp, cela signifie que celui-ci se porte encore bien, et que les grands électeurs socialistes sont encore dans notre département,  majoritaires. Calcul élémentaire en ajoutant au score de la candidate socialiste les quelques 200 voix de la présumée « trahison ».

            Le  seul problème, la seule raison de la défaite, c’est que nous n’avons pas su jouer collectif.

            Or, depuis 37 ans que je connais et milite auprès de Georges Frêche j’ai appris à savoir que sous ses airs « flambards », en fait, c’est un sentimental et que son attachement au PS était plus important que ce qu’il cherchait à en faire paraître. Aussi, quand le Bureau national a prononcé son exclusion au printemps, le PS a fait une erreur : en coupant les jarrets d’un de ses deux piliers à Montpellier il a rompu avec les  équilibres locaux.   

            Dans ses conditions, peut-on alors faire grief au deuxième pilier d’avoir cherché à supporter seul « la vielle maison » ? Et je ne crois pas connaître de fédération socialiste où cette tentation n'existe pas. La divergence de  logiques institutionnelles traduit inévitablement des  dualités de personnalités. Sans  aller bien loin, les relations entre les présidents des conseils général et régional de la Haute –Garonne et de Midi-Pyrénées ne sont pas toujours au beau fixe, même si leur patrons sont tous deux socialistes et donc du même bord.

            Je connais André Vézinhet depuis 1983. Dans un style différent, c’est un véritable militant capable de droiture et de fidélité. Qu’il ait eu une autre idée, qu’il ait souhaité au moment de l’investiture que le candidat, la candidate socialiste au Sénat appartienne au Conseil général qu’il préside peut paraître légitime et normal. C’est un point de vue.

            Mais de là, comme le dit « Midi-Libre » ce matin à « trahir » ?

            Je préfère me demander à  qui au PS « aurait profité le crime », tout en observant que le crime été perpétré dans le biterrois.

            Au cours d’une réunion préparatoire à laquelle m’avait convié le Premier secrétaire Robert Navarro, j’avais estimé que la gagne dépendait dimanche de trois puissances de feu : la puissance de feu militante de la Fédération, celle du Conseil général et ensuite –fait nouveau pour une sénatoriale  dans l’Hérault-, du Conseil régional.

            Bref, Mr Couderc sera, par effet d’aubaine sénateur pour un an.

            Le renouvellement de septembre 2008 change la donne.

            Le scrutin de liste à la proportionnelle permet désormais d’ajuster le tir. Et de faire jouer à plein, sans tricher les trois puissances de feu.  

           

           

           

25 août 2007

« Narbonne, Carrefour de l’Europe » ?

Je vais vous faire une confidence. Je nage. Entendez en bassin olympique extérieur, notamment celui de l’Espace de Liberté de Narbonne qui affiche été comme hiver une température de 28° …  ou presque, mais c’est tonique !

            Un problème technique ajouté à une mauvaise météo – et certainement aux hésitations  de la direction à remettre la chaufferie en marche en plein été- m’a conduit début août à personnellement saisir le maire de Narbonne, Michel Moynier ; l’eau était à 24,2°.

            Dans son courrier du 16 août, celui –ci  m’en explique très courtoisement les raisons en m’assurant de son intervention. Certes beaucoup plus efficace que les multiples observations auprès d’un personnel semblant  relativement démuni de tout pouvoir d’initiative. Ce qui signifie qu’à Narbonne, lorsqu’un problème surgi, seule l’action politique est payante. CQFD.

            Les choses auraient pu en rester là !

            Mais non ! Parce que  Mr Moynier a dérapé sur des considérations politiciennes. Pour me faire remarquer d’une part « que le Complexe Espace de Liberté souhaité par la Municipalité (…) a été financé sans aucune subvention du Conseil général socialiste de l’Aude (…) et qu’à l’époque Mr Jacques Bascou – député et conseiller municipal d’opposition – n’avait pu faire en sorte que ses amis socialistes aident financièrement une réalisation aussi exemplaire (…) ».

            Autrement dit, Mr Moynier me demande d’aller me rhabiller. Ce qui soit dit au passage demeure souvent difficile, tant les vestiaires sont mal adaptés. Petit péché me direz-vous ? Oui, mais en soulignant que les installations que je fréquente demeurent « majoritairement financées par les impôts des Narbonnaises et des Narbonnais », leur premier magistrat commet deux erreurs. La première, parce qu’il il oublie de dire que l’Espace de Liberté est un « cadeau » du Conseil régional Languedoc –Roussillon et de l’Etat à l’occasion des Jeux Méditerranéens chers au cœur de Jacques Blanc le prédécesseur de Georges Frêche. Et que tous les habitants de la Région ont donc payé !  La deuxième, c’est qu’en différenciant l’origine des publics fréquentant cet établissement, il discrimine gravement. Allant à l’encontre des règles communautaires qui ont par exemple fait condamner l’Espagne et le Portugal pour des raisons similaires. Ce qui est un comble ! Vous dites bien « Narbonne, Carrefour de l’Europe » ?