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11 octobre 2006

Egalité de destin

Les écarts de salaire entre les hommes et les femmes existent toujours en France, malgré une législation sur « Egalité professionnelle » votée en 1983, mais que les entreprises n’appliquent toujours pas. En toute impunité, puisque aucune sanction n’est prévue  pour ces manquements à la loi. Et les chiffres publiés par l’Union européenne montrent du doigt que le rattrapage de ces écarts salariaux en France est en panne depuis le milieu des années 1990. Bref, on n’avance pas !

            Pourtant, le taux de réussite des filles au baccalauréat est supérieur à celui des garçons (81,8% contre 77,4%)  et elles sont plus nombreuses (55%) à l’université. Mais leur taux de chômage est aussi supérieur à celui des hommes (11,1% contre 9%), et elles ne représentent que 13% des chefs d’entreprises.

            Pourquoi ?

            Eh bien, tout simplement, parce qu’au moment où se forment les carrières, entre 25 et 35 ans, les femmes sont absorbées par les maternités. Malgré un meilleur investissement des « nouveaux pères » - j’en vois tous les jours poussant leurs poussettes dans la rue ou habillant des petits enfants dans les vestiaires des piscines publiques-, les chiffres sont têtus. A 85%, ce sont toujours les femmes qui se chargent des tâches domestiques à la maison et qui s’occupent des enfants. Libérant ainsi le temps nécessaire à leur époux, leur compagnon, de s’occuper de leur carrière, de leur métier, de leur promotion.

            Alors, je dis que notre société n’offre pas une égalité de destin aux françaises.

            C’est une question à laquelle j’ai beaucoup réfléchi.

            Dans le Projet que les socialistes vont proposer aux français à l’occasion de la Présidentielle  et de élections législatives de 2007, il est prévu de créer un « grand service public de la petite enfance ». Pour permettre aux jeunes parents, et notamment aux jeunes mères de mieux harmoniser (concilier ?) métier et enfants, en offrant entre autres choses des modes de garde fiables, surs et bien adaptés aux contraintes professionnelles de chacun.

           

           

10:34 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

Commentaires

quelle ville n'a pas sa crêche ou sa halte garderie saturé!
bonne initiative!

Ecrit par : pierrot le zygo | 11 octobre 2006

Il y a beaucoup à faire.
Petit exemple : Habitant Villeneuve lès Maguelone, j'ai eu le privilège d'assister gratuitement (parce que ce n'était pas payant) au stape municipale de VLM, à une 1/2 finale de coupe d'Europe UEFA de football... féminin.
Il y avait tout au plus 2000 spectateurs, quelques journalistes et peu de télés (eurosport, je crois).
Quand on fait la comparaison avec le même évènement sportif mais masculin, ce n'est plus un abîme qu'il faut combler, mais un goufre intersidéral.
Bien à tous et bon courage Geneviève.
Gérard

Ecrit par : Gérard | 12 octobre 2006

En ce qui concerne les créations de crêche ou autres structures pour les enfants, c'est le voeu de chacun aussi bien à droite qu'à gauche. La gauche n'a pas le monopole du désir de bien faire pour les enfants.
Encore faut-il que ces voeux soient réalisables budgétairement parlant.
Quand la gauche était déjà au pouvoir, a-t-elle construit suffisamment de logements sociaux ? a-t-elle mis en place suffisamment de structures pour les enfants ? a-t-elle anticipé alors qu'elle avait les clés de la maison ?

Les voeux pieux c'est bien, la réalité c'est mieux.

Ecrit par : stella | 13 octobre 2006