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24 octobre 2006

Ma vision des choses

Comment je vois la Sécurité sociale professionnelle dont le principe qui consiste à apporter des garanties à la victime des aléas économiques est inscrit dans le Projet socialiste ?

            Partant du constat que la peur du chômage est l’une des premières angoisses des français, je pense qu’il faut retenir du modèle danois les mécanismes de redistribution qu’il met en œuvre  en permettant notamment à la personne privée d’emploi de disposer pendant 4 ans de 90% de son ancien salaire. C’est un mécanisme solidaire qui repose soit sur l’impôt, soit sur l’augmentation de la cotisation des entreprises.

            C’est aussi me semble-t-il, un mécanisme de droit et de devoir  de la part du salarié et de la part de l’employeur, de la part de l’Etat.

            Le salarié a droit  tout au long de sa carrière à une formation continue, à la promotion professionnelle. Il est inacceptable qu’aujourd’hui encore des personnes qui ont démarré avec un salaire équivalent au SMIG touchent toujours la même paye –ou presque- à la veille de prendre leur retraite. Le salarié a droit aussi, en plus de l’assurer contre les aléas économiques –comme il est assuré contre la maladie avec la Sécurité sociale- d’être aidé dans les périodes difficiles, premier emploi, périodes de transition….

            Mais il a le devoir d’accepter la recherche d’un emploi et d’accepter le contrôle, d’accepter la mobilité ; tout comme l’étudiant a le devoir dans ce système, d’accepter l’orientation.

            Les entreprises ont le devoir de bien rémunérer les salariés et d’offrir des emplois de qualité contre par exemple un bonus ou un malus de cotisation sociale.

            L’Etat et la Région a le devoir d’offrir un service public de l’emploi qui fonctionne (avec par exemple un conseiller pour 20 demandeurs comme au Danemark) et un système de formation professionnelle de qualité, bref, un système qui fonctionne vraiment. Peut-être aussi faut-il penser à la réforme de l’Université ?

            Les pouvoirs publics ont le devoir de dégager les moyens nécessaires à cette politique, c'est-à-dire, environ  deux points de PIB. Ils pourront être trouvés que sur le chemin de la croissance.

            Alors, le courage en politique, c’est la force de conviction et la force de porter jusqu’au bout une cause juste. L’assurance maladie des salariés en était une il y a 60 ans.

           

           

17:56 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Commentaires

Nous sommes d'accord, juste un point quand même, la "flexsécurité" ou la sécurisation du parcours professionnel de la cfdt sont différentes de la "sécurité sociale professionnelle" (revendication cégétiste) dont le mécanisme n'inclut justement pas la notion de mobilité et de responsabilité de son propre parcours professionnel.
Marc Ayral Paroles de Balaruc

Ecrit par : Marc Ayral | 25 octobre 2006