« Arc Latin | Page d'accueil | Machisme ordinaire »

18 décembre 2006

Silence de mort à Oran

On considère généralement en Algérie que « la meilleure protection de la femme c’est sa famille » ; le code éponyme de 1984 fait d’elle une incapable majeure et malgré les efforts déployés par une ancienne journaliste de télévision, ministre de la condition féminine et de la famille, le champ est libre dans ce pays à toutes les formes de violence et de maltraitance.

            Alors, samedi à Oran (Algérie) –l’amphithéâtre du Musée du Moudjahid, un musée à la gloire du FLN et des combattants pour l’indépendance  prêtait son cadre aux travaux d’une délégation européenne de magistrats et d’avocats –, prenant tant prétexte des priorités de justice, de liberté et de sécurité de l’espace judicaire européen que des projets de Ségolène Royal, j’ai choisi, de ne pas occulter cette question. Qui, justement n’en a suscité aucune.

            Mais la Première, je veux dire la magistrate française la plus titrée de notre délégation,  m’a dit la suite. C’est vers elle, qu'à la pause nombre de participantes se sont tournées. « Comment, Madame la Présidente, œuvrer pour arrêter les coups de nos maris qui tombent tous les jours en Algérie sur nous » ?

            Elles étaient  avocates, magistrates, universitaires, chercheuses,enseignantes,  médecins…

10:49 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note