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18 juin 2007
« Petits arrangements avec les morts »
« Merci », me dit le Premier secrétaire Robert Navarro dans un télégramme reçu la semaine dernière, « merci, au nom du Parti socialiste, pour le combat que tu as mené dans ce contexte particulier ».
Et ce « contexte particulier » sonne aujourd’hui le glas, non seulement comme le dit François Martin dans son éditorial de ce matin (Midi-Libre du 18 juin 2007), « d’un parti communiste à la dérive sur les quais du port de Sète », mais plus généralement aussi pour une manière d’y faire de la politique dont le vainqueur Mr D’Ettore tire habilement l’épingle du jeu.
Pour l’avoir côtoyé pendant la campagne électorale, je sais qu’il n’a rien à dire, qu’il n’a pas d’idées pour ce territoire dans lequel il vient d’être élu, sauf piquer celles des autres. Mais avec ses (faux) airs de gendre de bonne famille, il a jeté au deuxième tour en pleine lumière les stigmates d’un passé que le charisme de son challenger n’a pas réussi à faire oublier. En validant du même coup l’idée qu’un non sétois pouvait l’emporter. Question d’image ou crise du politique ?
Le pire pourtant demeure l’état du Parti socialiste réduit aujourd’hui en lambeaux par ces absences, (je veux dire celles de certains élus), ces renoncements (je parle des mêmes), ces débauchages que ses sections ont largement consentis à celui qui pensait seul pouvoir sauver la gauche dans la 7e circonscription. Pêchés d’orgueils ?
Le résultat est là. Et si l’ancien maire de Sète demeure en tête de quelques voix dans sa bonne ville, le PS, n’y pèse plus que la poignée à laquelle il m’avait depuis longtemps condamnée. Ailleurs, en livrant dans plusieurs communes son sort au Parti communiste, les socialistes pourtant aux affaires s’effondrent. Comme sous l’effet d’une sorte de victoire à la Pyrrhus !
Mais que voulez-vous ! Le député de la 7e circonscription était une icône intouchable. Il est dommage aujourd’hui qu’en s’échouant sur son passé il nous ait bel et bien tous enterrés. Sur la grève d’Agde !
11:30 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Effectivement, il est désolant de constater que l'ame du parti socialiste s'effrite de plus en plus, il devient l'ombre de lui-même malgré des combattants encore vaillants, mais les secondes lignes trop éparpillées se demandent encore quel est ce leader qui va les fédérér dès demain, loin du clapotis parisien plus près de la jet-set que du peuple, qui attend, qui attend, qui attend.
Bon courage à vous
Ecrit par : mikaelig | 19 juin 2007
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