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22 janvier 2007
Autre chose que la langue de bois
J’ai du mal à parler pour ne rien dire. C’est normal, vous me direz, parler pour surtout ne rien dire fait partie de l’un des rites de la politique dont la livraison « Gare de Sète » ce matin (Midi-Libre- 22 janvier) force mon admiration.
Je vous explique. Un sympathique membre de la Représentation nationale (vous savez, là où s’exerce en démocratie le seul pouvoir transformateur qui change la vie des gens), candidat à sa propre succession y plaide « autre chose qu’une alternance molle »… sans émettre une seule proposition. Alors, tant pis, même si ce n’est pas l’usage, je vais le faire à sa place.
Si en mai 2007 la gauche gagne, Ségolène Royal aura besoin pour mener ses réformes à l’Assemblée de députés à temps plein. Et pour être certaine qu’ils soient là, qu’ils ne se dispersent pas, elle inaugure le mandat parlementaire unique. Cela signifie qu’un homme, une femme, pourra être député(e), un point c’est tout, cela veut dire député et pas même conseiller municipal de Bouzigues, par exemple. Et la moindre des courtoisies d’un candidat envers ses électeurs, c’est de dire comment on va se plier à cette règle ; bref, lorsqu’on en exerce plusieurs, quel mandat on va choisir, sans même attendre que la loi vous y oblige. Pour moi, c’est clair, c’est députée et pas plus. Parce que c’est ma conception de la politique, ma conviction et je l’ai déjà, dit !
« Autre chose qu’une alternance molle », c’est aussi offrir au Bassin de Thau les conditions politiques, démocratiques et économiques de son développement. Sète n’attend plus d’être maternée (excusez moi, je voulais dire parternée), mais de voir les activités de son port relancées ; les vignerons ont besoin d’un plan de sauvetage immédiat et comme eux les conchyliculteurs d’autre chose que des aides, qui pour les premiers tout au moins ne leur permettent plus de survivre aujourd’hui.
Autre chose que la langue de bois, c’est dire aux banques régionales d’arrêter ce harcèlement des plus faibles ! D’arrêter ce « banquier » qui persécute dans nos vignes, nos villages :« Vous avez dépassé votre découvert ! Vendez votre maison ! Vous pourrez rembourser vos prêts et vivre avec cet argent » ! Et après ? Où habiter ?Autre chose que la langue de bois c’est d’offrir à ses électeurs, au-delà de l’orgueil et des courses aux présidences, tous les moyens de la croissance. Dans une Europe à 27, le développement qui construit l’égalité de destin parie sur la participation des femmes, des projets audacieux, une zone franche viticole sur l’emprise portuaire de Sète, une législation cadre pour mettre avec courage les pollutions non naturelles des eaux hors de la loi… Que sais-je, encore ?
Si ! Puisque l’Abbé Pierre nous a quitté au petit matin pour un autre monde, trouver des solutions innovantes aux difficultés de logement, elles sont prégnantes à Sète.
Alors, pourquoi ne pas arrêter le massacre des chalutiers ? Pourquoi ne pas consacrer l’argent public de la prime européenne « de déchirage » pour les reconvertir en habitations ? Et les arrimer sur les canaux ? Du rêve ? Non ! De l’air dans les esprits et une bonne dose de volonté politique. Je vous en reparlerai.
11:50 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Quel dédain pour Bouzigues et surtout les conseillers municipaux de ce village. Bouzigues il est vrai est le plus petit village du nord du bassin de Thau avec ses 1400 habitants. Etant conseiller municipal de ce village je peux vous dire que nous sommes présents sur le terrain et qu'il se fait des choses: nouvelle école maternelle, espace multi accueil, création CLAE et CLSH, réfection de la toiture du musée, etc.... En prévision dans un délai proche: réfection de l'école primaire.
Salutations. Michel Paqueriaud.
Ecrit par : Paqueriaud | 27 janvier 2007
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Ecrit par : Pavel Tchétchenoscou | 27 janvier 2007
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