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30 mars 2007

Radio Thau Sète

Ainsi, Radio Thau Sète (RTS) se voit privée d’émettre désormais jusqu’à Perpignan puisque le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) la prive de la fréquence nécessaire à cela sur Béziers.

Je ne sais pas pourquoi. Mais je trouve cette décision particulièrement navrante. Pour plusieurs raisons.

D’abord, elle contredit toute  efficacité des politiques territoriales de proximité que soutient la puissance publique, tant au niveau de l’Etat qu’à celui des principales collectivités. Une information bien ciblée, bien comprise, n’est-elle pas l’une des conditions d’une meilleure participation des citoyens ?

Ensuite, RTS est à ma connaissance le seul média qui traite de Villeneuve les Maguelone à Vias, l’information dans cette bande littorale que constitue cette division administrative qu’est la 7e circonscription législative de l’Hérault ; et dont la cohérence territoriale m’échappe encore. En ce sens RTS pouvait avoir un lien fédérateur, dans ce périmètre où par exemple si l’on veut savoir tout ce qui se passe, il faut lire trois éditions du quotidien régional.

Enfin, et vous comprendrez je j’y attache une importance, la Directrice est une femme !

Et de tous les côtés que je me tourne, les femmes en responsabilité dans les médias sont si rare que Mme Madeleine Delacoux me paraît à RTS, une véritable exception dans la Région.

 

Je pouvais signer la pétition qui circule d’un simple « Geneviève de Nissan-lez-Ensérune », mais j’ai voulu aller plus loin ; pour apporter mon soutien. Car je conserve encore le goût amer des radios libres qui ne l'étaient pas de ma prime jeunesse, de François Mitterrand traîné avec quelques amis à Montpellier en correctionnelle pour avoir émis … alors que c’était interdit !

25 mars 2007

Viele grüss

Un problème technique semble bloquer la publication des commentaires que je reçois. Outre que je ne suis pas arrivée à afficher le suivant que me transmet Lolo 34, le précédent concernant un conte de Maupassant -si je me souviens bien, il s'agissait de La Parure- n'a certainement pas été non plus pris en compte par l'administration du blog, pourtant, je me souviens bien de l'avoir lu. Simplement, je n'ai pas vérifié que mon ordre avait bien été enregistré.. Donc, mille excuses, et voici ce que me dit aujourd'hui Lolo 34 à propos de "Traité de Rome" :

"Ma compagne et moi avons été également émus par la diffusion sur France 3 de "Nous nous sommes tant haïs".

Elle pour le couple francocamerounais que nous formons, moi pour les magnifiques souvenirs que je conserve à jamais de ma participation aux échanges avec la ville de Heidelberg jumelle de montpellier comme collégien à l'époque du lycée Joffre (1973-1974).

J'avais il ya peu proposeé un commentaire relatif à l'excellente diffusion des contes et nouvelles de Maupassant en ce moment sur France 2. Dommage que vous ne l'ayez pas reproduit...

Viele grüss.

Traité de Rome

J’ai vu hier soir sur France 3 un film très émouvant qui relatait le combat de Jean Monet et Maurice Schumann pour la création de la CECA, la Communauté du charbon et de l’acier qui, en 1951 allait ouvrir la voie au Marché commun dont nous célébrons aujourd’hui le cinquantième anniversaire du Traité fondateur, le Traité de Rome signé le 25 mars 1957. J’ai vu dans ces deux personnages incarnés par deux magnifiques acteurs, celui aussi de Francis Vals  dont je vous parlais dans mon billet précédent. Il avait  fait partie de la délégation de la France au Capitole ce 25 mars 1957, avant de siéger par la suite à L’Assemblée des Communautés européenne (c’est ainsi qu’on appelait alors le Parlement européen) dont il présida  le Groupe socialiste jusqu’au sa mort en mission à Luxembourg.

            C’est par lui que j’ai vu de près l’Europe et que j’en ai fait plus tard mon métier.

            C’est de lui que je tiens chevillée au corps cette conviction européenne, et s’il m’arrive de douter devant les dérives de l’Union, j’en reviens toujours à ce que recherchaient les fondateurs, la paix, et ils y sont arrivés! Et la paix, basée sur l’idée que des pays qui vont coopérer ne pourront plus se faire la guerre entre eux,  justifie par elle-même le bien fondé de l’Europe.

            Il faut simplement que la coopération soit juste et équitable, c'est-à-dire que la règle soit la même d’une nation à l’autre. Il faut aussi que son application,  d’un pays à l’autre soit fondée sur les mêmes critères. Le rôle de chaque Etat est d’y veiller ; leur participation  au Conseil européen des Ministres leur en donne les moyens.

            Reste comme partout la volonté politique.

            Quand la France est faible en Europe, quand elle abandonne aujourd’hui ses desseins aux technocrates, eh bien, les français sont lésés. Quand les pêcheurs français de la Méditerranée se « font rouler » sur les quotas par l’Espagne eh bien,  je dis c’est que le politique ne les a pas défendus ! Mr Avallone, Mr Fortassier, Mr d’Acunto, Mr Nocca , les patrons pêcheurs que j’ai rencontrés cette semaine  à Paris ou à Sète ne disent pas autre chose.

            Pas plus que  Bruno Rebelle le conseiller à l’environnement de Ségolène Royal,  François Rebsamen, son directeur de campagne ou l'eurodéoputé Robert Navaro qui les ont vus aussi.

           

           

           

           

23 mars 2007

Indulgences

On s’est étonné, quelquefois sans mesure, des « indulgences » dont j’aurais fait preuve envers Georges Frêche  sur ce blog. Mieux, certains des plus vertueux des socialistes s’en sont trouvés carrément offensés.

Mais, à l’occasion de la cérémonie de retour de la dépouille de Mgr Arthur-Richard Dillon, le dernier des archevêques de Narbonne dans sa ville, Georges Frêche lève le voile sur un secret de famille, socialiste s’entend  (Midi-Libre, samedi 17 mars 2007).

Il raconte comment, jeune dirigeant socialiste, sa voix a permis en 1973 à Francis Vals, alors député de l’Aude et ancien maire de Narbonne de devenir le premier président du Conseil régional du Languedoc-Roussillon, et poursuit : « Ainsi, alors que le Narbonnais Dillon  avait été le dernier président des Etats du Languedoc, le Narbonnais Vals fut le premier président de la nouvelle région ».

Francis Vals était un proche, un très proche. Jeune instituteur, il avait, juste avant la Guerre de 39/45 épousé à Leucate (Aude),  Renée Tapié, fille de Roger Tapié, le mareyeur du village.

Vous voyez la suite ?

21 mars 2007

Dire et faire

A propos de ma note « Pour qui roule il ? », Cédric m’envoie aujourd’hui ce commentaire,  « Deux mandats ça suffit largement pour faire ce qu’il a fait, trois mandats, c’est un de trop !!! Stop ! ». Roxane, ma « cousine », qui se plait à me mettre en boite à la place d’ Alain Rollat dans sa Gazette ne disait rien d’autre  il y a quelques jours (La Gazette de Sète -  vendredi 16 mars): « La bonne question consiste à se demander à quoi sert de nos jours un député communiste ; à quoi sert un mandat quand on l’exerce au sein d’un parti en voie de disparition dont l’influence sur le fonctionnement des institutions se réduit à peau de chagrin… » .

J’en ai à Paris pas plus tard que lundi fait l’expérience. Au QG de Ségolène Royal.  Avec les patrons pêcheurs de la Méditerranée, qui refusent d’être, on les comprend, « les oubliés de cette campagne ». Ces derniers ont expliqué au conseiller de Mme Royal, Bruno Rebelle, comment l’absence d’une parole forte de la pêche en France et l’absence d’une France forte  laissent la porte ouverte aux dérogations qui les discriminent face à  leurs concurrents en Europe.

Ce qui signifie que pour être entendus les intérêts des pêcheurs doivent être portés par des députés représentatifs, c'est-à-dire appartenant à des formations politiques capables par leur surface d’influencer l’agenda législatif. Car, s’il est important de connaître localement les problèmes, s'il est important de connâitre les gens,  il est plus important encore que leurs représentants, leurs élus soient en capacité politique de défendre leurs intérêts et de résoudre justement leurs problèmes. Car il ne suffit pas de dire, il faut faire aussi!