« 2006-08 | Page d'accueil | 2006-10 »
28 septembre 2006
Hérault, macho, Ségo

Dans l’Hérault, les gars veulent garder la place !
Et à l’UMP, Jacques Domergue, le député sortant de Montpellier y travaille. Avec brio. Avec acharnement. Question femmes il n’en m’en manquait pas sur sa photo des législatives en 2002. Jacques Domergue s’était entouré de femmes dans la campagne (Midi-Libre 27 septembre 2007 - ); on se demande où elles sont passées aujourd’hui.
Non seulement il n’en trouve plus, « nous avons un vrai problème de recrutement », et pire, il s’y prend vraiment mal pour les attirer! Pour Jacques Domergue, la parité c’est comme au match de foot, on cherche une remplaçante à un joueur fatigué. Le problème, c’est qu’elle risque de rester sur le banc de touche. Pour solde de tout compte (paritaire), Jacques Domergue offre à une femme le challenge d’aller porter le fer à sa place. Dans un combat qu’il juge lui-même inégal puisqu’il hésite à le mener, face à un candidat socialiste, que somme toute il n’oserait plus affronter. Et pour cause, André Vézinhet, Président du Conseil général!
Bref, à l’UMP, pour les femmes c’est simple comme un bonjour : 1 circonscription (perdue !) sur 7. Soit 14% tout de même! Quant au niveau national, toujours à l’UMP, ils ne doivent pas savoir compter : puisque la moitié pour eux c’est 30%! De candidatures, pas d’élues!
Mais il y a mieux dans l’Hérault! Quelques conseillers généraux, ne voudraient pas de Ségo! On le savait, quelques gars là aussi veulent garder la place ! Notez qu’ils y arrivent bien. En 60 ans, depuis qu’elles ont le droit de vote, seulement 3 femmes à la fois sont venues troubler leur ronronnement.
Ségolène Royal, croyez moi, je la connais, elle n’est pas du style à ronronner. Moi non plus, vous me connaissez. J’ai toujours dit - et l’on me titille pas mal là-dessus depuis quelques temps sur ce blog - que question investiture à la présidentielle au PS, je respecterai scrupuleusement le calendrier de désignation fixé. Et que je me tairai. Je ne le peux plus. Je choisis Ségolène Royal.
13:50 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
21 septembre 2006
Je râle !
Une idée d'économie...à creuser. Et si on supprimait les juges ?
17:32 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
19 septembre 2006
Leçon de Suède
De Suède, où les socio démocrates viennent de perdre le pouvoir, Göran Persson le Premier ministre sortant nous donne une belle leçon de démocratie. Au soir de sa défaite, dimanche soir, il a annoncé qu’il se retirait de la politique. Comme c’est l’usage en Suède et dans toutes les autres démocraties européennes.
Sauf dans notre pays semble-t-il. Jospin qui a appliqué cette règle au soir du 21 avril 2002, se voit aujourd’hui encore reproché d’être parti.
La France serait-elle une démocratie inachevée ?19:43 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Six maires
Six maires (Agde, Sète, Pézenas, Lodève, Béziers et Sérignan) désapprouvent la menace de Kléber Mesquida Président socialiste de l’Association des maires de l’Hérault, d’une démission collective de ses membres si la situation viticole ne s’améliore pas.
Comme ils ne proposent rien en échange, de deux chose l’une : ou ils polémiquent sur le dos des vignerons pour se faire valoir – j’observe que ces six maires sont de droite-, où ils méconnaissent fondamentalement l’histoire viticole de notre département. Ce qui est grave à la veille du centième anniversaire des évènements de 1907 ! Mais comme la polémique politicienne ne m’intéresse pas, je leur conseille de se renseigner auprès de Jean Clavel (www.midiblogs.com) et de demander à leurs chargés de communication de réviser un peu les classiques. Le serment des maires d’Assas, l’occupation par les maires de la cathédrale de Montpellier, cela ne vous dit rien ? Ah, bon ? C’est vrai, nous n’avons pas les mêmes valeurs !
12:41 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18 septembre 2006
Les perles de Mr Liberti
A la rubrique des interventions parlementaires (Midi-Libre 18 septembre), le député sortant de Sète, il siège depuis 10 ans, demande à l’IFREMER de compter les perles, pardon, je veux dire les thons ! « Un vrai travail » que l’IFREMER a déjà fait et dont j’ai déjà parlé dans un précédent billet, « Les thons de la Rochelle ».
D’ici que lui réponde le ministre de l’agriculture, voici de quoi Les_thons_de_La_Rochelle.doc lui faire gagner du temps !
09:16 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 septembre 2006
« Quand l’enfant paraît … »
Lorsque l’enfant paraît, c’est une évidence, la charge que représente un bébé, puis un jeune enfant repose essentiellement sur les épaules de s femmes.
Ce qui est nouveau, c’est que l’INED (Institut national d’études démographiques), www.ined.fr vient, chiffres en main de démontrer qu’au premier enfant, l’activité professionnelle de 40 % des mères subit des modifications (contre 6% des pères) ; au troisième enfant, c’est 56%.
Depuis que les femmes sont massivement entrées sur le marché du travail dans les années 1960/1970, la société n’a pas changé. Les tâches qu’elles prenaient naturellement en charge parce qu’elles restaient à la maison, n’ont pas été redistribuées au sein du couple. Et c’est vrai, si les comportements des jeunes pères ont évolués, les chiffres accusent encore: les femmes assurent 80% des tâches domestiques et 70% du temps parental. En plus de leur métier !
Or, les carrières se forment généralement entre 25 et 35/40 ans, le moment justement des maternités et des enfants.
Il y a déjà là une première inégalité ; comment s’occuper de sa carrière, entretenir des réseaux, participer à des réunions tard le soir, quand la famille attend à la sortie de la crèche ou à la maison ?
Alors, il ne faut pas s’étonner que si les jeunes femmes réussissent toujours mieux aujourd’hui dans les études, elles concentrent toujours la difficulté de décrocher l’embauche, « d’accrocher » l’emploi à l’échelon supérieur, d’obtenir la promotion. Et c’est vrai au supermarché, à la banque, au tribunal, à l'atelier … bref, elles y sont, mais plus souvent « secondes » que premières. Alors on se lamente dans les colloques de l’absence des femmes dans les sphères de décision, ou dit plus simplement dans les emplois les mieux rémunérés.
Puisque les mentalités se transforment pas par décret (et c’est bien dommage), il ne suffit pas de faire encore une fois une loi, d'établir un constat, il faut agir.
Il faut libérer les femmes de leur contrainte familiale, et aussi de l’angoisse de l’enfant malade que l’on va refuser à la crèche ou d’un mode de garde qui ne présente pas toutes les garanties.
Il faut équiper la France d’un grand service public d’accueil de la petite enfance comme dans les pays nordiques, car, regardons les choses en face, les modes de garde des petits de moins de 3 ans n’ont pas été développées à la hauteur des besoins. Quel jeune couple de parents aujourd’hui n’attend pas dans l’inquiétude un place de crèche ?
Ce n’est qu’à ce prix là que les hommes et les femmes seront (enfin) à armes égales sur le marché du travail !
10:46 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
14 septembre 2006
Bonne et mauvaise nouvelle
Mauvaise nouvelle, je suis en colère ce soir ! Jacques Chirac n’a pas hésité ! Il a, en faisant procéder sans hésiter, à la nomination d’un politique, le directeur de cabinet du garde des sceaux au poste de procureur général de Paris, transgressé les règles de séparation des pouvoirs inhérente à l’Etat de droit dans une démocratie.
Mais le jeu valait la chandelle pour lui. Le procureur général de Paris décide des choix de politiques pénales et supervise les affaires. Ce qui revient à dire qu’un des plus proches collaborateurs de Jacques Chirac -Mr Le Nesle, le nouveau procureur général a été son conseiller à l'Elysée entre 2002 et 2004- sera saisi demain de la procédure judiciaire qui vise le chef de l’Etat lorsqu’il ne le sera plus.
Mais il y a pire ! Le projet de loi sur la réforme de la justice qui prévoit qu’à compter du 1er mars 2007, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) –qui procède par exemple aux nominations des président(e)s de cour -, sera désormais composé de six personnalités politiques et de cinq membres issus de la société civile. Et si le calendrier imaginé par le Gouvernement est réalisé, eh bien, au mois de mars 2004, Jacques Chirac pourra dormir pendant 4 ans sur ses deux oreilles, c'est-à-dire pendant la durée des présidences de cour qu’il aura lui-même choisies !
Je me dis quand même, que pour précipiter ainsi l’agenda politique, il faut que le jeu vaille plus, bien plus qu’une chandelle. Et c’est là certainement la bonne nouvelle.
La bonne nouvelle, si Jacques Chirac prend tant de garanties sur l’avenir, c’est que justement le sien et celui de ses amis de droite n’est pas garanti.
19:55 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13 septembre 2006
Tir groupé
J’ai reçu ces temps- ci plusieurs commentaires sur de récents billets, auxquels je n’ai pu répondre immédiatement. Mille excuses !
Mais je pense que tout le monde sait que je n’ai à ma disposition ni chargé de mission, ni chargé de communication, ni même (pour féminiser un peu) de directrice de cabinet, et que c’est moi qui écrit et tiens mon blog.
Parfois avec quelques difficultés. Ce qui explique le retard.
J’étais retenue la semaine dernière par mes activités professionnelles, plus les vendanges, la fête de la Rose à Agde et dimanche à Nissan, ma mère s’est faite renversée par un chauffard ! Alors, vous comprendrez ma priorité !
Il semble que je me sois faite mal comprendre par Mr Marc Rode de « Midi Canard » concernant « la légitimation, par une femme Présidente de la République, du désir des femmes d’occuper la place qui leur revient en fonction de ce qu’elles représentent dans notre société ». (mon billet « Jospin »).
La représentation des rôles masculins et féminins dans notre pays reste encore prédéterminée en fonction d’un certain nombre de stéréotypes. Si on arrive à dépasser aujourd’hui le schéma vieillot de Papa qui lit Midi-Libre et Maman qui fait la soupe, malgré la loi sur la parité en politique, la place des femmes n’y est pas toujours acceptée comme étant légitime (par exemple, dans les conseils généraux qui ne sont pas soumis aux contraintes de la loi). Et ce que j’ai voulu dire, c’est qu’une Présidente de la République légitimerait, rendrait plus « normale » cette représentation politique féminine en France, exactement comme la loi du 6 juin 2000 sur l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats et aux fonctions a légitimé l’envie des femmes de se porter candidate. La preuve ? Aux élections municipales de 2001, après avoir craint une pénurie de candidates –notez que c’était la crainte des décideurs politiques, pas la mienne - et bien, on s’est par endroit trouvé en face d’un « trop plein » d’aspirantes à être élues. Vu ?
Toujours sur « Jospin », Mr Marc Ayral de « Paroles de Balaruc » apporte de l’eau à mon moulin ! On est jamais de trop pour le faire tourner, et c’est vrai, Ségolène Royal par ce qu’elle est, apporte un bouffée d’oxygène à ceux que la politique étouffe ! Merci donc pour votre soutien et quant au « non cumul intégral des mandats » que vous préconisez, soyez assuré, qu’élue députée de la 7e circonscription (Sète Agde) l’an prochain, je m’y conformerai de manière drastique. Parce que c’est ma conviction, parce que le mandat parlementaire unique est un engagement du Projet socialiste, et que je me battrai au sein du PS pour que cette disposition y soit immédiatement appliquée avant même que son obligation soit traduite dans la loi… D’ailleurs Ségolène Royal est d’accord avec moi. Elle a anticipé. Présidente de région, elle ne sollicite pas le renouvellement de son mandat de députée en 2007.
Dans une autre veine, Thierry me signale les 29 et 30 septembre au Palais des Congrès de Perpignan le premier congrès dédié à la médecine préventive, dont le thème de cette première édition est « La femme du 3e millénaire ». Inscription en ligne www.longevity.fr
Je salue cette initiative prise par d’éminents médecins et spécialistes, persuadée de toutes façon que la « cause », la situation des femmes ne s’améliorera pas sans les hommes… en médecine, ils décident beaucoup ! Mais qu’importe, puisqu’on y trouve beaucoup d’humanistes !
Et en formulant cette réflexion, je ne puis m’empêcher de repenser au combat mené il y a une quinzaine d’années à Montpellier puis dans la région par mon ami le Professeur Jean-Louis Lamarque afin de systématiser le dépistage du cancer du sein. Et Jean-Louis avait compris que seules des femmes pouvaient convaincre des femmes ; les Comités se sont crées, vous connaissez la suite.
J’avais pris pour lui, et pour Françoise Rasbichon, la Présidente de ces Comités, mon bâton de pèlerin ou plutôt de pélerine, pour convaincre mes amies socialistes d’aider à mieux faire avancer les choses. Et je puis vous assurer que Jean-Louis Lamarque, auditionné par la Délégation des Droits des femmes à l’Assemblée nationale ou en colloque au Sénat, c’était quelque chose ! Un vrai bulldozer. Il n’empêche, aujourd’hui le dépistage est partout systématisé.
Alors Thierry, tenez moi au courant, et tenez bon !
Je ne puis aussi oublier Pierrot le Zygo, ses réflexions lapidaires et souvent pertinentes… Au fait, vous qui êtes un as, savez vous pourquoi il m’est impossible depuis 15 jours de mettre en ligne une photo ? Dommage, nous étions « Les filles de La Rochelle » !
19:10 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
07 septembre 2006
Jospin
Je découvre ce matin sur le Blog de Michel Pélamourgue que je figure parmi les soutiens de Jospin en Languedoc Roussillon. C’est vite aller en besogne, car ce dernier n’est pas encore candidat et je pense qu’il ne peut l’être, comme je l’ai souvent dit, que pour être désigné par les militants « par acclamation ». Comme Mitterrand en 1974 et 1981. Un « affrontement interne » que ce soit avec Ségolène Royal ou Laurent Fabius n’aurait pour sens que de nous affaiblir collectivement. Quel message subliminal porterait le rejet de Jospin par les militants, si ce n’est le flagrant désaveu des cinq années de sa politique ?
Moi je n’oublie pas ce qu’il a fait. Pour les femmes et pour la parité en particulier, avec courage et volonté même lorsqu’il a fallu - et j’en sais quelque chose - parfois l’imposer à son propre camp. Et la parité signifie, que ce soit en politique ou ailleurs, à part égale. La parité, c’est donc aussi pouvoir juger, apprécier également les hommes et les femmes.
Sur ce, j’observe les nombreux ralliements à Ségolène Royal.
Que dans l’opinion, 60 ans après le droit de vote des femmes – je rappelle que notre pays a été l’un des derniers d’Europe à l’accorder-, les électrices adhèrent massivement à ce mouvement, c’est normal et ce n’est que justice. Parce qu’une femme Présidente de la République légitimera enfin le « désir » des femmes d’occuper dans notre pays la place véritable qui revient à ce qu’elles représentent. C’est un fait politique nouveau et un fait de société dont il faut tenir compte.
Mais je ne puis m’empêcherde m’interroger sur les véritables raisons de soutiens précipités à cette cause.
A moins que soudain, la politique ait changé ?
12:00 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
06 septembre 2006
L'Oracle
Celui qu’à Béziers encore les socialistes appelle « Jules » -Jules Faigt, ancien sénateur écarté du Parti – donne son avis sur la vie interne du Parti socialiste qu’il a quitté depuis bon nombre d’années.
Ce qui, tout en étant bien regrettable au regard des valeurs qu’il a longtemps servies, ne le dispense pas, dans son commentaire de mieux coller à la réalité.
(www.midilibre.com) – 6 septembre 2006- (Béziers).
Et, avec tout le respect que je te dois, Jules, –n’as-tu pas participé à la refondation du PS en 1945 ? - ton regard sur La Rochelle (l’Université d’été du PS de la fin août), est faussé. Au prisme peut-être de ce que l’on t’a raconté. En tous cas, si l’on ne peut dénier que tous les couloirs bruissaient, les militants eux travaillaient au sein de plus de 40 ateliers. Pour rechercher ensemble ces réponses aux difficultés quotidiennes des françaises et des français que tu appelles de tes vœux : Emmanuel de Montpellier planchait dans l’Atelier Justice, Michel de Frontignan réfléchissait à l’avenir de la Recherche, Monique aux politique publiques, Adrien d’Agde, Yves et Huguette de Béziers, Hélène, Eva et Fanny s’intéressaient au devenir des collectivités … et moi, bien entendu, j’étais à la Mer – pas à la plage, à l’Atelier Mer – et aux femmes. Et si après cela, mon cher Jules un doute persistait, tu peux consulter les comptes rendus qui figurent en ligne sur le site du PS.
Quand tu brocardes les «larmes de Jospin », excuse moi, tu participes à ce que tu dénonces, c'est-à-dire les questions de personnes dont tu affirmes qu’elles ont à La Rochelle, prédominées ! Quant à Jospin, peut-être, si histoire de « rire » ou « de voir venir », au premier tour en 2002, chacun n’avait pas voulu lui régler son petit compte, nous n’en serions pas où nous sommes aujourd’hui !
Dernière chose. Ton – très légitime- « désir de renouvellement » ! Rassure toi, mon cher Jules, ça vient ! La parité, c’est –presque- fait. Reste à régler ce qui est dans notre Projet : mandat parlementaire unique, limitation du cumul des mandats, renforcement du Parlement, mode d’élection des conseils généraux ….
Car, le renouvellement sera jugé aux actes et non, comme tu le dis si bien, à de « simples questions de personnes ou de personnalités » !
A bientôt chez nous, Jules !
10:28 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


