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29 avril 2007

Retraite

Je pensais qu’une fois clos le débat d’hier Royal/Bayrou, le jeu sur les pressions qui auraient été exercées sur les médias l’était aussi. Eh bien non ! Il y a une heure, dans ma voiture, je viens d’entendre sur France Info, le président de la PQR, en rajouter une très large couche pour dire que non, Mr Sarkozy ne lui avait pas téléphoné pour l’inciter à écarter la presse régionale du débat en question. Et de donner des preuves : il était vendredi toute la journée en conclave, téléphone portable éteint et donc, parfaitement, in-joi-gna-ble !

            On nous prend pour des idiots. D’abord, en essayant de nous faire croire, que dans un moment où tous les médias nationaux étaient mis sur les dents, cette personnalité de tout premier plan était  devenue  inatteignable. Ensuite  on oublie de nous dire que le président de la PQR est aussi patron d’un quotidien, « Nice Matin », dont personne n’ignore ni les sympathies, ni le passé avec Jacques Médecin.

            Ne leur déplaise, mais en politique ce sont souvent les absents qui ont tort Et en déclinant l’invitation à débattre, le candidat de la droite, au demeurant toujours potentiellement ministre de l’Intérieur, a permis à Mme Royal de déplacer le curseur. En tendant la main à François Bayrou, Ségolène Royal, fidèle à ses enseignements,  a montré - à l’unisson du socialiste visionnaire, le montpelliérain Paul Brousse* qui, en 1881, « préférait abandonner le tout à la fois qui généralement aboutit au rien du tout » - , qu’en dépassant les seuls intérêts partisans, il était possible de répondre à l’urgence sociale. En l’occurrence des petites retraites, celle par exemple de Mme Bayrou mère qui gagne 641 euros par mois, ou de mon propre père qui en perçoit 938.

 

* Paul Brousse – 1881, Montpellier : « Nous préférons abandonner le tout à la fois qui généralement aboutit au rien du tout ;  fractionner le but idéal en plusieurs étapes sérieuses ; immédiatiser en quelque sorte quelques unes de nos revendications pour les rendre possibles au lieu de nous fatiguer sur place à marquer le pas ; ou, comme dans le conte Barbe Bleue, de rester percher sur les Tours de l’utopie ; et de ne jamais rien voir venir de concret et palpable ».

 

25 avril 2007

La dague du bourreau

 

En deux ans, la moitié des 40 bateaux en danger ont été « sauvés » par le Crédit maritime de Sète ; cela signifie que remplissant pleinement son rôle d’organisme mutuel, la banque a tiré d’affaire une vingtaine de patrons pêcheurs  menacés par la crise qui touche cette activité.

Mais aujourd’hui, le système bancaire traditionnel rattrape l’esprit de mutuelle solidarité de la profession qui a présidé il y a 100 ans à sa création. En faisant main basse sur ses actifs, entendez le siège social du Quai d’Orient à Sète et ses agences locales, il y en a pour 45 millions d’euros, la Banque populaire  a trouvé le moyen de faire payer aux pêcheurs sétois la réorganisation des systèmes informatiques du réseau français, le Crédit maritime est présent dans 8 régions, de Lille à Sète.

Parce qu’on leur a fait il y a quelques années le même coup avec le Crédit « mutuel » agricole, je connais la chanson. Avec ceux des vignerons ruinés : aucune tolérance. Que le rôle de la Banque ne soit pas de s’appesantir sur le malheur des plus faibles, je peux l’admettre, mais quand le système se fait le fossoyeur de tout un pan de l’économie régionale, c’est intolérable et il faut réagir. L’activité de la pêche et des métiers de la mer structure, par ce lien d’appartenance identitaire fort de ses habitants, toute l’économie de Sète et du Pays de Thau. Alors, l’asphyxier est un crime de sang. Car tout est lié. Et si du  plus riche au plus opulent, des petits métiers, aux chalutiers, et aux patrons thoniers, si l’on veut, qu’avec les vignerons et ceux de la conchyliculture, ils disparaissent tous, alors il faut le dire, clairement.

Et avoir le courage politique, non seulement de protester,  mais aussi d'agir  pour ne pas subir.  Le système bancaire n’est pas là pour s’engraisser sur le dos des gens, mais en bonne politique pour soutenir,  développer les économies, donner à ceux et à celles qui le désirent le courage et les moyens d’entreprendre. Bref, pour appuyer, accompagner, orienter et conseiller les entrepreneurs. Parce que ce sont eux qui produisent la richesse et favorisent l’emploi. Alors service fait,  rien n’empêche, car tout travail mérite salaire, le Banquier de se payer au  passage. C’est le donnant-donnant de Ségolène Royal. Et mon projet politique pour le Crédit mutuel maritime. Pour ne plus voir, entre autres  les femmes de pêcheurs de Sète sangloter de désespoir dans les officines.  

Faut-il encore arrêter à temps la dague du bourreau !

24 avril 2007

« Pour l’honneur »

Michèle Sarde, écrivaine (« De l'alcôve à l'arène, nouveau regard sur les  
Françaises », Robert Laffont, 2007) nous donne 10 bonnes raisons de porter Ségolène Royal à la  présidence de la République.
 

 1. Pour que nous sortions du placard, après un millénaire de loi  
salique où nous ne pouvions pas succéder au trône de France, deux  
siècles de code civil où nous étions considérées comme mineures à  
vie, et un siècle de suffrage masculin, d'où nous étions exclues.
2. Pour que nous soyons partie prenante dans une première  
historique
: avoir quitté la sphère de l'influence et déléguer à  
l'une d'entre nous la légitimité d'un pouvoir qui nous a, jusque-là,  
méprisées.
3. Pour appliquer à la magistrature suprême la loi sur la parité et  
revenir aux fondamentaux.
4. Pour faire changer de sexe le couple franco-allemand : après de  
Gaulle-Adenauer, Giscard-Schmidt et Mitterrand-Kohl, pourquoi pas  
Royal-Merkel ?
5. Pour donner à nos filles l'envie de «faire présidente» plutôt que  
secrétaire à temps partiel et changer, en vrai, les modèles dans les  
manuels scolaires. Toutes les petites filles n'ont pas envie de finir  
comme Jeanne d'Arc ou Marie-Antoinette.
6. Pour changer les symboles de la République : une femme qui incarne  
la nation en chair et en os et pas seulement en allégorie sur les  
bustes des Marianne. Une femme qui représente l'universel, c'est-à-
dire les deux sexes.
7. Pour que le pays des droits de l'homme devienne également le pays  
des droits de la femme
. Les femmes de la planète ont aussi besoin  
d'exemples et l'image de la France a besoin de se rafraîchir.
8. Pour montrer que nous ne sommes pas jalouses qu'une autre femme  
ait tout juste quand nous avons le sentiment d'avoir tout faux ,  
couple, enfants, idées, intelligence, compétence, beauté... et  
succès. Si elle, elle y arrive, pourquoi pas nous ?
9. Pour déclarer notre solidarité avec notre propre espèce et  
attendre d'elle, quand elle sera aux responsabilités, la même  
solidarité. Que notre première présidente ne tire pas l'échelle  
derrière elle comme l'ont fait trop de femmes arrivées au pouvoir  
mais, au contraire, qu'elle nous fasse la courte échelle et nous aide  
à monter aussi !
10. Pour l'honneur.


 

Polémique

A propos de mon billet « Agde, 6 avril 2007 » -8 avril 2007 -,  Mr D’Ettore, mon challenger aux élections législatives polémique.

            Mais je persiste et je signe. Et même s’il fait sonner le réveil par l’une ses adjointes, il semble que la mécanique a été remontée bien tardivement. Mais, bref, admettons le, aujourd’hui,  Mr D’Ettore touché par la grâce va donc consacrer dans sa ville quelques manifestations en l’honneur du centenaire de la Révolte des soldats du 17e dont elle a été le creuset principal.  

            Croyez bien que j’y suis sensible. Mais à y regarder de plus prêt, le premier magistrat de la ville symbole des mutins ne fait pas vraiment dans la mise en valeur de la mémoire de cette épopée qui a fait il y un siècle, le tour du monde.

            Puis-je lui rappeler, respectueusement, que l’histoire de la  Révolte des Vignerons de 1907, débute réellement le 21 mars, jour où la Commission parlementaire débarque en gare de Narbonne. C’est la première date importante.

            La deuxième est celle du 21juin, l’armée tue le  peuple vigneron à Narbonne, leurs frères cantonnés à Agde marchent et se mutinent à Béziers. Ils seront punis, déportés en Tunisie.

            Fin juin tout est fini !

            La ville d’Agde mérite mieux que quelques manifestations festives de promotion et de dégustation. Car en procédant ainsi, elle contribue à  l' effacement de la mémoire de ses compatriotes Louis Allemand, Antonin Ayrivié, Germain Bertuel, Léopold Fabre, et Louis Grau, les mutins agathois déportés, et , ce faisant, elle tire son patrimoine culturel par le bas.

            Mais, c’est vrai, nous n’avons  pas la même culture ! Et Mme Keller son adjointe qu'il fait monter au feu,  ne sait pas non plus que je suis née dans la vigne, à  moins de 20 Km de la caserne Mirabel ! 

           

18 avril 2007

Ordre injuste

Vous pourriez croire que la Justice, gardienne de l’ordre en France, soit en toute logique une sphère où règne « l’ordre juste», dont la définition que je donne renvoie à ce qu’écrivait Roger Martin du Gard : « Il n’y a pas d’ordre véritable sans justice ».

            Eh bien non !

            Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) semble ignorer l’une des politiques publiques que l’Etat a voulu pour notre pays, la parité : le CSM vient de procéder  à la nomination de 13 des plus hauts postes dans la magistrature en réussissant  la prouesse de ne promouvoir aucune femme. Pourtant, plusieurs femmes de grande valeur figuraient parmi les candidats à ces postes. On  peut alors se demander pourquoi elles n’ont pas été choisies.

             Parce que « l’ordre juste » c’est non seulement que la justice soit aujourd’hui féminisée à 58%, mais que au plus haut degré de son oragnisation,  là où se forment véritablement les politiques, les femmes soient représentées au même niveau que dans les cabinets des juges qui les exécutent.

             Et faire le contraire revient à une justice qui donne le mauvais exemple. Au détriment des femmes.

17 avril 2007

Conseil européen Pêche

Auchan, a signé avec plusieurs chaînes allemandes et britanniques de la grande distribution, une lettre du Fonds mondial de la nature (WWF, World Wildlife Fund) pour demander au Conseil européen pêche réunit hier et  aujourd'hui à Bruxelles, de réduire immédiatement de moitié les quotas de capture de thon rouge en Méditerranée, de clôturer la saison de pêche en juin afin de protéger les mois de reproduction, et de rester hors des eaux libyennes qui « ne sont pas régulées et offrent un dernier refuge pour la naissance des poissons ». Si l’alerte pour renouveler la ressource donnée par les écologistes est louable et salutaire, leurs accords avec certains  groupes de la grande distribution en Europe  le sont beaucoup moins. Car on peut s’interroger sur les raisons qui les ont fondés. Car rien ne coûte de se faire ou se refaire une virginité sur les thoniers. Rien ne coûte de protester contre la sur exploitation de la ressource en thon quand on demeure des champions de celle des hommes et des femmes – et surtout des caissières, des femmes- qu' ils emploient, partout, dans leurs supermarchés.

15 avril 2007

Alger

J’ai toujours su que les islamistes n’avaient pas renoncé  au terrorisme en Algérie.

            Quand j’y suis allée pour la première fois en octobre 2003, j’ai vu dans les yeux de mes proches une inquiétude profonde et malgré les propos rassurants de mes hôtes, une escorte policière accompagnait sur place tous les déplacements ; la crainte était celle des faux barrages de police sur les routes dès qu’on prétendait s’éloigner du centre d’Alger.

            J’y suis revenue depuis,  à six reprises, la dernière fois il y a un peu plus de 3 mois. Ce que je peux dire, c’est que si la situation semblait se détendre, le terrorisme continuait toujours à frapper ici et là, qui à Miliana dans les collines au dessus de Blida, qui plus au Sud à Ghardaïa pour ne citer que ces deux attentats de l'année dernière; la presse en France en faisait chaque fois deux lignes… pour chaque fois une vingtaine de morts.

            Si les commentateurs politiques semblent redécouvrir aujourd’hui que le terrorisme existe encore en Algérie, c’est qu’Alger, dont les pouvoirs publics avaient cru faire le symbole de cette « renaissance », de ce « renouveau », de la réconciliation nationale après la décennie sanglante des années 90,  a été frappée en plein cœur ce 11 avril.

            D’un côté, à Alger, on réhabilitait, on aménageait, on cicatrisait les plaies, repeignant façades blanches et balcon bleus, libérant les entrées des immeubles emmurées,  on éclairait les rues, on rénovait dans la Casbah, on débarrassait les ruelles des gravats, on reprenait les grands projets, comme pour dire au monde, regardez nous sommes en quelque sorte redevenus « fréquentables » ; d’un autre, je voyais à chacun de mes séjours, le nombre de femmes voilées augmenter dans la rue, ou se baigner sur les plages ou dans les criques de Tipaza sans rien ôter de leur foulard ni de leur vêture.   

            Car rien fondamentalement n’a changé. L’été –il fait souvent plus de 40° -, l’eau manque. Pendant que des familles entassées à douze dans deux pièces étouffent et subissent les coupures, d’autres achètent des citernes pour arroser les pelouses de leurs demeures d’Hydra ou de Chéraga. Les jardins intérieurs, jasmis, hibiscus et éspèces rares,  ressemblent la nuit à des oasis; mais la misère est au bout de la rue.  L’alcool  est interdit mais de l'autre côté,  derrière les murs aveugles,  le champagne –frappé- , et importé coule.

            Deux mondes se côtoient mais s’ignorent. La corruption gangrène le pays. Les injustices criantes, la pauvreté, le chômage endémique, l'attente exaspérante du VISA qu'on éspère mais qui ne vient pas, les frustrations nourrissent la violence, la domination des hommes sur les femmes, et  le terreau du fanatisme sur lequel pousse le terrorisme.

            Alors, pourquoi s’étonner ?

            Les attentats du 11 avril à Alger ne sont pas une fatalité, mais simplement l’aboutissement d’un processus annoncé. On est passé simplement au niveau supérieur.

 

 

           

12 avril 2007

Soutien « royal »

Jean-Marcel Jeanneney, ancien ministre du Général de Gaulle soutient Ségolène Royal. En quelques mots. Les voici : « Madame, je ne vous ai entendue et vue qu’à la télévision. Mais vos propos, votre manière d’être, ont fait que, depuis plusieurs mois déjà, j’étais enclin à voter pour vous le 22 avril. Ayant lu attentivement votre livre, "Maintenant", je ne doute plus de le faire
Je suis un très vieux monsieur. Ministre du Général de Gaulle à trois reprises, je fus un des rares qui eurent l’honneur d’être reçu par lui à Colombey, après qu’il eut, en parfait démocrate, démissionné de la présidence de la République parce que désavoué lors du référendum qu’il avait décidé.
Je suis fidèle à sa mémoire. La France, au cours de sa longue histoire, n’a guère eu de chef d’Etat de cette envergure, parfaitement indépendant de toutes les puissances financières et de tous les dogmes politiques, ne se laissant intimider par quiconque, discernant ce qu’allait être l’évolution du monde et percevant ce qu’étaient les intérêts à long terme de son pays. Mais je n’ai jamais cru à la possibilité d’un gaullisme sans de Gaulle et je me suis vite désolidarisé de ses prétendus héritiers.
Cela dit – et sans vouloir vous écraser sous une telle référence en vous assimilant à cette très haute figure – j’ai le goût de vous dire que je constate d’assez nombreuses analogies entre ses idées et les vôtres, telles qu’elles apparaissent au long de vos trois centaines de pages. D’abord le volontarisme politique, puis l’attachement à la nation, à son passé et à son avenir, comme fondement nécessaire aux solidarités entre les individus vivant sur son sol ; la prise en compte des aspirations populaires mais sans soumission systématique à l’opinion ; l’idée, que de Gaulle énonça dès mars 1968 dans un discours à Lyon, que les activités régionales sont les ressorts de la puissance économique de demain ; encore, le fait que la France, dans un mode menaçant, ne doit pas renoncer à une puissance militaire forte.
Entre vous et lui, il est encore un trait commun : quand on lui exposait un problème de façon abstraite, il vous interrompait : "Alors ! Pratiquement, que proposez-vous ?" Or toujours vous proposez ou esquissez une solution concrète.
J’ajoute que vous rejoignez le général de Gaulle sur trois points, de grande importance. Le premier est la sobriété que vous voulez dans le comportement quotidien de la présidence de la République et du gouvernement. Le deuxième est le recours à l’article 11 de la Constitution, que vous devrez inévitablement utiliser pour modifier celle-ci, en particulier concernant le Sénat. Le troisième est que, comme lui, vous vous appuyez sur un parti, ce qui est indispensable, mais que, comme lui, vous êtes d’un tempérament assez fort pour pouvoir, quand besoin est, vous en affranchir.
Madame la candidate, je vous souhaite de tout cœur bonne chance et vous assure de la grande considération que j’ai pour votre culture gouvernementale, pour votre intelligence, votre sensibilité et votre caractère ».

Grand-mère

« Je vois une angoisse machiste dans l’hostilité à la candidate », écrivait récemment Sylviane Agacinski dans son dernier livre, et moi, j’entends, medio voce, ici et là dire « Vous n’allez pas voter pour Ségolène Royal parce que c’est une femme ? Ce serait de la misogynie à l’envers ! »

Et alors ? Nous l’avons subie à l’endroit pendant des siècles, sans rien dire. Ou si peu !

Ma grand-mère était née en 1901. Elle était intelligente, républicaine, laïque et rien de la chose politique ne lui échappait.

Mais parce qu’elle était née femme, elle n’avait été autorisée à voter qu’à 43 ans en 1944. Parce qu’elle était née femme, elle n’avait jamais pensé à être élue.  Parce qu’elle était née femme, ses études n’étaient pas allées plus loin que le certificat d’étude. Parce qu’elle était née femme, elle attendu ses 37 ans pour administrer seule ses biens, ses 64 ans pour ouvrir un compte en banque sans l’autorisation de qui que ce soit…  

Est-ce parce qu’elle était née femme que je ne l’ai jamais vue manquer un seul scrutin ? Ce que je sais, c’est que les jours de vote, son petit chapeau sur la tête, elle se rendait à la mairie, seule et crânement !

Et aujourd’hui, je sais, au plus fort de ma conviction intime, le symbole fort que représenterait pour elle la victoire de cette « France Présidente » que nous promet Mme Royal !

Alors, grand-mère, merci de nous avoir montré cela ! J’espère que ce ne sera pas pour rien !

 

09 avril 2007

Brutalités

Quand Mr D’Ettore -je vous l'ai déja dit sur ce blog-  se fait la voix de son maître, Mr Sarkorzy pour qualifier Mme Royal « d’incompétente », c’est franchement mal élevé et déloyal. Certainement que dans leur  inconscient ces deux hommes considèrent a priori qu' une femme est une inférieure en politique; aussi qualifiée soit-elle ! Ainsi, Mme Royal aurait  fait intrusion dans la sphère publique par effraction, entendez la parité qui s’est imposée brutalement à eux ?

Mais quand Mr Sarkozy poursuit la semaine dernière, qualifiant Ségolène Royal d’ «hystérique », ou il ne connaît pas le sens de ce mot, et là, alors, il est carrément « incompétent », où il fait montre d’une brutalité qui n’a d’égale que mépris et grossièreté à l’égard des femmes. Hippocrate, le célèbre médecin auquel tout praticien se réfère, définit l’hystérie comme « une maladie spécifique qui frappe les femmes privées de relations sexuelles », et c’est vis-à-vis de Mme Royal, vous le comprendrez, franchement  injurieux !

Cependant, quand un président de conseil général se permet de bousculer une militante, d’exiger sa démission, elle est employée dans l’administration de son département, parce qu’elle ne serait pas du bon « courant » dans son parti, ce n’est pas mieux, c’est pire, c’est la même chose, c’est injuste, révoltant et humiliant pour les femmes. Bref brutal!

Suffisamment en tous cas  pour décider Mme Royal à annuler la visite qu'elle avait prévu de lui faire.  Ainsi, par des faits et non par des mots, Mme Royal replace les choses dans « l’ordre juste » ; parce que si ce n’est un coup de maître, côté « désordre » l’édile en question, croyez moi, il n’en est plus à son coup d’essai !

 

 

 

 

 

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