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17 septembre 2006
« Quand l’enfant paraît … »
Lorsque l’enfant paraît, c’est une évidence, la charge que représente un bébé, puis un jeune enfant repose essentiellement sur les épaules de s femmes.
Ce qui est nouveau, c’est que l’INED (Institut national d’études démographiques), www.ined.fr vient, chiffres en main de démontrer qu’au premier enfant, l’activité professionnelle de 40 % des mères subit des modifications (contre 6% des pères) ; au troisième enfant, c’est 56%.
Depuis que les femmes sont massivement entrées sur le marché du travail dans les années 1960/1970, la société n’a pas changé. Les tâches qu’elles prenaient naturellement en charge parce qu’elles restaient à la maison, n’ont pas été redistribuées au sein du couple. Et c’est vrai, si les comportements des jeunes pères ont évolués, les chiffres accusent encore: les femmes assurent 80% des tâches domestiques et 70% du temps parental. En plus de leur métier !
Or, les carrières se forment généralement entre 25 et 35/40 ans, le moment justement des maternités et des enfants.
Il y a déjà là une première inégalité ; comment s’occuper de sa carrière, entretenir des réseaux, participer à des réunions tard le soir, quand la famille attend à la sortie de la crèche ou à la maison ?
Alors, il ne faut pas s’étonner que si les jeunes femmes réussissent toujours mieux aujourd’hui dans les études, elles concentrent toujours la difficulté de décrocher l’embauche, « d’accrocher » l’emploi à l’échelon supérieur, d’obtenir la promotion. Et c’est vrai au supermarché, à la banque, au tribunal, à l'atelier … bref, elles y sont, mais plus souvent « secondes » que premières. Alors on se lamente dans les colloques de l’absence des femmes dans les sphères de décision, ou dit plus simplement dans les emplois les mieux rémunérés.
Puisque les mentalités se transforment pas par décret (et c’est bien dommage), il ne suffit pas de faire encore une fois une loi, d'établir un constat, il faut agir.
Il faut libérer les femmes de leur contrainte familiale, et aussi de l’angoisse de l’enfant malade que l’on va refuser à la crèche ou d’un mode de garde qui ne présente pas toutes les garanties.
Il faut équiper la France d’un grand service public d’accueil de la petite enfance comme dans les pays nordiques, car, regardons les choses en face, les modes de garde des petits de moins de 3 ans n’ont pas été développées à la hauteur des besoins. Quel jeune couple de parents aujourd’hui n’attend pas dans l’inquiétude un place de crèche ?
Ce n’est qu’à ce prix là que les hommes et les femmes seront (enfin) à armes égales sur le marché du travail !
10:46 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Commentaires
et oui moi pierrot en congés parental! faut savoir laisser des fois la place aux femmes et montrer aussi que les hommes ne doivent pas avoir honte de torcher le cul a un bébé et de repasser.
M^me si ce n'est pas facile tout les jours
Ecrit par : pierrot le zygo | 17 septembre 2006
Sauf à changer la mentalité des hommes.Les jeunes couples aujourd'hui partagent bien plus qu'il y a quelques décennies et selon les cas, les papas peuvent aussi garder l'enfant à la maison, mais il manque des crèches, c'est sûr quand les deux doivent travailler
Ecrit par : ginette | 17 septembre 2006
STRASBOURG : LES FEMMES JUIIVES SE REBIFFENT (D'apès l'AFP du 15.09.2006)
On aurait pu croire que rien ne se passerait jamais chez les juifs en France tant cette communauté mène une existence discrète, mais tout évolue, et même au pays de la Torah plus rien n'est éternel.
À Strasbourg les femmes juives (qui ont recueilli un demi-millier de signatures) veulent mettre fin à un anachronisme contraire au droit français et européen. Elles revendiquent le droit d'être candidates au renouvellement du Consistoire israëlite du Bas-Rhin, composé du Grand Rabbin et de six laïcs élus.
Selon le Grand Rabin les textes législatifs conduisent à repousser l'éligibilité des femmes car ils ne pourraient être modifiés sans toucher aux garanties accordées par le concordat.
Ce que conteste Janine ELKOUBI, agrégée de lettres, qui a déposé sa candidature à laquelle il a été répondu avec les regrets d'usage, qu'elle ne pouvait pas être retenue dans la situation juridique actuelle du Consistoire.
À défaut de pouvoir rapprocher les points de vue et de régler les choses en "interne", Mme ELKOUBY est déterminée à se tourner vers le Tribunal administratif pour qu'il dise si le Consistoire, qui n'est pas un organe religieux mais un organe civil, peut bafouer le droit d'éligibilité dans son réglement intérieur.
NDLR: Constatons que les femmes s'attaquent aux bastions tenus par les hommes, les uns après les autres. Maintenant que la chose a été portée à la connaissance du public, gageons que les autorités religieuses juives du Bas- Rhin, régleront le problème de manière à faire droit à la revendication des femmes, et à ne pas donner une image négative de leur communauté.
Ecrit par : DELAVANT | 17 septembre 2006
Salu si taime les bo pays vien faire un peti tour en inde dans mon blog Bollywood Fever ok salu
Ecrit par : siheme | 17 septembre 2006


