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15 octobre 2006

Réponse en blog…

Avant mon départ à Québec – je suis invitée à l’Ecole nationale d’administration publique, là où l’ancien Premier ministre Alain Juppé a enseigné pendant un an avant de se faire réélire la semaine dernière à Bordeaux, pour deux conférences sur la représentation publique des femmes -, je voudrais dire un mot sur plusieurs commentaires que j’ai reçus dernièrement.

            D’abord à Pierrot le Zygo – au passage, je n’aime pas trop que l’on galvaude la République – et à Stella à propos de « Egalité de destin ». Vous aurez bien compris que la proposition du projet socialiste concernant « Un grand service public de la petite enfance » va bien au-delà  de l’ouverture de quelques crèches ici et là. Il s’agit, selon des modalités à définir, notamment par l’Assemblée nationale élue l’année prochaine si le PS revient au pouvoir, d’un dispositif visant à prendre en charge non seulement la garde des jeunes enfants, mais aussi de permettre que tous, soient équitablement scolarisés avec les mêmes chances de réussite dès l’âge de deux ans. Sans distinction d’origine sociale. Justement pour favoriser cette « Egalité de destin » qui me tient à cœur.

            Et quand Pierrot me fait remarquer que les femmes sont très présentes dans son Association de parents d’élèves, il apporte de l’eau à mon moulin et conforte les chiffres. Là où il y a du pouvoir et de l’influence, elles sont moins nombreuses, et la plupart prennent largement en charge dans le couple, les soins apportés aux enfants. Laissant au conjoint l’opportunité de mieux s’occuper de son métier, de sa carrière… Bref, vous connaissez le refrain ! Gérard, de son côté ne me dit pas quelque chose de bien différent!

            Quant à Mr Marc Ayral, qui me rappelle à l’ordre, en me disant –je caricature – que je ferai mieux de m’occuper des questions relatives au territoire de l’Etang de Thau – où je suis candidate aux élections législatives pour le PS en 2007 -, plutôt que de problèmes nationaux (à propos de mon billet « l’Aveu »), eh bien, je ne suis pas d’accord ! Parce que les solutions aux problèmes locaux – par exemple un taux de chômage de plus de 20% à Sète ou la préservation de la qualité des eaux de l’Etang de Thau – sont, en France de la compétence de l’Etat. Et donc, de la Représentation nationale qui définit les politiques publiques adaptées. Et le rôle de la députée est plus de porter sur le Bureau de l’Assemblée nationale les questions prégnantes de sa circonscription pour que la Loi  y apporte des solutions au niveau global –  par exemple, contre le chômage, une « Sécurité sociale professionnelle » qui garantit à tous une protection les aléas de la vie économique ; contre les nuisances de la «malaïgue » qui met régulièrement les conchyliculteurs à genoux, contre cet urbanisme littoral exponentiel et le coût prohibitif des logements qui en découle... - , que d’essayer de régler au cas par cas par l’intervention du fait du Prince, des situations de quelques particuliers. En laissant les autres au bord du chemin....

            Enfin, je souhaite rappeler  toujours à propos de "l'Aveu" qu’une justice indépendante et respectée du pouvoir politique est garante des valeurs Républicaines qui sont les fondations de notre Nation. En ce sens, défendre cette justice, c’est défendre chacun des citoyens de ce pays. Y compris, bien sûr, ceux de l’Etang de Thau.

            On est bien d’accord, n’est-ce pas, Mr Ayral ?

Commentaires

Paru sur mon blog, Cordialement, Marc Ayral

Débat sur l'emploi...Précisons!
Intéressant, maintenant que de jour en jour l'on se rapproche de l'investiture de Ségolène Royal, les acteurs de la blogosphère entre dans le vif des sujets. Les contenus quoi!
Parmi les éléments de réponse donnés par Geneviève Tapié avant qu'elle ne s'envole pour le Quebec, il y a ce qu'elle appelle la « Sécurité sociale professionnelle ». Sans trop développer, elle indique sa préférence pour ce dispositif porté par la Cgt et qui consiste à une obligation pour l’entreprise de garantir aux salariés un contrat à vie. Personne ne sera étonné de mon inclinaison pour le processus développé par la Cfdt qui consiste à faire en sorte que le salarié soit acteur de son parcours professionnel. C'est ce que la Cfdt de François Chérèque, appelle la "sécurisation des parcours professionnels". Ainsi, la responsabilité est partagée entre l’entreprise – dans la mise en place d’une politique de ressources humaines fondée sur l’anticipation et le développement des compétences –, et les pouvoirs publics – par l’impulsion et par la garantie de parcours sécurisés pour tous, avec les partenaires sociaux et les salariés. Plutôt que d'assister et de déresponsbiliser, au contraire, il importe de reconnaître l’aspect positif des mobilités, de reconsidérer ces périodes de transition professionnelle, qui sont certes des périodes de risque, mais peuvent être aussi des phases pour faire le point et redéfinir des stratégies. Cela implique un accompagnement collectif sans laisser la seule responsabilité aux salariés. Bien sûr, il sera difficile de faire admettre en France ce que les Danois désigne par la "flexsécurité"*. Et pourtant, la voie à tracer est bien -entre autres- celle-là. N'est-ce pas Mme Tapié?

*En 10 ans, le Danemark a réduit son taux de chômage de 9,6 % de la population active (1993) à 6,2 % (novembre 2004), loin de la moyenne européenne (8,8 %) ou du taux français (10,2 %).

Ecrit par : Marc Ayral | 20 octobre 2006

Bonjour Madame,
Je viens simplement vous dire mon étonnement de ne pas voir en ligne mon commentaire précédent sur cet article alors qu'il était correct même s'il n'allait pas dans le sens de vos idées. Peut-être n'est-ce qu'un contre-temps.
Je reviendrai voir.

Ecrit par : stella | 22 octobre 2006

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