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25 avril 2007
La dague du bourreau
En deux ans, la moitié des 40 bateaux en danger ont été « sauvés » par le Crédit maritime de Sète ; cela signifie que remplissant pleinement son rôle d’organisme mutuel, la banque a tiré d’affaire une vingtaine de patrons pêcheurs menacés par la crise qui touche cette activité.
Mais aujourd’hui, le système bancaire traditionnel rattrape l’esprit de mutuelle solidarité de la profession qui a présidé il y a 100 ans à sa création. En faisant main basse sur ses actifs, entendez le siège social du Quai d’Orient à Sète et ses agences locales, il y en a pour 45 millions d’euros, la Banque populaire a trouvé le moyen de faire payer aux pêcheurs sétois la réorganisation des systèmes informatiques du réseau français, le Crédit maritime est présent dans 8 régions, de Lille à Sète.
Parce qu’on leur a fait il y a quelques années le même coup avec le Crédit « mutuel » agricole, je connais la chanson. Avec ceux des vignerons ruinés : aucune tolérance. Que le rôle de la Banque ne soit pas de s’appesantir sur le malheur des plus faibles, je peux l’admettre, mais quand le système se fait le fossoyeur de tout un pan de l’économie régionale, c’est intolérable et il faut réagir. L’activité de la pêche et des métiers de la mer structure, par ce lien d’appartenance identitaire fort de ses habitants, toute l’économie de Sète et du Pays de Thau. Alors, l’asphyxier est un crime de sang. Car tout est lié. Et si du plus riche au plus opulent, des petits métiers, aux chalutiers, et aux patrons thoniers, si l’on veut, qu’avec les vignerons et ceux de la conchyliculture, ils disparaissent tous, alors il faut le dire, clairement.
Et avoir le courage politique, non seulement de protester, mais aussi d'agir pour ne pas subir. Le système bancaire n’est pas là pour s’engraisser sur le dos des gens, mais en bonne politique pour soutenir, développer les économies, donner à ceux et à celles qui le désirent le courage et les moyens d’entreprendre. Bref, pour appuyer, accompagner, orienter et conseiller les entrepreneurs. Parce que ce sont eux qui produisent la richesse et favorisent l’emploi. Alors service fait, rien n’empêche, car tout travail mérite salaire, le Banquier de se payer au passage. C’est le donnant-donnant de Ségolène Royal. Et mon projet politique pour le Crédit mutuel maritime. Pour ne plus voir, entre autres les femmes de pêcheurs de Sète sangloter de désespoir dans les officines.
Faut-il encore arrêter à temps la dague du bourreau !
12:30 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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