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22 août 2006

Des choses simples…

« Le dernier des thons »  a fait, pendant mes vacances des petits sur mon blog dont il m’est difficile d’endosser la maternité.

D’abord, un « touriste » -ainsi signe le premier des commentateurs – m’impute de faire dans mon billet du 20 juillet « l’apologie du capitalisme agonisant … ».

Mr Jean Clavel pour sa part, dont chacun ici connaît les charges qu’il a exercées dans le monde viticole, me conseille ensuite très gentiment … de laisser ces questions aux grandes personnes. L’argument est de poids, « les choses ne sont pas si simples en viticulture ».  J’en connais la portée pour l’avoir dans mes nombreuses années de militantisme, souvent entendu venant de quelques notables autorisés, comme seules réponses à des questions dont la provenance -l’auteure, une femme, profane et forcement peu compétente (refrain connu et de grande actualité) - redoublait l’impertinence.

Il n’en demeure pas moins que pêcheurs et vignerons – je veux dire, celui ou celle qui, pratique la pêche par métier ; cultive la vigne, qui fait du vin - demeurent aujourd’hui pareillement au cœur de la crise, et que la Société Pernod Ricard –dont déjà le viticulteur piscénois Georges Sutra de Germa devenu député européen dans les années 1980 dénonçait les agissements, au noment même où Mr Clavel était en responsabilité -  n’entre pas dans cette catégorie.

Tout comme Mr Jean-Marie  Avalone, armateur de thoniers à Séte d’ailleurs, même s’il est vrai que ses revenus ne doivent  rien avoir de commun avec par exemple ceux des 15 vignerons de Loupian. Le maire, Mr Christian Turrel évoquait devant moi leurs difficultés mardi passé.

Et, sauf à passer à une économie dans laquelle l’Etat détiendrait les moyens de production, l’expérience des anciens pays de l’Est ne semblant par ailleurs pas concluante, les réalités du marché, c’est des biens et des clients, c'est-à-dire des entreprises, des exploitations, des chefs d’entreprise ou d’exploitation et/ou des salariés. En toute logique plus le marché commandera de  produire, plus on créera d’emploi. A une condition quand même, c’est que la demande existe, c'est-à-dire qu’on vende plus et mieux.

Je n’ai pas voulu dire plus que cela.

Et puisque je suis candidate aux élections législatives, cela me paraît notamment à Sète, difficile à négliger dans cette ville où le chômage atteint près de 20% de sa population, le double du pourcentage national et 6 points au dessus du taux des demandeurs d’emplois régional.

De grâce, que l’on ne m’accuse pas de faire l’apologie du capitalisme. Mais il faut que les gens vivent correctement, et la bonne politique est de veiller aux choix qui leur permettront de le faire dans les meilleures conditions. C’est ma conviction et celle pour laquelle je me bats !

La question est de savoir s’il faut engager les réformes possibles ou attendre le grand soir de la Révolution. Engager des réformes utiles pour favoriser l’emploi, ou continuer à larmoyer sur le « dernier des thons ». Les femmes chef de famille monoparentales, celles privées de travail, les hommes à la recherche d’un emploi dignement rémunéré et déclaré, les familles qui habitent les logements indignes du cœur de Sète sauront le dire.

 

Commentaires

bonjour, merci de ta réponse, il est bien clair que l'on ne peut produire, dans notre monde "mondialisé" que ce qui se vend, mais encore faut-il que l'on se rapproche d'une concurence approximativement équilibrée. Ce n'est pas le cas. J'ai proposé à Georges Frêche la mise en place à Sète d'une zone Franche Viticole qui permettrait d'aborder le marché international dans une situation concurentielle meilleure et d'attirer des opérateurs internationaux, par des avantages fiscaux et règlementaires, ça n'a pas suscité beaucoup d'intérêt, pourquoi la candidate aux législatives sur cette circonscription ne s'emarerait de cette idée. Je suis disponible pour en discuter.
Bien amicalement
Jean Clavel

Ecrit par : Jean Clavel | 28 août 2006

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