statistiques
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

20 juillet 2006

Le dernier des thons

Je retrouve dans les paroles de Mr Raphaël Scannapiecco, senneur sétois, « Je voudrais pêcher moins et vendre mieux » (Midi- Libre du 20 juillet 2006 – www.midilibre.com), des propos que pourrait tenir aujourd’hui le peuple des vignerons languedociens que la mévente plonge peu à peu dans la misère.

            La pêche et la vigne ont reçu ces dernières années des aides publiques substantielles, qui pour moderniser ou construire de nouveaux armements, qui pour procéder à une restructuration du vignoble en cépages aromatiques. Ces investissements publics, ajoutés chaque fois aux efforts financiers et personnels de la profession ont donné de bons résultats : une flotte efficace, une amélioration notoire de la qualité de nos vins,  qui ont bien payé les premières années.

            Il n’en demeure pas moins que la crise est de retour.

            Parce que la logique du marché dicte qu’il ne suffit pas de produire, mais qu’il faut anticiper.

            Anticiper au niveau mondial les concurrences sauvages tant sur terre qu’en mer et regarder les choses  en face pour ne pas contraindre pêcheurs et viticulteurs à pallier par un dépassement des quotas, la tentation de produire plus, une rémunération insuffisante de la qualité qui ne permet plus de survivre.

            Autrement dit, ne pas, de manière hypocrite se voiler la face et reconnaître ensemble que nous devons changer de culture et devenir des marchands.

            Il reste encore bien du chemin à faire. A la vigne, il est urgent, je crois, avant d’aller plus loin, d’apprendre à bien tenir son marché de proximité. Ce n’est pas gagné ! A la mer, Mr Joseph Salou, responsable de la section « thons » à la coopérative SaThoAn de Sète préconise « des études sérieuses » pour démontrer que les fermes d’engraissement « n’empêchaient pas la reproduction des thons ». Alors, pourquoi ne pas essayer ? Pour en parler ensuite avec les écologistes. Avant le « dernier des thons » !

           

 

19 juillet 2006

"Bonnes pratiques"

C’est ainsi que la Commission européenne de Bruxelles désigne des façons d’agir pour résoudre des questions qui se posent dans les Etats membres, sans qu’il soit nécessairement utile de légiférer. Et aujourd’hui, c’est le département de l’Aude qui nous donne la solution pour la représentation des femmes dans les Conseils généraux,  dont le mode de scrutin échappe à la loi sur la parité.


La Fédération audoise du Parti socialiste vient de décider « le gel » d’un canton, celui de Ginestas, pour une candidature féminine qui sera, le moment venu, choisie par les militants concernés.
Ce qui ne porte aucunement préjudice à qui que ce soit, puisque le canton en question - bien qu'actuellement à gauche - n'est pas détenu par un socialiste.
Une « bonne pratique » par conséquent dont je suggère aux autres décideurs départementaux de s’inspirer.

femmes_conseils_generaux.doc

16 juillet 2006

L’arbre qui cache la forêt

La promotion du 14 juillet dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur m’offre l’opportunité de souligner que depuis le vote de la loi sur la parité du 6 juin 2000, le nombre de femmes promues ou nommées dégringole d’année en année. Et que cette année, l’arbre (l’élévation par le Premier Ministre de Mme Antoinnette Fouque, une célèbre féministe, psychanalyste et universitaire, au grade de Commandeur), cache la forêt de distinctions masculines qui ne cessent d’augmenter au fur et à mesure que la proportion de femmes décorées se réduit en peau de chagrin (de 23, 24% en juillet 2000 à 17,85% en juillet 2006).
            Mais ce qui me sidère, c’est que la chute vertigineuse affecte également deux des ministères les plus féminisés, celui de l’Education nationale et le celui de la Justice.

            Alors, il faut se poser une fois de plus la question de savoir qui décide. Et apprendre, non seulement parce que c’est une cause juste, mais une exigence, les femmes sont la moitié de l’humanité, à partager le pouvoir, comme il faut après 2007, attendre des nouveaux gouvernants qu’ils partagent les richesses.

note_se_synthese_juillet_2006_depuis_le_vote_de_la_loi_su...

16:12 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Femme

Gouverner autrement

Au moment où les français expriment, en plébiscitant la candidature de Ségolène Royal à l’investiture du Parti socialiste, leur désir de renouvellement, une autre femme, Yvette Chassagne,  Conseiller Maître à la Cour des comptes nous montre comment gouverner autrement.

            Cette élue d’opposition de Narbonne, membre de la Commission d’appel d’offre est à l’origine d’une économie de 130 000 euros par an, en démontrant l’intérêt de construire une structure en dur plutôt que de continuer à louer un chapiteau au Parc des sports. Le maire « divers droite » Michel Moynier a vivement remercié cette femme ancien Préfet devenue Conseillère municipale à 79 ans,  pour « son travail positif ».

            Une réponse, certainement, aux septiques de la parité, qui se demandent encore ce que les femmes peuvent apporter de plus à la politique. En tous cas, à ce qu’elle a de plus noble, servir l’intérêt général et le bien être de ses concitoyens.

            Les femmes, seules, seraient –elles aptes à faire de la politique autrement ?

16:07 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Femme

03 juillet 2006

Les parrains?


medium_tapie1.jpg Cela y est ! Samedi 1er juillet à Paris, c’était le grand bain. Très solennellement, la Convention nationale du Parti socialiste (une assemblée qui réunit les délégués de toutes les fédérations du pays), m’a accordé l’onction de son investiture pour porter ses couleurs dans la 7e circonscription législatives de l’Hérault (Sète/Agde), aux élections générales qui suivront la présidentielle de 2007.

En descendant de la tribune de la Mutualité, la salle où se déroulait cette manifestation,  retours rapides en arrière et moment intense d’émotion. Trois images, trois faits dans cet endroit même se bousculaient dans ma tête.

medium_tapie2.jpg1945. Refondation du Parti socialiste à la Libération. A la « Mutu », comme nous disons entre nous. Placée sous le balcon, je revois comme un flash, la photo d’archive représentant la délégation de l’Hérault ; ils, elles sont tous là : le Premier secrétaire, Charles Alliés de Pézenas (il sera sénateur en 1971), Jules Moch (il sera Ministre et député de Sète), Madeleine Laissac (ce sera la première femme députée de l’Hérault en 1951), Marcelle Huc, veuve du martyre fusillé à Béziers (ce sera la première conseillère générale), et l’éternel Fanjeaux de Boujan, simple militant qui tiendra les finances pendant plus de 30 ans.

1974. J’ai à peine plus de 20 ans. Ils sont presque tous là encore, plus quelques jeunes dont Jean Lacombe (il sera député de Sète de 1981 à 1993) qui se lève et me réceptionne. Je les ai convaincus. Ils m’ont acceptés. Je suis membre à part entière de la Convention nationale pour voter (par acclamations !) la désignation de François Mitterrand à la Présidentielle. Merveilleuse rencontre ; elle va déterminer le sens de ma vie !

2006. La fierté d’être socialiste. Etre socialiste, c’est partager le pouvoir comme être socialiste c’est partager la richesse et vouloir l’égalité. « Ils » ont tenu bons. François Hollande l’avait promis, la Convention vient d’investir autant d’hommes que de femmes et, si tout va bien, plus de 100 d’entre elles seront élues députées en 2007. Je fais partie du lot.

medium_tapie3.jpg Alors quel chemin parcouru en 10 ans depuis 1996, l’année où Jospin, Premier secrétaire avait imposé 1/3 de candidate ! Que de combats menés dans la Parti par le lobby femmes, que de colloques, réunions, études, évaluations à l’Assemblée des femmes . C’est ce que je pense en m’avançant vers eux. Ils m’attendent. Ils me félicitent. Eux aussi sont émus. Miracle ? Non. Ils ont, me disent-ils « fait de la politique » : Henri Emmanuelli, député des Landes, mon « chef » de « courant » et Robert Navarro, Premier secrétaire de l’Hérault et député européen.


Les « parrains » ? Oui pour le baptême du feu !