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30 juin 2007

Pratiques politiques sectaires

Dans son éditorial d’aujourd’hui, Roger Antech, directeur de la rédaction de Midi-Libre stigmatise des « pratiques politiques sectaires et oublieuses » à propos du « salope » de Mr Devedjian à l’égard d’Anne-Marie Comparini. Cette parole témoigne d’un manque de respect à toutes les femmes. Elle porte atteinte à leur dignité et il est bien entendu qu’en tant que Présidente de l’Assemblée des femmes du Languedoc-Roussillon , membre du Conseil fédéral du Parti socialiste, je la condamne avec fermeté.

Il ne faut cependant pas croire que le faux pas, le "salope"  prononcée par Mr Devedjian est un cas isolé en politique. Un exemple ?

La scène se passe au siège de la section socialiste de Sète le 10 juin. Après avoir pris connaissance des (très mauvais) résultats, j’arrive suivie d’une équipe de TV venue recueillir mes réactions. Du bar, l’insulte fuse à mes oreilles, claire,  lorsque sur le ton de la plaisanterie je demande « quelque chose de fort » … pour faire passer la pilule.Ce n’est pas un responsable mais un militant qui la prononce,  pourtant,  personne ne condamne le forfait. Ils n'ont rien entendu ? C'est possible. Par contre,  rien n’a échappé à l’équipe de TV. L’insulte figure, limpide sur ses prises de vue.  Elles n'ont pas publié mais me l'on confié. Outrées!

 

29 juin 2007

Il pleut !

C’est toujours comme cela depuis quelques temps. Le lendemain d’une défaite, l’orage gronde au Parti socialiste et il pleut sur le candidat. Aujourd’hui, c’est Gisèle Halimi la célèbre avocate présidente de Choisir la cause des femmes, qui douche Ségolène Royal (Le Monde daté du 29 juin 2007 : « Elections : le temps des femmes ? »).

            Peut-on réellement reprocher à Me Halimi de souligner que la défaite de la candidate a « désespéré celles qui, dans une ferveur retrouvée de la politique, croyaient parler par sa voix » ? Peut-t-on sérieusement faire grief à Claude Bartolomé député* et fidèle second de Laurent Fabius de laisser aller sa colère quand il évoque les 5 ans à venir pour les plus démunis, les plus fragiles, ceux justement qui avaient placé tous leurs espoirs dans la gauche ? Comment ne pas sourire (jaune) lorsque Jean Christophe Cambadélis*, ami proche de DSK décrit avec talent les dessous incroyables d’une débâcle ?

            Mais ce qui me frappe le plus, ce qui m’interpelle c’est que les analyses des principaux observateurs politiques sur la campagne elle-même (je pense notamment à l’ouvrage de deux journalistes de l’AFP*) sont quasiment les mêmes que celles faites à propos de Lionel Jospin au lendemain du 22  avril. Et il est patent de constater que les reproches sur l’Atelier de campagne de 2002, se retrouvent aujourd’hui pour le 2.8.2, où Ségolène Royal avait choisi d’installer son staff. Et c’est vrai, j’y suis allée en son temps avec des patrons pêcheurs, c’était pour y entrer, façon de dire,  pire que le « Kremlin » !

            Le problème aujourd’hui, c’est la « refondation », je dirais plutôt, la remise en ordre, la remise en marche du Parti socialiste où, depuis le référendum pour l’Europe, chacun avait pris l’habitude de faire n’importe quoi. Franchement, j’ai toujours été dépassée par des membres du PS, et pas des moindres, qui sous prétexte qu’ils avaient voté « non »  au référendum interne se permettaient de faire ouvertement campagne contre à l’élection publique politique. J’ai toujours été dépassée de constater comment en toute impunité, des membres du PS, souvent titrés et importants pouvaient s’autoriser d’aller sur les tribunes défendre d’autres chapelles ? Parce qu’elles étaient réputées « plus à gauche » ? Alors, il fallait choisir !

            Nous avons,  -et peut-être est-ce le tempérament de François Hollande, de vouloir concilier l’inconciliable -, manqué collectivement de rigueur et de discipline. Et je ne peux, à ce propos que m’inscrire dans le sens des paroles prononcées mercredi avec force au Conseil fédéral de l’Hérault par Christian Bouillé, conseiller général. Et comme il fût très applaudi – le seul de la soirée-, je me dis que dans l’Hérault, les socialistes ont compris : quand on est membre du Parti socialiste, on s’aligne sans état d’âme derrière la décision majoritaire et l’on vote pour le candidat aux élections qui a été désigné, même si ce n’était pas le sien, la sienne !

            Ségolène Royal mérite le respect pour le combat courageux qu’elle a mené sans faiblir jusqu’au bout. Elle mérite le respect pour sa capacité à entraîner les gens derrière elle ; j’ai vu, à Dijon, à Montpellier, à Lézigan-Corbières, des militants, des sympathisants, les yeux brillants,  quasiment fanatisés par sa présence.

            Mais on ne peut gagner la présidentielle sans un Parti structuré et en bon ordre de marche derrière soi. Ce sera l’enjeu du prochain congrès, parce qu’un congrès c’est fait pour cela, pour donner aux militants le choix non entre plusieurs candidats à la présidentielle, mais entre plusieurs projets politiques pour la France. Cela passe par le débat et le dépôt de « motions » mises au vote dans les sections. Un exercice auquel Ségolène Royal n’échappera pas si elle veut continuer à tracer sa route.

 

 

*Claude Bartholomé, Une élection « imperdable » - Editions l’Archipel – Juin 2007

* Jean – Christophe Cambadélis, Parti pris- Editions Plon – Juin 2007

* Christine Courcol et Thierry Masure, Ségolène Royal, Les coulisses d’une défaite – Editions l’Archipel- Juin 2007

 

25 juin 2007

Stupidité

Un gazetier s’est cru bien informé en racontant que Georges Frêche himself m’avait demandé de me désister en faveur de Mr Liberti, candidat de la gauche le 17 juin dans la 7e circonscription de l’Hérault. Eh bien, non seulement c’est une stupidité, mais c’est Mr Liberti lui-même qui l'a fait. A potron minet (ou presque) le matin du 11 juin. Il m’a appelé sur mon portable. Il voulait un communiqué. Je l’ai écouté.

            Mais comme je suis une socialiste disciplinée, j’ai préalablement consulté sur les formes ma hiérarchie, entendez le Premier secrétaire Robert Navarro et par son intermédiaire son patron François Hollande.

            Quand le feu vert est arrivé, vers 17 heures 45, j’ai transmis mon texte à la presse, appelé Mr Liberti pour le lui lire avant d’en donner connaissance au Conseil fédéral du PS une heure plus tard.

            Et si Mr Liberti a tardé à avoir son papier en main, c’est qu’il m’avait refilé un numéro de mail un peu erroné ! Il faut dire que l’informatique n’a pas l’air d’être son truc.

            Bref son secrétaire qui lui s’y connaît a  récupéré le courriel le "jour d'après"… à potron minet !

            Ce n’est pas plus compliqué !

23 juin 2007

Adessias, Emmanuel !

Je comptais vous raconter ce matin la très belle soirée que j’avais passée hier soir à la Section socialiste de Béziers, celle du Premier secrétaire Antonio Fulleda – précision utile puisqu’il y en a quatre en ville-, qui avait convié dans son local proche de La Citadelle l’excellent Jean Tufffou, chargé de mission pour la culture occitane à la Ville de Montpellier,  venu présenter son récit romancé des évènements viticoles de 1907 , « Mort aux fraudeurs ».*

            Je voulais aussi vous dire mon sentiment sur cette initiative qui prouve que le Parti socialiste lui, n’est pas mort, et que la formation des militants est un excellent moyen de le faire vivre hors des seules polémiques de courant et de rivalité d’appareil. Mais tout le monde n’est pas Antonio Fulleda, fils d’un ouvrier agricole espagnol émigré dans un village de l’Aude !

            Je voulais vous dire aussi la justesse de l’analyse de Jean Tuffou, celle du débat qu’elle a provoqué qui prouve que cette « épopée » des mutins du 17° de 1907, est encore capable 100 ans après de tisser ce lien d’appartenance identitaire à une histoire, un territoire ; et souligner l’importance de l’événement dans le contexte politique de l’époque et la formation du Parti socialiste en Languedoc-Roussillon.  

            Oui mais voilà. J’ai découvert tout à l’heure en ouvrant la presse que l’ancien leader viticole devenu député européen Emmanuel Maffre-Baugé était mort, et la brutalité de cette nouvelle me coupe l’herbe sous les pieds et me laisse sans voix. Si bien qu’aucun mot ne me vient pour l’hommage amical  que je voudrais lui rendre. Alors, simplement, pour saluer sa mémoire, regardez comment il voyait les vignerons : « Ces hommes merveilleux de paix, un peu empruntés hors de leurs terres, serviables et très ouverts, se transforment en loups, parce que l’on refuse de les entendre, de les comprendre, et que le fric donne tout, et que l’on se fout de leurs dirigeants, que Bruxelles est une momie enveloppée de ses bandelettes d’ignorance, d’indifférence ».*

            Adessias, Emmanuel !

*Jean Tuffou – « 1907, Mort aux fraudeurs »- Récit – Editions Domens, Collection Littéraire, mai 2007 – 12 euros.

* Cité par Jean-Pierre Lacan in « 1907-2007, Un siècle rouge ardent » - Hors série du  groupe des Journaux du Midi.

21 juin 2007

Des choses qui m’énervent

Vous l’aurez compris, ces temps ci, pas mal de choses m’énervent, et quand je lis que l’ouverture à la diversité n’a jamais été faite par la gauche mais par la droite, quand on stigmatise « la frilosité et l’effrayant esprit conservateur du Parti socialiste », cette injustice  manque m’étouffer de colère.

            C’est vrai, Mr Sarkozy a nommé dans son Gouvernement 3 femmes issues de cette diversité que l’on associe volontiers à la sauce de la parité : Mme Dati, Mme Yade, Mme Amara, dont je ne mets nullement les qualités à gouverner en doute. Sauf que dans son système, le système Sarkozy, les femmes gouvernent mais ne représentent pas : 107 femmes ont été élues dimanche dans la nouvelle Assemblée nationale (alors que l’Assemblée sortante en comptait 76) : 61 élues pour la gauche, -dont 49 pour le seul PS (25% de ses élus) - et 46 pour la droite, -dont 45 pour l’UMP (14% de ses élues)-. Je n’ai vu parmi ces dernières aucune femme issue de cette "diversité" et j’observe que par conséquent, les trois ministres en question n’ont pas reçu l’onction du suffrage universel à des élections générales, ce qui, dans notre démocratie est généralement une tradition.

            Alors, quand on accuse le PS  cela me fait quelque chose. Pour la première fois, sa direction avait tenu ses engagements, et ce faisant,  il a présenté et fait élire au Parlement des personnalités issues de la diversité. Je pense notamment à Mme George Pau-Langevin, élue dans la 21e circonscription de Paris et qui sera la première femme noire élue en métropole à siéger à l’Assemblée nationale. Je pense aussi à Alima Boumediene-Thiery et à Bariza Khiari, élues toutes deux sénatrices de Paris le 26 septembre 2004, et dont la désignation dans les rangs du Parti socialiste n’était pas allée de soi.

            Mais décidément, ce matin, c’est Fadela Amara, dont j’avais oublié qu’elle était conseillère municipale PS de Clermont-Ferrand qui passe de plus en  plus mal. D’autant plus que lors de la création de son Association « Ni Putes Ni Soumises », c’est auprès de Michèle Sabban, alors Secrétaire nationale du PS et vice-présidente de la Région Ile de France qu’elle avait trouvé ces soutiens financiers que beaucoup d’autres militantes auraient pu lui envier.

            Indignée, vous me direz , écoeurée ? Non, simplement déterminée.

            A dire à François Hollande et au passage a Robert Navarro le Premier secrétaire de l’Hérault, qu’il faut arrêter et sanctionner sans faiblir désormais toutes les indisciplines. Sans se tromper de cible. Et sans chercher le racisme là où il n'y en a pas! 

           

20 juin 2007

Parité

En découvrant ce matin la composition du nouveau Gouvernement, je me suis demandée si j’avais tout compris. Alors, j’ai recherché dans le « Petit Larousse » la signification du mot parité et outre qu’on y apprend l’origine latine de ce mot, par, pari, signifiant égal, on nous délivre la définition suivante : « Parité : égalité parfaite ; conformité », en donnant comme illustration « la parité entre les salaires masculins et féminins ».

            L’édition est trop ancienne, - elle a été offerte à mon petit frère pour son certificat d’étude-, pour faire référence à la parité en tant qu’égalité des hommes et des femmes dans la représentation politique. Mais tout de même, Mr Sarkozy, il a les moyens de s' offrir une édition plus récente!

Eh bien non ! Parce qu’à y regarder de plus près, son nouveau Gouvernement, c’est 11 femmes pour 20 hommes ! Et comme il est malin, il a fait d’une femme, pardon , je veux dire d’une pierre deux coups. En nommant 3 femmes issues de l’immigration il a répondu à sa promesse de parité et de diversité.

Mais au-delà de ces petits calculs d’épicerie - qui devraient ravir l’un des conseillers généraux du biterrois par qui je fus jadis taxée « d’épicière de la parité » - ,  ce qui me navre le plus, c’est de constater que figurent dans la même équipe Mme Boutin - dont chacun connais son goût de la morale et de la vertu, son opposition à l’avortement, sa manière de brandir la bible dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale comme pour exorciser du démon les « libérateurs » des droits des femmes -, et Fadela Amara, la fondatrice de « Ni Putes Ni Soumises ». Et avec tout le respect que cette femme courageuse m’a toujours inspiré, j’ai de la peine aujourd’hui de la savoir dans cet attelage. Car Fadela, croyez-moi, je la connais, elle n’est pas du style à accepter n’importe quoi, pour faire ministre ou carrière. Je ne fais pas le même commentaire sur Jean-Marie Bockel.

Mais revenons à la parité.

François Hollande l’avait promis, il y aurait une augmentation significative de la représentation des femmes  au groupe socialiste à l’Assemblée. Le problème c’est que là, ce n’est pas le Président de la République qui choisit comme au gouvernement, mais les électeurs. J’en sais quelque chose !

Il n’empêche ! Le groupe du Parti socialiste et apparentés à L’Assemblée nationale compte désormais 52 femmes, soit plus de 25 % des députées élues. Et avec un groupe très majoritaire, l’UMP n’en dénombre que 14% !

Allez, ce soir, je n'ai pas le moral. Alors, pour solde de tout compte je vais de ce pas rendre à mon petit frère son « Petit Larousse" qui ne vaut plus rien!

  

 

19 juin 2007

Le vieux

Ainsi désignait-on dans son parti Trotski ; au Parti socialiste, « le vieux », c’était Mitterrand qui le savait en s’en amusant. Dans le monde politique, le « vieux » c’est celui qui sait, celui qui inspire le respect, qui force l’admiration et l’affection.

            J’ai récemment lu comment André Vézinhet, le nouveau député de la Paillade s’était fait prendre à parti sur son âge par son adversaire. Comment il en avait été blessé. J’ai su aussi par la même occasion que André Vézinhet était d’un poil  l’aîné de Georges Frêche et d’un cheveux le cadet de  Hélène Mandroux. Ou l’inverse, je ne sais plus !

            Qu’importe, mais les trois, méritent tant au sens trostkien que mitterrandien du terme,  ce véritable statut de « Vieux ». Le hic, c'est que dans le lot, il y a une « vieille », et là, cela risque de n’avoir pas du tout le même sens !

            Quand j’ai été candidate aux législatives, je comptais bien gagner. Et à 58 ans, je me disais qu’un seul mandat me suffirait !

            Seulement, à y regarder de plus près, dans 5 ans, je dis que j’aurais peut-être acquis ce statut de « vieille ». Ce qui me permettrait, tout en ne laisant pas Hélène Mandroux seule dans son coin, au moins de conquérir  ce respect qui force l’admiration et l’affection  et qui a certainement manqué à mon élection.

            Sauf que tant Mr D’Ettore que Mr Arnaud, ils devraient, avant de se lancer en politique apprendre la moindre des bienséances. On ne parle pas de leur âge à des « vieux » ! Sauf, si l’on n’a rien d’autre à dire.

            Pas vrai, Mr Vézinhet ?

18 juin 2007

« Petits arrangements avec les morts »

« Merci », me dit le Premier secrétaire Robert Navarro dans un télégramme reçu la semaine dernière, « merci, au nom du Parti socialiste, pour le combat que tu as mené dans ce contexte particulier ».

            Et ce « contexte particulier » sonne aujourd’hui le glas, non seulement comme le dit François Martin dans son éditorial de ce matin (Midi-Libre du 18 juin 2007), « d’un parti communiste à la dérive sur les quais du port de Sète », mais plus généralement aussi pour une manière d’y faire de la politique dont le vainqueur Mr D’Ettore tire habilement l’épingle du jeu.

            Pour l’avoir côtoyé pendant la campagne électorale, je sais qu’il n’a rien à dire, qu’il n’a pas d’idées pour ce territoire dans lequel il vient d’être élu, sauf piquer celles des autres. Mais avec ses (faux) airs de gendre de bonne famille, il a jeté au deuxième tour en pleine lumière les stigmates d’un passé que le charisme de son challenger n’a pas réussi à faire oublier. En validant du même coup l’idée qu’un non sétois pouvait l’emporter. Question d’image ou crise du politique ?

            Le pire pourtant demeure l’état du Parti socialiste réduit aujourd’hui en lambeaux par ces absences, (je veux dire celles de certains élus), ces renoncements (je parle des mêmes),  ces débauchages que ses sections ont largement consentis à celui qui pensait seul pouvoir sauver la gauche dans la 7e circonscription.  Pêchés d’orgueils ?

            Le résultat est là. Et si l’ancien maire de Sète demeure en tête de quelques voix dans sa bonne ville, le PS, n’y  pèse plus que la poignée à laquelle il m’avait depuis longtemps condamnée. Ailleurs, en livrant dans plusieurs communes son sort au Parti communiste, les socialistes pourtant aux affaires s’effondrent. Comme sous l’effet d’une sorte de victoire à la Pyrrhus !

            Mais que voulez-vous ! Le député de la 7e circonscription était une icône intouchable. Il est dommage aujourd’hui qu’en s’échouant sur son passé il nous ait bel et bien tous enterrés. Sur la grève d’Agde !

             

 

17 juin 2007

Béatrice

J’ai trouvé ce matin  sur Millau Blog -  un blog de la rédaction de Midi-Libre sur Midiblogs.com -, le dessein d’une amie, une vraie, Béatrice Marre, candidate aux élections législatives dans la circonscription de Millau/Saint-Afffrique (Aveyron).

            Ce n’est pas une novice. Elle a siégé à l’Assemblée nationale de 1997 à 2002, pour le département de l’Oise, et, l’année dernière, au moment des investitures, le Parti socialiste, fort des engagements que François Hollande a tenus -48% de femmes candidates aux législatives dont 34% des circonscriptions réservées à des femmes qui seraient, dans une perspective de succès à la Présidentielle «  gagnables » -, l’a désignée pour porter ses couleurs en Aveyron dans la circonscription de Millau/Saint-Affrique.  

            Et même si cela n’a pas plu localement à tout le monde, je constate que Béatrice, a non seulement amélioré de deux points le 10 juin  le score de Ségolène Royal au premier tour de la présidentielle, mais aussi le pourcentage des voix recueillis en 2002 par Alain Fauconnier, le maire de Saint-Affrique qui aurait pu, en toute légitimité,  prétendre à être de nouveau candidat.

            Ce qui prouve que dans l’Aveyron les socialistes ont joué parfaitement le jeu. En préservant, notamment à Saint-Affrique,  leur capital pour les municipales à venir.

15 juin 2007

Aux portes du Parti

L’inénarrable sénateur socialiste Jean-Luc Mélanchon le dit aujourd’hui dans « L’Humanité » : il se dirige vers la sortie du PS pour fonder, cela va de soi avec les communistes, « une force nouvelle ». Bien. Ce n’est pas nouveau. Il nous a déjà fait le coup, le dernier c’est avec les anti-libéraux à la veille de la présidentielle.

            Je me suis demandée en ce temps là, comment François Hollande pouvait tolérer qu’un des nôtres aille faire ouvertement campagne pour la concurrence ; jusqu’à quand le Premier secrétaire de l’Hérault, Robert Navarro, député européen, autoriserait sur ses terres de tels agissements. Quand on est membre d’un parti politique, on ne va pas soutenir le camp d’en face.  Et  parce que c’est ainsi qu’on m’avait appris la politique, bêtasse, je le croyais !

            On m’a aussi appris en politique, qu’il fallait toujours tenir bon et ne jamais désespérer. Aujourd’hui, c’est  Jean-Luc Mélanchon qui  valide cette hypothèse.

            Regardez, le patron du PS de l’Hérault, Robert Navarro, avait à Sète le projet, comme il l’a fait à Béziers, de créer dans « l’Ile singulière » une section socialiste par canton. D’une donc, actuellement, d’en faire deux. Ce n’est plus la peine, Mr le Premier ! Puis-je respectueusement vous suggérer de laisser le sénateur opérer ?

            Quant à  sa  « force nouvelle », mon sentiment c’est qu’elle aura dimanche deux poids. Si Liberti gagne ou si Liberti perd.

            Seule une chose est certaine. Il faut ouvrir grand les portes du Parti. Vers la sortie ?

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