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02 janvier 2007

Vœux

  Je  n’aime pas le 1er Janvier.

            Quand j’étais petite à Nissan, il fallait dès le matin  respectueusement aller souhaiter « LA bonne année » aux parents et grand parents, aux oncles et tantes et aux cousins,  à la moitié du village, à Mémé Germaine, Rosalie, Mme Dabadié, la famille Cavaillé, Mr et Mme Doucet, Mr et Mme Pistre, à Thérèse, à Consuelo… , bref, je prenais ce qui faisait le lien social de cette communauté pour une véritable corvée. Si bien qu’aujourd’hui encore je préfère « présenter des vœux » que « souhaiter LA bonne année »  comme il fallait dire alors.

            J’adresse donc mes vœux à toutes et à tous et plus particulièrement à ceux dont j’ai reçu ces dizaines de « Texto »… auxquels, pardonnez moi, je ne sais encore répondre sans m’embrouiller les pédales. Et, comme vous le savez, je n’ai pas de secrétariat politique… mes souhaits pour l’an nouveau demeureront encore très artisanaux.

            Mais comment formuler sans se poser de questions, des vœux de bonne année, de santé, de prospérité, de bonheur, quand notre pays sombre dans l’individualisme et qu’aujourd’hui encore, 17% des femmes en Europe disposent moins de 60% du revenu moyen national, si bien qu’elles  « vivent » en dessous du seuil de pauvreté ?

            Alors, je dirai  simplement pour 2007 qu’il faut  que la politique change. Parce que le monde a changé, la France a changé, il faut faire de la politique autrement. Il faut, qu’à chaque niveau de décision, chacun fasse ce dont pourquoi il a été élu. Et qu’il le fasse bien. Cela signifie qu’il importe d’y consacrer toute son énergie et d’éviter de la disperser dans l’exercice de nombreux mandats et fonctions qui font de leurs titulaires des éphémères  survolant les questions. Nous devons, a dit Ségolène Royal hier, construire une nouvelle République et le faire ensemble avec les citoyens de notre pays. Vous me direz, qu’est-ce que cela veut dire exactement ?

            L’exemple des conchyliculteurs ou des viticulteurs est éclairant, chacun connaît les crises qu’ils traversent. Quand les collectivités locales les aident par des subventions elles leur apportent certes le bol d’oxygène qui leur permet  au bout de l’an de survivre, d’amoindrir les effets sans pouvoir véritablement, parce que ce n’est pas leur rôle, s’attaquer aux causes de leurs problèmes. Parce que les causes doivent être attaquées globalement par un cadre législatif dont le niveau de négociation pertinent est la Représentation nationale. C’est ce que je proposerai à Ségolène Royal, car c’est ainsi que je vois mon rôle de députée de l’Hérault en 2007.

            Faut-il encore disposer à l’Assemblée nationale du poids suffisant pour y parvenir. Et là, ce n’est pas compliqué. Pour être écoutée, il faut être entendue, c'est-à-dire qu’il faut être présente et efficace  et le secret, si secret il y a, c’est de siéger dans un groupe politique –là où se prennent les décisions- suffisamment représentatif. C’est clair on a plus de poids à 250  députés qu’à 22 et plus encore si on siège dans le groupe majoritaire.

            Voilà, au delà des vœux que je vous renouvelle, mon contrat d’objectif pour la nouvelle année. Aux côtés de Ségolène Royal et avec le Parti socialiste.

           

           

           

           

           

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